A l’occasion du salon des maires de Côte d’Or, François Rebsamen, président de la métropole dijonnaise, a évoqué les sujets qui le chiffonnent à temps T mais aussi les projets structurants que les métropolitains attendent en matière de transition écologique et de mobilité, entre autres.
Et le sujet qui cristallise une légère tension c’est la SNCF ! En effet, après des « si », des « peut-être » ou des « on ne sait pas » le rétablissement de la ligne TGV en direction de Roissy, au moins sur sa partie Besançon-Dijon-Roissy, rien n’est véritablement acquis sur les délais. Le président de la métropole s’insurge, à ce sujet, sur le parti pris du groupe ALSTOM « qui préfère livrer les pays étrangers avant la France ! »
Après la suppression de la liaison Mulhouse-Lille durant la crise sanitaire, un bras de fer opposait le président de la Métropole de Dijon, soutenu notamment par la maire de Besançon, au président de la SNCF pour obtenir la reprise des circulations de TGV. « Nous n’avons plus de liaison ferroviaire directe avec le nord de l’Europe, avec l’ouest de la France et Des liaisons aériennes ont disparu ». Une bonne nouvelle cependant,amenée par Maxime Chatard, directeur régional SNCF Réseau, qui confirme avoir tenu l’engagement. En effet, la totalité des circulations reprendra le 19 décembre 2025 sur la ligne Paris–Lyon–Méditerranée, l’un des axes ferroviaires les plus structurants du pays. L’entreprise ayant mené, en seulement six mois, quatre chantiers de modernisation d’envergure tout en préservant l’essentiel du trafic voyageurs et fret.
La mobilité, c’est LE sujet de fond pour l’ancien ministre de l’aménagement du territoire qui souhaite que soit engagé un vrai partenariat avec les territoires ruraux… Créer en binôme rural-urbain aux bénéfices des habitants. François Rebsamen plaide pour les mobilités douces et le schéma directeur cyclable. Bien sûr, il n’est pas sans évoquer la troisième ligne du tram métropolitain au sujet duquel la nouvelle équipe municipale devra donner le GO ou pas.
Question transition énergétique, la métropole dijonnaise vise à devenir la première métropole quasi indépendante en terme d’énergie. « Dans le quartier de la Fontaine d'Ouche, les habitants consomment moins d'énergie, le parking du Zénith est couvert d’ombrières photovoltaïques ce qui va produire de l'énergie renouvelable pour alimenter le tramway. Pour ça, il fallait changer les règles d'utilisation d'autoconsommation ».
Un aéroport, Dijon-Bourgogne à Dole ? « Parce que le monde entier intéresse la Métropole, que cet aéroport existe grâce à des investissements de la Région et de l’Etat et que la Métropole fournit 1/3 des voyageurs qui vont prendre l’avion à Dole ».
Dijon Métropole a donc le vent en poupe en matière de transitions plurielles !