Dijon métropole, le NARO (organisme nationale de la recherche agricole et agroalimentaire du Japon) et Vitagora ont signé jeudi 20 novembre un protocole d’entente officialisant une coopération stratégique de longue date entre les trois institutions. Leur objectif partagé : structurer un écosystème d’innovation franco-japonais au service d’une alimentation saine, durable et accessible à tous.
Depuis plus de dix ans, le pôle de compétitivité « Goût-Nutrition-Santé » Vitagora et l’organisme national de la recherche agricole et agroalimentaire du Japon NARO entretiennent des liens étroits, avec le soutien actif de Dijon métropole. Son président François Rebsamen en est convaincu : « c’est en encourageant le dialogue entre les acteurs, en misant sur des complémentarités, en développant des synergies que nous avancerons sur le chemin de l’innovation ».
Cette collaboration portant sur l’accès et le partage de ressources scientifiques a ainsi permis à des acteurs français et japonais de mener des travaux et des projets en lien avec l’agroécologie, le développement de produits japonais adaptés au goût des consommateurs européens et de produits adaptés au marché japonais. Aujourd’hui, les trois parties signent un protocole d’entente pour renforcer leur collaboration et accélérer la mise en oeuvre de projets futurs.
Vers une alimentation bien-être, santé, durable
« Ce partenariat permettra de mobiliser nos expertises complémentaires pour faire progresser la recherche et l’innovation au service d’une alimentation durable et de qualité, en France comme au Japon », résume Kazuo Kyuma, président du NARO. Les trois parties vont continuer de partager leurs avancées à l’occasion de colloques scientifiques et grâce à des expérimentations menées avec des consommateurs et citoyens des deux pays. Des collaborations et échanges entre acteurs industriels et de la recherche exploreront notamment l’alimentation des enfants, des adolescents et des seniors, mais aussi la fermentation. « Ce partenariat illustre (…) notre conviction partagée que la fermentation est une arme incontournable pour relever de nombreux défis de la transition alimentaire de nos territoires », affirme Oisin Morrin, président de Vitagora. Cette technique ancienne, dont la France et le Japon sont des pays leaders, permet non seulement de produire des aliments moins gourmands en ressources (notamment des protéines alternatives), aux bienfaits nutritionnels nombreux, et répond aux attentes des consommateurs en matière de naturalité, de santé et de goût. Elle permet également de développer l’économie circulaire par la valorisation de déchets et de co-produits alimentaires, de créer de nouvelles filières économiques locales et de répondre à un enjeu de souveraineté alimentaire.
Déborah Vital

Kazuo Kyuma offre à François Rebsamen un objet à l'effigie du Mont Fuji, symbole porte bonheur