Les travaux d’un nouveau campus dédié à l’enseignement supérieur ont débuté rue du Docteur-Maret à Dijon. Ce projet d’envergure nécessitera une enveloppe de 20,4 millions d’euros, financée par l’État, Dijon Métropole et la Région, et devra contribuer à l’attractivité et au rayonnement du territoire.
700 étudiants et 20 personnels enseignants et administratifs intégreront le futur campus urbain de la rue du Docteur-Maret à Dijon. Puisque le bâtiment abritera Sciences Po Dijon, l’école supérieure de musique et l’école nationale supérieure des arts de Dijon, le lancement des travaux s’est fait à la fois en musique, en conférence et à travers des œuvres. Les étudiants de Sciences Po Dijon ont notamment retracé l’histoire du site. « Au 17e siècle, une école ecclésiastique trouve sa place à côté de la cathédrale Saint-Bénigne. Plusieurs générations de séminaristes passeront par ce site où le clergé exerçait son pouvoir. Le bâtiment actuel date du 19e siècle et a longtemps été dédié à la formation des prêtres. » Le lieu sera cédé à l’université en 1910 et deviendra la première cité universitaire de la région en 1930. Au fil du temps, le nombre d’étudiants augmentera, nécessitant la construction d’un campus aux abords du cœur de ville, éloignant par là même la résidence Maret de l’épicentre universitaire.

Des ambitions environnementales
« Ce grand projet de futur campus valorise le patrimoine, ouvert sur la ville et adapté à son temps. Notre patrimoine est un héritage qui vit, qui dialogue avec le contemporain », a souligné Nathalie Koenders, maire de Dijon. Le futur campus urbain porte de fortes ambitions environnementales qui se traduiront par l’amélioration des performances énergétiques, la rénovation de 2 400 mètres carrés de bâtiment, le réemploi des matériaux, la désimperméabilisation des sols et la création de plusieurs jardins. En complément, le campus sera équipé d’un espace scénique enterré sous les jardins pour accueillir les concerts tandis qu’un amphithéâtre et une bibliothèque seront installés dans l’aile nord. Les salles de classe trouveront leur place dans l’aile ouest et le centre du site conservera sa fonction de logement pour les étudiants. La création d’un tel équipement nécessite une enveloppe de 20,4 millions d’euros financée par la Région Bourgogne-Franche-Comté pour 8,8 millions d’euros, l’État à hauteur de 7,5 millions d’euros par le biais du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du ministère de la Culture ; et enfin par Dijon Métropole avec un budget de 4,1 millions d’euros.

Et pour l’attractivité locale
Les élus locaux s’accordent à dire que ce projet contribuera à l’attractivité du territoire. « Financer l’investissement ne fait pas partie des compétences de la Région, pourtant nous avons investi 52 millions d’euros à Dijon. La Bourgogne-Franche-Comté a besoin de ressources universitaires, de recherche. Nous avons besoin d’une métropole dynamique et attractive pour rayonner et se tourner vers l’avenir », a précisé Jérôme Durain, président du conseil régional. De son côté, l’État entend créer les meilleures conditions pour les étudiants. « Chaque détail a été pensé pour en faire un lieu exemplaire et attractif », a précisé Florence Bernard, secrétaire générale pour les affaires régionales adjointe à la préfecture de région. Les premiers étudiants intégreront Sciences Po Dijon à la rentrée 2026-2027 tandis que le site sera pleinement opérationnel en début d’année 2028. Il renouera alors pleinement avec le savoir.
Nadège Hubert


