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Le SICECO, territoire d'énergie Côte-d'Or
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23 janvier 2025
Le Siceco accompagne ses adhérents dans leur transition énergétique et prévoit de poursuivre ses investissements en 2025. Toutefois, le syndicat mixte s’est montré inquiet des changements prévus autour du fonds FACé, indispensable pour soutenir les collectivités rurales dans leurs travaux d'électrification.
« Nous sommes inquiets » a insisté Jacques Jacquenet, président du Siceco qui a mis l’accent sur le budget, et cela à plus d’un titre, à l’occasion de ses voeux. Au-delà du retard de la loi de finances pour 2025 qui met dans l’incertitude beaucoup de collectivités, le président a évoqué les possibles diminutions des principaux revenus du Siceco. « Je veux parler des risques de ponction par l’Etat sur la taxe électrique et encore plus grave, la suppression du Fonds FACé dans son principe de financement par le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité, inscrite dans le projet de loi de finances 2025. » Cette enveloppe fonde la maîtrise d’ouvrage des Syndicats d’énergie à égalité avec ENEDIS et donne ainsi toute sa pertinence à l’Autorité concédante en charge de contrôler et de maîtriser la concession. « Elle permet également aux territoires ruraux de bénéficier d’une fourniture d’électricité de qualité égale à celle des territoires urbains » a résumé Jacques Jacquenet.
Le nouveau financement envisagé du fonds FACé proviendrait de la TICFE, la taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité, et pèserait donc sur le contribuable et non plus sur l’usager. Pour le Siceco, cela constitue un risque de fracture électrique et donc une très mauvaise nouvelle pour les territoires ruraux. « Au-delà de la qualité d’alimentation en électricité et de l’aménagement du territoire, nos investissements en zone rurale contribuent fortement au maintien d’emplois locaux. Nos entreprises de réseaux représentent en effet beaucoup d’emplois sur le territoire et cette réforme menace sérieusement le secteur d’activité. »

L’avenir en ligne de mire
« En 2024, nous avons poursuivi nos efforts afin d’accompagner nos adhérents dans la transition énergétique. Nous avons mis en œuvre des travaux, des programmes et des financements adaptés à la réalité du terrain » a souligné le président du Siceco. Il a ainsi rappelé que le Siceco gardait l’objectif de diminuer ses émissions de CO2. La transition énergétique est au cœur des préoccupations du Siceco qui souhaite accompagner les 675 communes membres à développer des pratiques nouvelles et durables.
Malgré ses inquiétudes budgétaires, le Siceco réitère son engagement à se tourner vers l’avenir. En 2024, le syndicat mixte a commencé sa démarche de « budget vert » pour qualifier l’effet des différents investissements sur la transition énergétique. Le Siceco se veut plus vertueux et à ce titre, « peut et doit intensifier la production d’électricité et de chaleur issues des ressources renouvelables. On doit accompagner nos collectivités pour réaliser une remise en cause des besoins et des usages, puis pour réaliser des économies d’énergie en rénovant les équipements techniques du patrimoine bâti et d’éclairage. » Jacques Jacquenet a par ailleurs évoqué l’importance d’une mobilité plus durable en mettant l’accent sur la mobilité GNV, « qui a le mérite de pouvoir s’appuyer sur une production locale, à savoir les gaz verts. »
Au titre du développement durable, le Siceco entend également porter un œil attentif à l’achat des matériels pour ses chantiers afin de réduire leur empreinte carbone, comme le syndicat l’a déjà fait en matière d’éclairage public. Le syndicat mixte a aussi entamé des échanges avec la FRTP et l’association Ecorce TP autour de la décarbonation des chantiers ainsi que de l’évolution des méthodes d’achat public.

S’engager financièrement
Les vœux du Siceco ont enfin été l’occasion pour Jacques Jacquenet d’insister sur le budget « ambitieux et audacieux » qui a été maintenu pour 2025 à hauteur de 14 millions d’euros. Cette enveloppe servira à « améliorer nos réseaux électriques, rénover notre parc d’éclairage public, rénover notre patrimoine bâti, construire la mobilité de demain, accompagner les adhérents dans le photovoltaïque ou encore à développer le bois énergie et les réseaux de chaleur avec la régie Côte d’Or Chaleur. » Enfin, cette enveloppe contribuera à la mise en exploitation des premières centrales de la Société d'Économie Mixte Locale, SEML, Côte-d’Or Energies, portée par le SICECO, territoire d'énergie Côte-d'Or, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la Caisse d'Épargne Bourgogne Franche-Comté, le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne, SICAE Est, Nièvre Énergies et Dijon Céréales.
Si ces centrales sont attendues pour 2025, d’autres projets et filiales seront développées avec Côte-d’Or Solaire, créé avec le Département et la Banque des territoires pour installer des solutions photovoltaïques sur les toitures du Conseil départemental, des collèges, du SDIS ou encore des communes.
Nadège Hubert
