Info+ :
4 av. Jean Bertin
21000 Dijon
E-mail : standard.siege@rogermartin.fr
Téléphone : 03 80 70 07 70
Depuis 130 ans, quatre générations se sont transmis le flambeau du Groupe Roger Martin. A la présidence depuis 2012, Vincent Martin insiste sur la passion qui l’anime pour son métier mais aussi pour le contact avec les équipes qui l’entourent, indispensables soutiens pour traverser les décennies.
« Ce qui m’a guidé, c’est la passion du métier autant que ma relation privilégiée avec mon père, même si j’ai été élevé à la dure » sourit Vincent Martin. Alors que le Groupe Roger Martin fête ses 130 ans, le dirigeant se souvient des heures passées sur les chantiers aux côtés de Pierre Martin. « Mon grand-père, Roger, a développé l’entreprise qu’il tenait de son père en la mécanisant puis mon père a complété la palette de métiers avec la route et l’industrie. » A son tour, Vincent Martin a apporté la pierre à l’édifice du développement de la société en diversifiant lui aussi les activités mais aussi en étendant la zone géographique du groupe. Avant de réaliser les nombreuses acquisitions qui ont fait croitre l’entreprise, Vincent Martin a d’abord évolué au sein de la société à partir de 2001, puis est devenu directeur général en 2009 avant d’être Président depuis 2012. « Quand votre père vous confie les manettes, faut y aller, essayer de faire aussi bien et même mieux. »
Passionnément humain
Pour diriger l’entreprise, Vincent Martin s’est appuyé sur sa passion pour les travaux publics. « J’aime construire. On part de rien, on créé une route, un pont, on réalise des prototypes et on tire une certaine fierté de réaliser quelque chose qui reste, des infrastructures, du patrimoine. J’ai aussi le goût du management, j’aime les gens et je suis fier de partager l’aventure avec mes collaborateurs, de réussir ensemble. J’ai aussi la soif d’entreprendre. » Vincent Martin se souvient que ses débuts n’ont pas été simples, qu’il a dû se faire un prénom aussi bien auprès des collaborateurs que des partenaires et des clients. « On vous observe, on vous attend. On peut faire des conneries et j’en ai fait mais on assume, on apprend et on rebondit. » Au fil des ans, Vincent Martin a saisi les opportunités qui se sont présentées en rachetant d’autres sociétés, créant ainsi une dynamique.
Pour faire avancer au mieux le Groupe Roger Martin, le président a su s’entourer de « sa garde rapprochée », trois directeurs généraux qui l’appuient et avec lesquels il travaille en toute confiance. « Le plus difficile, c’est de ne pas être partout au quotidien. La proximité avec les collaborateurs permet de partager les anxiétés mais aussi les joies, de prendre ensemble les décisions difficiles et si besoin, je tranche après concertation. »
Tracer la voie
Amateur averti des circuits automobiles et président du circuit Dijon-Prenois, Vincent Martin compare son travail à la tête du groupe à la conduite. « Mon boulot, c’est que la voiture reste droite pour atteindre l’objectif. » Car, le dirigeant le rappelle, « une entreprise doit être rentable, elle doit gagner de l’argent pour investir, conserver et développer ses équipes et les rémunérer. Les collaborateurs contribuent à cette rentabilité. » Les salariés sont d’ailleurs intéressés au résultat. Ils profitent aussi de la confiance que Vincent Martin place dans ses équipes, leur laissant une grande autonomie. « Il faut donner envie aux collaborateurs. C’est dur quand il y a de grands défis mais ça créé de l’émulation. A nous de transmettre notre motivation. Quand les salariés se sentent bien, ils restent. » Malgré ses 2 650 collaborateurs et ses 550 millions d’euros de chiffre d’affaires, le dirigeant veut garder les valeurs de l’entreprise familiale, d’une société à taille humaine et donc rester accessible et garder des circuits courts de décision. En toute circonstance, Vincent Martin reste positif quant aux situations et à l’avenir. « Il y a des défis et aussi des soucis mais ça veut dire qu’il y a des solutions pour s’améliorer. L’humain pilote et la passion anime en toute circonstance. » Et d’autres projets, il n’en manque pas pour les années à venir.
Nadège Hubert
