Poncey-sur-l'Ignon


© André Beuchot


© André Beuchot


restauration des couvertures en laves de l'église

Maire LEPINE Eliane
Secrétaire de Mairie BAUDION Isabelle
Adresse Place de la Mairie - 21440 Poncey-sur-l'Ignon
Tél. 03 80 35 19 11
Email ponceysurlignon21@yahoo.fr
Horaires d'ouverture Jeudi 13h45 - 15h45
Population 85 habitants. Poncéens
Altitude 456 mètres Superficie 1635 ha
Situation géographique Latitude: 47° 29' 41'' Nord - Longitude: 4° 45' 41'' Est
Communauté de Communes Forêts Seine et Suzon
Canton IS-SUR-TILLE

Je suis fan de ma commune

Présentation

Poncey-sur-l'Ignon est situé à 28 km au Nord-Ouest de Dijon, entre les sources de la Seine et les sources de l'Ignon. Celle-ci prend sa source sur le site de l'Ignon, classé Natura 2000, qui attire de nombreux visiteurs pour sa faune et sa flore.
Du latin Potentius, qui aurait fondé le village. A l'époque gallo-romaine, un culte était rendu à la déesse Sequana.

Plus d'infos

Lavoir du XIXème siècle.
Deux lavoirs identiques ont été construits en 1846 par l'architecte Auguste Sirodot. L'un sur la place de l'église, l'autre en bas de la Grand'rue, la commune s'appelait encore Poncey-lès-Pellerey.
Construits en pierre des carrières de Tarcot, recouverts d'une charpente en chêne"sans aubier ni noeud vicieux" ces lavoirs s'ouvrent vers l'extèrieur par cinq arcades, ce qui permettait aux douze laveuses de participer à la vie du pays.

www.cc-forets-seine-suzon.fr

Tourisme & Patrimoine

Vestiges du temple gallo-romain des Sources de la Seine : mobilier visible au Musée archéologique de Dijon (ex-voto, stèles, statues et statuettes, monnaies).
Eglise Saint-Barthélemy 1786, par Guillemot, en forme de croix grecque : rotonde surmontée d'une coupole ; bas-relief XVIIè siècle, statues XVè, XVIè et XVII è siècles ; bâtons de procession XVIIè siècle.Eglise actuellement en restauration (reprise à l'identique de la toiture)Une souscription est ouverte auprès de la Fondation du Patrimoine pour financer les 10 % des travaux restant à la charge de la commune.
Château 1940, reconstitution d'un manoir XVI-XVIIè siècles, construit avec des matériaux anciens.
Maison XVIè siècle : porte Renaissance, baies en accolade.
Deux lavoirs.



