Fleurey-sur-Ouche


© Gérard Maës


© Gérard Maës


© Gérard Maës


© André Beuchot

Maire GALLION Pascale
Secrétaire de Mairie Secrétariat Jacqueline DERLINCOURT/ Accueil Corinne PETIT
Adresse 1bis rue du Sophora - 21410 Fleurey-sur-Ouche
Tél. 03 80 76 07 47 Fax 03 80 76 07 48
Email mairiefleurey@wanadoo.fr
Site www.fleureysurouche.fr/
Horaires d'ouverture Mardi 8h-12h, Mercredi 8h-12h, Jeudi 8h-12h, Vendredi 8h-12h, Samedi 8h-12h
Population 1253 habitants. Les Borbeteils
Altitude 260 mètres Superficie 2976 ha
Situation géographique Latitude: 47° 18' 43'' Nord - Longitude: 4° 51' 34'' Est
Communauté de Communes Ouche et Montagne
Canton TALANT

Je suis fan de ma commune

Présentation

Fleurey sur Ouche se situe sur l'axe de l'A38 à 16 kms au Nord-ouest de Dijon, dans la vallée de l'Ouche. Avec une superficie d'une trentaine de kilomètres carrés, c'est une des plus vastes communes de Côte d'Or. Le village est implanté dans un élargissement de la vallée, de part et d'autre de la rivière et du canal de Bourgogne. Avec son église du XIIIème siècle , inscrite aux monuments historique depuis 1979, Fleurey possède un patrimoine local ancien à découvrir en suivant le parcours fléché "ballades à travers l'histoire" imaginé par les membres de l'association HIPAF, Histoire et patrimoine de Fleurey, association culturelle de Fleurey.
La rivière l'Ouche et le Canal de Bourgogne la traversent.
Entourée de très beaux paysages naturels avec de nombreux chemins de randonnée, son
accès est très facile par l’autoroute A38.

Plus d'infos

Aire de pique-nique de Fleurey-sur-Ouche
3 tables, 1 banc, 3 poubelles, 3 garages à vélo, 1 tonelle, panneau d'information.
Halte nautique.


Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Jean-Baptiste, un des plus anciens édifices gothiques de la région avec certains caractères romans.
Château du Prieuré XVIIè siècle, ancien prieuré Saint-Marcel, Villa Sainte-Chantal.
Ancien lavoir transformé en salle des fêtes.

© Gérard Maës

© Gérard Maës

Elégante et discrète, la Côte-d’Or séduit par son charme plutôt que par l'exubérance. La richesse de son patrimoine naturel et architectural réserve aux visiteurs des découvertes souvent surprenantes. S'évader en Côte d'Or, c'est la promesse d'une autre perception de notre département ; c'est vouloir partir ailleurs au cœur de son propre territoire...  C'est vouloir l'explorer de mille et une façons pour mieux le connaître. Nous avons donc souhaité rester au plus près de cet immense potentiel environnemental, patrimonial, touristique qui, tout au long des chemins, fera appel à tous vos sens : voir, écouter, sentir, toucher et parfois même goûter. Inépuisable Côte-d’Or, nos coups de cœur ne sont pas tous révélés ici ...  Nous nous évaderons à nouveau vers d'autres territoires dans une prochaine édition. Chaleureux remerciements aux élus et partenaires publics et privés pour la confiance qu’ils nous ont accordée et leur engagement dans la valorisation de leur territoire. 
Valéry Choplain
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Le saviez-vous ?


