24 septembre 2025
La SEML Côte-d’Or Énergies s’est notamment associée à la commune de Labergement-lès-Seurre pour construire un parc photovoltaïque. Le nouvel équipement contribue à apporter de nouveaux revenus au territoire tout en donnant un avenir à un site délaissé.
8 112 panneaux photovoltaïques disposés sur cinq hectares pour une production annuelle de 5,7 GWh, soit l’équivalent de la consommation de 1420 foyers en électricité, hors chauffage, soit la population de Labergement-lès-Seurre. La nouvelle centrale photovoltaïque de la commune, portée par la société d’économie mixte locale, SEML, Côte-d’Or Énergies et le producteur GEG ENeR, c’est aussi 1 500 tonnes de COâ?? économisées par an, ce qui représente 870 allers-retours Paris/New York en avion. Un autre chiffre à retenir de ce projet ? 11 000 euros par an pendant 30 ans, le montant du loyer que percevra la commune. « Nous toucherons 4 300 euros au titre de l’imposition forfaitaire des entreprises de réseaux (IFER) mais aussi des dividendes », précise Joëlle Dufour, maire de Labergement-lès-Seurre. Les deux sociétés à l’initiative du projet détiennent chacune 45 % de l’entreprise créée pour supporter le projet tandis qu’en investissant 80 000 euros, la commune dispose des 10 % restants. « Nous ouvrons le capital de la SAS aux collectivités locales. Ni GEG ni nous ne concevons de faire un projet sans impliquer les collectivités », insiste Jacques Jacquenet, président de la SEML Côte-d’Or Énergies. Le chantier aura également profité aux acteurs économiques du territoire puisque 7 des 11 entreprises sollicitées sont installées en Côte-d’Or.
Guérir la verrue
Pour la maire, bien que le projet ait mis du temps à devenir une réalité, six ans dont 16 mois d’instruction, il s’imposait comme une sorte d’évidence pour donner une nouvelle vie à ce site délaissé. « C’était une verrue pour la commune », précise-t-elle. Le site de Labergement-lès-Seurre avait d’abord vocation à accueillir des déchets inertes. Abandonné depuis 2015, le site de concassage ne pouvait être reconverti en terrain cultivable. Sur place se trouvaient des matériaux considérés comme dangereux dont le liquidateur de l’ancien propriétaire ne pouvait assumer les travaux de dépollution. La SEML et GEG ont donc pris à leur charge de s’en occuper. Les travaux ont débuté en juillet 2021. Les études environnementales ont quant à elles conduit à l’installation d’une zone préservée de zone humide de deux hectares à côté de la centrale. « Seuls nous aurions abandonné », précise la maire en évoquant les nombreuses barrières administratives qu’il aura fallu franchir tout au long du projet et pour lesquelles les équipes de la SEML et de GEG ont accompagné.

Un projet d’envergure
Pour financer ce projet global évalué à 4,3 millions d’euros, la SEML Côte-d’Or Énergies s’est notamment appuyée sur ses membres, comme le Conseil régional qui a apporté 800 000 euros pour accompagner les projets comme celui de Labergement-lès-Seurre. Du côté du financement, l’entreprise s’est également tournée vers le Crédit Coopératif.
Nadège Hubert