Il l’a créé 22 ans plus tôt, alors qu’il était maire de Dijon et président de l’Association des Maires de France de Côte-d’Or, François Rebsamen s’est rendu cette année au Salon des Maires en tant que président de la métropole dijonnaise. A cette occasion, il s’est exprimé sur l’identité de Dijon Métropole, ses projets et orientations.
S’il fallait résumer le projet métropolitain (2022 - 2030) porté par François Rebsamen et l’ensemble des élus des 23 communes de la métropole, ce serait par son engagement écologique et son ancrage territorial. A l’origine vient la cohésion de toutes les communes, par l’adhésion et l’appropriation de chaque maire. Cette cohésion tient donc compte de la diversité de territoires qui composent la métropole, comme l’a souligné son président : « C’est tout à la fois une métropole avec un coeur urbain très fort et des communes rurales. C’est cette alliance qu’il faut parvenir à développer et apaiser pour montrer que l’on peut travailler ensemble vers un objectif commun. » Une cohésion qui se doit aussi d’exister avec les habitants : « Les communes ne peuvent pas faire de l’écologie sans les habitants. S’ils n’en voient pas l’intérêt, ils ne participeront pas. » déclare François Rebsamen. « Par exemple, la mise en place du réseau de chaleur urbain à Dijon, en plus de répondre à l’enjeu écologique, a permis d’apporter du pouvoir d’achat aux habitants qui en bénéficient, puisqu’il a divisé leur facture de chauffage par deux. »
Une métropole riche de culture et patrimoine
Si le patrimoine culturel dijonnais est mondialement connu et reconnu, celui des autres communes n’est pas en reste. « Notre métropole est l’addition des patrimoines des 23 communes qui en sont membres. Chaque commune a une identité propre et porte du patrimoine que les maires sont fiers de montrer. Dans chaque village de Côte-d’Or, il y a un édifice cultuel, un lavoir… qui ont été restaurés et entretenus ». Malgré cette diversité, il existe une identité métropolitaine et un patrimoine commun : l’histoire vitivinicole. « On est en train de lui redonner vie en plantant des vignes partout » précise François Rebsamen. « A Daix on fait du vin, à Chenôve, à Talant, à Plombières… ». Un patrimoine qui se partage avec le reste du monde, depuis notamment l’implantation de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin et l’installation du siège de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin en septembre dernier. Une installation particulièrement saluée par François Rebsamen : « Il est très rare qu’une institution internationale s’installe dans une ville de province. Celle-ci rassemble désormais 51 pays, c’est une fierté pour la ville ».
Une métropole attractive
François Rebsamen a souligné les bons chiffres de Dijon Métropole qui a gagné en 5 ans 5 800 emplois. Un rayonnement qui s’exprime aussi par son positionnement dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur. « Nous avons créé un EPE (Etablissement Public Expérimental) qui regroupe 9 institutions autour de l’université de Bourgogne ». Un projet collectif d’ampleur qui s’inscrit dans une double dynamique : une dynamique régionale, en Bourgogne-Franche-Comté, puisque l’EPE prendra une part active à la politique régionale de l’enseignement supérieur et de la recherche, et une dynamique d’établissement à dimension nationale, européenne voire internationale.
Une métropole d’équilibre
Pour bien vivre ensemble, « il faut, comme le disait François Patriat, réconcilier l’authenticité du monde rural avec la vitalité du monde urbain » sourit le président de Dijon Métropole. Les 23 communes oeuvrent donc au quotidien pour créer main dans la main « un espace qui soit agréable et acceptable pour tous ceux qui y habitent. Nous avons d’ailleurs sur la métropole la 4ème meilleure qualité de l’air, une bonne qualité de vie, des axes routiers satisfaisants, les échanges sont faciles, il y a des établissements sportifs, culturels, de santé »… Une oeuvre collective pleine de vitalité !
Déborah Vital