Un curieux de passage à… FLEUREY-SUR-OUCHE

Village marqué par l'empreinte des temps préhistoriques. Plusieurs camps, un sur la Côte d'Étang, deux sur le Plain de Suzâne et un vallum sur le Plain de Suzard sont encore identifiables. En suivant le chemin, on emprunte l'ancienne voie romaine, qui relie Fleurey à Velars, on passe au pied d'abris sous roches ayant servi de refuges préhistoriques. Sur le milieu du plateau, au-dessus de ces abris, le dolmen de Fleurey, monolithe, repose au ras du sol. Sa chambre funéraire abritait deux sépultures qui livrèrent du mobilier du IVe millénaire avant notre ère. En l'an 500, Gondebaud, roi de Bourgogne, fut battu par Clovis lors de la bataille de l'Ouche au lieu-dit "En-Beuchail". Près de là, dans la combe Maladière, une énorme roche en forme de champignon accueillait le sabbat, rendez-vous des sorciers. À minuit, certains disent seulement la nuit de Noël, elle tournait douze fois sur elle-même et fut donc baptisée Pierre qui Vire. Sous la ligne à haute tension, dans les petites falaises qui bordent la rive gauche de l'Ouche, vous remarquerez une roche au curieux profil. Certains la surnomment le Sphinx, d'autres Louis XVI. Bien avant, entre cette pierre et le village, des voies d'escalade ont été aménagées. Toujours dans ces petites falaises, mais entre la source captée de Morcueil et le château de la Chassagne, un abri sous roche, visible de la clôture d'un champ proche de la source, présente un trou rond dans la paroi. Un peu plus loin, à une trentaine de mètres, une grotte s'ouvre par une belle entrée divisée en deux arches. La galerie principale ressort un peu plus loin dans la falaise, tandis qu'une autre galerie s'achève après une dizaine de mètres. Enfin au sud, un bel abri sous roche s'ouvre en rive gauche à l'entrée de la combe Chaillot, tandis qu'une petite grotte se niche dans la barre rocheuse, en rive droite.
Au village, l'église Saint-Jean-Baptiste qui remonterait au début du XIIIe, associe arts roman et gothique. Elle fut agrandie et modifiée aux XVIe et XIXe. Lors de fouilles dans l'édifice, on découvrit la présence d'une construction antérieure et d'une nécropole mérovingienne dont un sarcophage est toujours présent. À l'intérieur, une étrange cuve en pierre de forme humaine éclairée par la lumière colorée des vitraux, utilisée comme fonts baptismaux, arrêtera les curieux. Elle provient de l'église du prieuré de Saint-Marcel. Là-bas, coulait jadis une source prodigieuse. On plongeait les enfants victimes de convulsions dans ce cuvier rempli d'eau et ils guérissaient miraculeusement. Il ne subsiste de cet ancien prieuré que les vestiges de l'ancienne église proche du château. On raconte que le Mont-Aïgu cacherait le trésor des moines bénédictins de Saint-Marcel. Un paysan aurait trouvé un jour une dalle munie d'un anneau, cachette présumée, mais après être descendu au village pour chercher de l'aide pour la soulever, il fut incapable de la retrouver. Dans cette cité autrefois entourée de remparts dont il subsiste quelques vestiges visibles depuis le chemin de halage du canal, mourut de mort "honteuse", selon la légende, Robert le Vieux, le premier des ducs de Bourgogne.
En remontant le bourg du sud au nord, on découvre de passionnantes constructions. Tout d'abord, sur notre gauche, tournant le dos à la rue, le domaine XVIe de "la Grande Cour", surnommé "l'Hospital", arbore une tour hexagonale couverte de laves et ouverte par un portail Renaissance. Presque en face, caché dans son parc, le château ou domaine Pérard XVIe, couvert d'ardoises, fut remanié au XVIIIe. À cette époque, il est complété par un parc à l'anglaise avec terrasse en plan incliné donnant accès à cheval au premier étage ! Il possède une curieuse batterie destinée à tirer les loups. Plusieurs fusils étaient fixés côte à côte sur un support relié à des appâts situés à l'extérieur. Si les loups ou les renards saisissaient ces appâts, les fusils tiraient automatiquement. Le château fut la propriété du comte de Wall qui organisa une grande partie du flottage du bois sur l'Ouche. Plus tard, lors de la dernière guerre, il sera utilisé pour abriter la kommandantur. Revenons côté gauche, pour trouver le "vieux logis", maison de maitre du XVIe, complétée aux XVII-XVIIe. Elle possédait une belle grange à arcades, un colombier rond, une fabrique ou nymphée en rocaille et un vaste parc à la française, fier d'un magnifique sophora. Ce parc vient d'être transformé en lotissement (de l'autre côté de la rue). Dans la cour voisine, on observe un pigeonnier carré, étonnamment orné de plusieurs niches en rocaille. Avant le canal, se dresse le domaine Mollerat qui remplaça sans doute au XVIIIe, l'ancien château des Ducs de Bourgogne. Les princes de Condé y venaient de temps à autre en résidence. André Mollerat fut maître des forges de Moloy. Le site abrite une nymphée en rocailles. Canal et Ouche passés, voici le "Castel" qui se distingue par ses toits multicolores et les charpentes apparentes de ses auvents. L'édifice qui remonterait au XVIIIe, a été remanié et agrandi au XXe. Enfin, dominant la cité, le château XVIIIe de la Velotte remplace un édifice plus ancien. Maison de maître toute simple, elle cache cependant une belle cage d'escalier et on remarque un puits partagé avec la propriété voisine.
Du centre du bourg, nous pouvons aussi partir vers l'ouest. Nous découvrons la Villa Sainte-Chantal XVIIe, appelée ainsi en souvenir de Jeanne Françoise Frémiot, baronne de Chantal, la famille étant propriétaire des lieux. Les tours côté parc et les décors néo-gothiques ont été ajoutés au XIXe. Grand-mère de la marquise de Sévigné, Jeanne Françoise Frémiot deviendra plus tard sainte Jeanne de Chantal, et fondera de l'ordre de la Visitation avec François de Sales. Plus loin, le château XVIIe du Prieuré se cache dans son parc au bord du canal. Les bâtiments principaux sont construits en ligne, à l'exception d'une tour en retour d'aile couverte par un toit à l'impérial. L'ensemble des toits, irréguliers, rehaussés de quelques tuiles vernissées, donne beaucoup de charmes à l'édifice. La porte d'entrée est surveillée par la tour carrée d'un pigeonnier à laquelle s'accroche une fine tour ronde. Il faut souligner le rôle de Paul Henri Jobard, propriétaire du château du Prieuré à la fin du XIXe, imprimeur célèbre à Dijon, qui entreprit de nombreuses fouilles sur le territoire de Fleurey-sur-Ouche. Près de là, demeure de caractère du XIXe, la surprenante "Villa Augusta" dominée par la fine flèche d'ardoises d'une tour ronde, se fait remarquer par ses parements en briques rouges et jaunes. Nous rejoignons ensuite la maison de maître XVIIe des Charmilles qui a gardé un colombier rond couvert en laves et un rucher (mur apié). Des souterrains s'amorcent dans les caves voûtées. (Un second rucher se tient près du parvis de l'église). Nous terminons avec la maison de maître XVIIe des Tilleuls qui doit son nom à une allée de tilleuls centenaires. Elle était autrefois dotée d'un grand parc dans lequel fut implantée une tuilerie. On trouvait aussi un piège à loups avec meurtrières et fosse dans laquelle les loups attirés par des appâts tombaient.
Le pont à sept arches sur l'Ouche remonte au XVIIe. Autre ouvrage, caractéristique, mais du XIXe, le viaduc de Fain (ou Fin), construit en 1849, est classé monument historique depuis 1984 (Voir Velars-sur-Ouche). Éclairé par dix arcades, l'ancien lavoir XIXe, transformé en salle des fêtes, était doté de quatre hauteurs de planches à laver pour s'adapter au niveau de l'Ouche. La rivière étant capricieuse, un mur évacuateur de crues (?) a été édifié en rive gauche. Mais son utilisation reste énigmatique. Des pierres mobiles faisaient peut-être office de soupapes en basculant lors des montées d'eau pour sauvegarder l'ouvrage. À moins que ce mur ne serve à gérer l'eau arrivant par l'arrière, ce qui expliquerait la disposition des contreforts.
Signalons encore pêle-mêle sur le territoire de Fleurey-sur-Ouche, les pertes du ruisseau de la Colombière, le faux dolmen du bois de Lée et la présence d'une des dernières "rentes" de la région, la rente de Suchot. À proximité, l'ancienne carrière cache une cabane de carrier intégrée dans un mur. Une autre carrière, en contrebas du dolmen, s'était équipée d'une ligne de chemin de fer la reliant au canal. On retrouve encore des piliers en pierre, dressés pour supporter la voie, avant un pont disparu au-dessus de l'Ouche. Des meules de moulins trainent également au bord du chemin. Le premier moulin fut peut-être édifié au Moyen Âge. Appelé moulin des Roches, il subira de multiples transformations au fil des siècles. Au XIXe, on ajoute au moulin à grains un battoir à blé et un moulin à huile. Mais le captage de la source de Morcueil pour la ville de Dijon, opérationnel en 1904, perturbe le fonctionnement des installations. Le moulin va cependant encore évoluer, devenant tuilerie, puis en 1893, moulin à carbonate de chaux. La pierre provenant de la carrière en rive gauche, franchit la rivière dans des wagonnets avant d'être écrasée pour les besoins de la sucrerie de Brazey-en-Plaine. Enfin, en 1911, devant la concurrence des Grandes Minoteries Dijonnaises, le moulin est transformé en mini centrale électrique jusqu'en 1970. Au sud, sur le Plain de Suzâne, on découvre une multitude de tas de pierres, peut-être les dernières traces des fours à chaux à usage unique construit au sommet. L'un d'eux, sans doute inutilisé, est encore bien visible. Des cercles métalliques de charbonniers sont également présents. À l’extrémité sud, on déniche le belvédère de la Roche Pompon. Cet énigmatique rocher garde jalousement l’origine de son nom, même si certains suggèrent qu’il serait lié à un ancien garde champêtre. Mais de quelle commune ? Côté traditions, un mystérieux personnage, le Grapin, emportait les enfants qui se penchaient un peu trop sur la margelle des puits, tandis qu'un étrange animal, la Bête Faramine, hantait autrefois la région.

