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Pour minimiser l’impact des travaux sur l’organisation événementielle, Nathalie Koenders a affirmé sa volonté de maintien au maximum des activités durant les travaux. La Foire Internationale et Gastronomique, temps fort et véritable marqueur de l’identité du territoire qui se tient chaque année au coeur du Parc des Expositions sera au rendez-vous et des aménagements adaptés seront mis en place lorsque nécessaire.
18 mars 2025
Mardi 18 mars 2025 Nathalie Koenders, maire de Dijon, accompagnée par Olivier Henry, directeur des opérations de la SPLAAD, a annoncé un projet de restructuration du Parc des Expositions de Dijon. Un programme ambitieux qui vise notamment à renforcer l’attractivité du site et de la ville tout en valorisant son patrimoine et en l’adaptant aux enjeux et besoins actuels.
C’est une information dévoilée en avant-première par Nathalie Koenders à la presse avant le prochain conseil municipal : la ville lance un ambitieux projet de restructuration du Parc des Expositions. Cet équipement historique majeur de la ville inauguré en 1956, accueille chaque année des événements phares et contribue ainsi activement à l’attractivité et au dynamisme économique de la ville, du département, de la région, et même au delà. Mais la dégradation des bâtiments - engendrant des coûts de maintenance importants-, le manque de cohérence immobilière, de lisibilité pour les visiteurs et l’inadaptation aux enjeux de l’événementiel moderne sont autant de raisons jusitfiant le besoin de travaux d’ampleur. « C’est l’un des projets les plus importants pour la ville et la métropole dans les prochaines années » souligne la maire. Prévu pour un budget de 62M€, le projet démarrera dès avril 2025 par la consultation pour l’attribution d’un marché de conception réalisation, se poursuivra fin 2026 avec la sélection du projet lauréat pour un démarrage des travaux en 2027 et une livraison attendue en 2030.

Un lieu de patrimoine préservé mais adapté aux enjeux modernes
« Nous faisons le choix de ne pas détruire mais de restaurer : c’est un acte fort porté par la municipalité de préserver son patrimoine » insiste Nathalie Koenders. Témoin du patrimoine architectural, le Hall 1 conservera sa charpente unique sans pilier central - conçue par l’architecte Roger Martin Barade - qui sera valorisée. Mais il sera entièrement réhabilité : rénovation des réseaux électriques, renforcement de l’éclairage naturel, réaménagement des espaces pour permettre l’accueil d’une plus grande variété d’événements (y compris en ligne). Dans cette logique, une salle plénière pouvant accueillir plus de 2 500 personnes sera créée. Elle sera composée d’un amphithéâtre plat, de gradins fixes et d’une scène mobile. L’ajout d’une mezzanine permettra l’organisation de temps conviviaux.
Le Hall 2 sera lui aussi concerné par le renforcement de sa structure, l’amélioration de ces espaces, le remplacement des équipements en fin de vie… Le site sera par ailleurs mis aux normes énergétiques, contribuant à réduire son empreinte écologique, en accord avec l’engagement environnemental de la ville. Déjà raccordé au réseau de chaleur urbain, le site sera aussi mieux isolé. Des panneaux photovoltaïques devraient également être installés.

Un lieu d’attractivité économique et touristique
La ville fait le choix de la restructuration globale pour conserver l’emplacement du Parc des Expositions à proximité du centre-ville, avec une liaison directe au tramway permettant de rejoindre la gare en dix minutes. « Une décision à contre courant de nombreuses villes de France qui ont choisi de déplacer ce type d’infrastructures en périphérie » mais « le meilleur choix pour l’avenir » explique Nathalie Koenders. Parce qu’il est hors de question pour la municipalité de « grignoter des terres agricoles pour reconstruire » mais aussi et surtout car cet emplacement contribue à faire de Dijon un lieu de choix pour l’organisation de congrès. « Les retombées économiques sont réelles et bénéficient aux commerces, aux restaurants, et hôteliers du centre-ville. »
Nathalie Koenders explique néanmoins qu’il est nécessaire « de rendre le site plus accessible, lisible et connecté à son environnement ». Cela passe par la réduction du nombre d’entrées à trois au lieu de cinq, et surtout, à la création d’une entrée principale et d’un parvis urbain d’accueil le long du boulevard de Champagne, permettant un accès direct au site depuis l’arrêt de tramway.
L’élue poursuit : « Nous souhaitons en faire un lieu de vie ouvert sur la ville, accessible et attractif lors des salons et évènements mais aussi au quotidien, pour les habitants ».
Déborah Vital
