La cinquième édition du Festival de la Transition Écologique et Numérique s’achève cette semaine après un mois d’actions pour informer, sensibiliser, former et mobiliser les jeunes, les professionnels et plus largement les citoyens.
« Le festival a, chaque année, doublé son nombre de visiteurs depuis sa création pour atteindre 10 000 personnes en 2025 » s’est réjoui Alain Daubas, président de la vallée de l’énergie. À travers 60 évènements menés par 70 partenaires, le festival de la transition écologique et numérique attire aussi bien les familles, les collégiens, les professionnels et un large panel de public avec un objectif clair : faire découvrir, expérimenter et comprendre les enjeux écologiques tout en valorisant les formations et les métiers d’avenir en région.
À ce titre, cette cinquième édition a notamment mis en lumière les campus des métiers et des qualifications, CMQ, de Bourgogne-Franche-Comté. La région en compte huit avec chacun sa thématique, comme la vallée de l’énergie mais aussi celui consacré à la filière forêt-bois, à la green city ou encore à l’industrie technologique innovante et performante.
Des formations adaptées au territoire
Pendant le festival, les CMQ ont montré aux jeunes générations comment concilier environnement et numérique. « Nous avons par exemple des simulateurs de croissance pour une parcelle forestière afin de constater comment change le profil de la parcelle et sa productivité » a par exemple expliqué Michel Jauzein, directeur du campus de Cluny et du CMQ Forêt-Bois. À elle seule, la filière représente 20 000 emplois en région avec un besoin de renouvellement et de nouvelles compétences. « Nous travaillons sur l’attractivité et à renforcer l’offre de formation initiale et continue. »
De son côté, le CMQ Green City a mené des conférences et des ateliers pour bousculer les idées mais aussi attirer des jeunes femmes dans ses salles de cours. « Nous devons éclairer les jeunes sur les métiers liés à la transition » a insisté Laurence Mangenot, directrice du CMQ. Un sujet cher à Carmen Munoz-Dormoy, directrice à l’action régionale d’EDF en Bourgogne-Franche-Comté. Le groupe s’inscrit d’ailleurs comme un partenaire privilégié du festival des transitions. « Le réchauffement climatique est dû aux gaz à effet de serre émis principalement par les énergies fossiles qui sont des énergies importées en France. Remplacer les énergies importées par des énergies produites localement (tels le nucléaire et les renouvelables qui n’émettent pas de gaz à effet de serre) génère beaucoup d’emplois. À EDF, avec 95 % d’électricité qui est déjà décarbonée et en ligne avec notre ambition de neutralité carbone pour les 10 prochaines années, ce sont 100 000 embauches qui doivent être faites et des embauches qui contribueront à la décarbonation ».
Cette 5e édition a également été marquée par le lancement du concours régional « Rev’eille ton lycée », une initiative qui invite les élèves de la région à imaginer l’établissement de demain.
Nadège Hubert