Les premières traces écrites citant la Rente du Leuzeu remontent au XIIIe. Sous l'ancien régime, le Leuzeu était un fief profitant de toute justice, haute, moyenne et basse. Au milieu du XVIe, plusieurs bourgeois dijonnais se partagent le Leuzeu quand Jean de Gastebois l'achète en 1659 et s'attache à sa reconstruction. Métayers ou rentiers étaient alors seuls à y habiter. En parcourant les ruines aujourd'hui, on remarque quelques éléments étonnants comme la présence de meurtrières. Sorte de maison forte, le Leuzeu pouvait résister à coup de main. Le bâtiment d'habitation comportait jadis un corps principal pourvu de plusieurs tourelles carrées, une galerie permettant de gagner un pavillon séparé. Outre les meurtrières du rez-de-chaussée, on trouvait des mâchicoulis sur le porche de la galerie de communication. Le rez-de-chaussée se composait surtout de pièces voûtées. Dans le bâtiment principal, on trouvait à l'étage deux grandes salles aux magnifiques plafonds à la française à poutres moulurées, couverts de décors colorés en forme de végétaux. Les propriétaires s'en réservaient la jouissance quand ils se rendaient sur place. Ceci nous rappelle que les rentes, fermes construites le plus souvent pour entretenir les terres acquises par les riches afin de placer leur argent, comptaient la plupart du temps un logement pour les accueillir en villégiature. La tradition affirme que le Leuzeu servit non seulement de pavillon de chasse aux XVIe et XVIIe, mais de lieu de rendez-vous galants. Selon la légende, Marguerite de Bourgogne elle-même y venait… avec ses amants ! Plus tard, beaucoup plus tard, un autre épisode historique, authentique cette fois, marqua le site. Le 30 juillet 1944, le maquis "Liberté" réussit à refouler la milice venue les arrêter lors de la bataille du Leuzeu. L'emplacement de la tombe d'un ou de plusieurs miliciens est encore connu des anciens. Aujourd'hui, dans la rente qui a perdu ses toits, un écu arbore toujours les armes des Gastebois. Certaines poutres décorées sont parties orner des hôtels particuliers dijonnais. Un ruisseau se faufile entre les vieux murs lézardés au charme bucolique. Faune et flore particulière enrichissent l'attrait de ce petit coin de paradis préservé par des passionnés. Un ancien fourneau à charbon de bois décore les lieux.
Plus d'informations dans les excellents ouvrages publiés par l'HIPAF : "Fleurey-sur-Ouche, histoire et patrimoine", "Balade à travers l'histoire", "Arbres remarquables de Fleurey-sur-Ouche" et "Flottage du bois dans la vallée de l’Ouche".

