07 octobre 2025
Le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne s’est penché sur la transition énergétique des entreprises à travers un baromètre dédié. Pour guider les entreprises dans cette démarche, plusieurs entreprises ont témoigné de leur engagement.
À côté des 18 000 tonnes d’équivalent COâ?? de son activité bancaire, le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne porte également 800 000 tonnes d’équivalent COâ?? associées au financement des activités. « Le plus facile serait d’arrêter de financer les activités qui augmentent notre bilan mais c’est inconcevable pour nous donc nous préférons accompagner les acteurs économiques dans les transitions », a introduit Laurent Haro, directeur général adjoint du Crédit Agricole Champagne-Bourgogne. En ce sens, la banque s’est associée à trois autres caisses et au CSA pour établir un baromètre de la transition énergétique des entreprises.
Une entreprise sur deux utilise du gaz ou du fioul mais seules 50 % d’entre elles envisagent de changer pour une énergie plus durable. Le baromètre fait également ressortir que 95 % des entreprises suivent leur consommation énergétique mais avec peu de moyens dédiés tandis que 68 % des entreprises n’ont pas de plan d’action énergétique. Face à ces résultats, le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne a souhaité guider la réflexion des entreprises du territoire.
Du concret pour transiter

« Nous nous sommes engagés dans la démarche pour répondre à une volonté de nos clients mais aussi parce que nous avions l’envie de bien faire les choses », explique Martin Bour, président de l’entreprise Acolyt, 80 salariés. Ce spécialiste de la logistique d’entrepôt a tout d’abord mesuré un premier bilan carbone qui lui a permis de définir un plan d’actions. Cet état des lieux s’appuie sur des données physiques plus que monétaires afin de quantifier les différents axes de progression. Cette base de travail a ensuite guidé l’entreprise vers un plan de décarbonation qui a pris en compte la facilité d’impact autant que le coût associé ou la difficulté d’implémentation. « Les premières données permettent de se poser les bonnes questions. »
Pour mener ce diagnostic de décarbonation, les entreprises peuvent bénéficier de subventions par l’intermédiaire d’un dispositif de BPI et soutenu par l’ADEME. Sur une enveloppe de 10 000 euros, l’aide est estimée à 40 % à condition qu’aucun bilan carbone n’ait été déposé dans les cinq dernières années et que l'entreprise ait moins de 250 salariés. « C’est une façon de mettre un pied à l’étrier », ont souligné les intervenants.
La réalisation du bilan carbone demande du temps et un certain investissement financier mais aboutit à une certaine plus-value. « Quand les gens achètent un service, notre démarche ou labellisation joue le rôle de cerise sur le gâteau. » En plus d’être une façon de se distinguer, le bilan carbone peut devenir un argument commercial au cours d’un appel d’offres ou un avantage concurrentiel. « Plus qu’un levier de compétitivité, c’est un levier d’innovation. La démarche nous pousse à être plus malin, à trouver des alternatives et c’est une garantie d’être pérenne avec des solutions de pointe. »
Nadège Hubert