André Beuchot



© André Beuchot

 


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Vie Sociale

Centre Communal d’Action Sociale (C.C.A.S.) Voir Mairie.
Salle des fêtes.
Bibliothèque.
Maison de service public : Les habitants de Fleurey-sur-Ouche et des alentours bénéficient, au-delà des services de La Poste, d’un accès privilégié aux services à la population. Outre la possibilité de réaliser l’ensemble des opérations postales habituelles, les habitants bénéficient d’un accueil dit de premier niveau pour certains services au public qui n’existaient plus à cet échelon local. Un îlot « Services au public » a été aménagé au sein de ce bureau devenu Maison de Services Au Public pour la consultation en lignes des opérateurs partenaires. Le personnel de La Poste est formé pour orienter et accompagner les personnes demandeuses de renseignements sur ces divers opérateurs publics et les aider dans la mise en relation.

Économie & Développement

Artisans, divers commerces.

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Que faire ?

Circuit des belles demeures. (voir www.vallee-ouche.fr).
Randonnées pédestres, vélo ; chemins et véloroute. www.canal-de-bourgogne.com
Le sentier des roches d'Orgères :
Le parcours permet de faire une incursion dans l'histoire géologique de la Bourgogne, d'apprécier quelques curiosités naturelles, de profiter de la richesse floristique et faunistique des lieux et de retrouver des traces archéologiques de l'activité humaine. De beaux panoramas s'ouvrent sur la vallée de l'Ouche, les collines de l'Arrière-Côte et le village de Fleurey-sur-Ouche.
www.bouger-nature-en-bourgogne.com


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