© André Beuchot

© André Beuchot

Elégante et discrète, la Côte-d’Or séduit par son charme plutôt que par l'exubérance. La richesse de son patrimoine naturel et architectural réserve aux visiteurs des découvertes souvent surprenantes. S'évader en Côte d'Or, c'est la promesse d'une autre perception de notre département ; c'est vouloir partir ailleurs au cœur de son propre territoire...  C'est vouloir l'explorer de mille et une façons pour mieux le connaître. Nous avons donc souhaité rester au plus près de cet immense potentiel environnemental, patrimonial, touristique qui, tout au long des chemins, fera appel à tous vos sens : voir, écouter, sentir, toucher et parfois même goûter. Inépuisable Côte-d’Or, nos coups de cœur ne sont pas tous révélés ici ...  Nous nous évaderons à nouveau vers d'autres territoires dans une prochaine édition. Chaleureux remerciements aux élus et partenaires publics et privés pour la confiance qu’ils nous ont accordée et leur engagement dans la valorisation de leur territoire. 
Valéry Choplain
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Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à… PONCEY-SUR-L'IGNON. Canton d'Is-sur-Tille.
Le village s'appelait autrefois, Poncey-lès-Pellerey. À l'ouest de Poncey, les sources de l'Ignon jaillissent de tous les côtés dans un beau décor sauvage et bucolique. Perdus au milieu d'une végétation parfois dense, de beaux massifs de tuf se forment lentement. Cette pierre poreuse, surnommée localement pierre ponce, mais qui n'a aucun rapport avec la lave volcanique, aurait donné son nom au village de Poncey.
La petite rivière se tortille ensuite vers les moulins qui entrecoupent son chemin. Le premier accueillait une papeterie avant d'être modifié et transformé en usine d'amiante. Un petit lavoir se cache à proximité. Plus loin, le moulin du Haut, moulin à grains en ruines, disposait d'un beau canal accroché à flanc de combe et qui alimentait la grande roue à hauteur du premier étage, peut-être même deux roues. Un des deux moulins du village, également papeterie, serait le premier de France à avoir fabriqué du papier en rouleau. Le cinquième moulin, entre Poncey et Pellerey, moulin à "huile de navette" (Plante oléagineuse voisine du colza), en ruines également, se distingue par un bel aqueduc souterrain d'évacuation.
C'est à la séance du 3 juillet 1811 de l'Académie des sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, que le sieur Ferdinand Leistenschneider annonce la mise en service à Poncey-sur-L'Ignon d'une nouvelle machine à fabriquer le papier de son invention. Sans le concours d'aucun ouvrier, elle produit du papier en feuille d'une longueur indéterminée. Il assure pouvoir décliner son invention pour produire les feuilles de toutes dimensions et de toutes les qualités désirées par le commerce. Sur sa demande, une équipe de commissaires de l'Académie se rend à Poncey-sur-L'Ignon vérifier la vérité de ses assertions. Elle découvre une machine de fabrication artisanale, réalisée à l'économie, qui se meut à la force des bras, mais produit réellement du papier en continu, d'une épaisseur égale et sans défaut. Un seul homme suffit à son fonctionnement. Une fois la machine en mouvement, la longueur de la feuille n'est limitée que par la quantité de pâte disponible qui, de plus, n'a plus besoin d'être chauffée. Les rouleaux qui pressent la feuille et l'entraînent ont également l'avantage de la débarrasser de son eau et économisent beaucoup de place dans les ateliers. Il n'y a presque plus de déchets de fabrication, alors que dans les papeteries habituelles, cela représente le dixième de la production. Plusieurs machines pourraient facilement être entraînées par une même roue hydraulique. L'Académie souligne également l'avantage entrainé par la suppression du personnel et surtout, curieusement, l'abolition du despotisme des ouvriers spécialisés imposant leur volonté à leurs collègues chargés des basses besognes, et même à leurs patrons ! Elle rappelle les graves soucis de santé du personnel. Les ouvriers chargés des travaux les plus durs ont, dit-elle, perdu la souplesse de leurs bras dès 42 ou 45 ans en raison de la fatigue et de l'immersion continue dans l'eau. Pour Ferdinand Leistenschneider, cette belle invention est le fruit de 20 ans de réflexion, de recherches et de privations en tout genre. Plusieurs séances de l'Académie vont lui faire honneur. Par la suite, M. Leistenschneider sera sollicité dans plusieurs départements pour installer ses machines.
Outre ces moulins et deux beaux lavoirs à arcades, ce village retiendra les visiteurs avec une maison XVIe avec fenêtre à accolade et une porte Renaissance, mais surtout avec le fameux manoir Huard où le réalisateur Jean-Henri Meunier tourna en 1975, "L'Adieu Nu", avec Maria Casares, Pierre Maxence, Michael Lonsdale. Artiste dessinateur, né le 2 juin 1874 à Villedieu-les-Poêles, Charles Huard peint à l'huile et à l'aquarelle, la Normandie, le Midi et de nombreuses scènes de la vie quotidienne. Au début du XIXe, il publie des caricatures de Paris et ses bourgeois, mais aussi de la province, dans des journaux comme : Le Cocorico, Le Journal Amusant, Le Rire.... Il fréquente Toulouse-Lautrec de 1880 à 1900, puis se marie en 1905 à l'Américaine Frances Simpson. De 1910 à 1914, il illustre les 40 volumes des "Œuvres complètes d'Honoré de Balzac", travail commandé par l'éditeur parisien Louis Conard. Hélas la première guerre mondiale arrive. Il en rend compte en dessinant la vie des Poilus. Quand la seconde guerre mondiale surgit à son tour, son épouse devenue la voix de la France libre aux Etats-Unis, est activement recherchée par la Gestapo qui lui reproche aussi ses actes de Résistance. Il faut impérativement se cacher. En 1942, le couple part se faire oublier en Bourgogne chez des amis, la famille Petitot. La paix revenue, Charles et Frances Huard amoureux de la contrée, décident de s'y installer. Après avoir restauré une maison sur les hauteurs de Poncey-sur-l'Ignon en lui ajoutant des arcs-boutants décoratifs, ils veulent édifier de toute pièce un château avec l'aide d'un maçon italien. Pour ce faire, ils récupèrent les pierres de démolition et issues entre autres, des bombardements. Des matériaux arrivent de Chanceaux où d'illustres demeures du XVe ont été endommagées. Des éléments en provenance de toute la région déboulent sur le chantier. Aujourd'hui, on ne peut que s'étonner en découvrant l'édifice. Tour crénelée, fenêtres à meneaux, toits égayés de tuiles colorées, murs d'enceinte, porterie et ses annexes couverts en laves… Un visiteur qui le croise sans connaître son histoire imaginera difficilement qu'il ne date que de quelques dizaines d'années. Charles Huard meurt à Poncey-sur-Lignon le 29 mars 1965. La bibliothèque municipale de Dijon compte aujourd'hui un fonds Charles Huard. Le manoir devient alors un musée dédié à ses œuvres grâce à la Fondation pour l'art, la recherche et la culture créée par Frances Huard. Il est enrichi de collections d'objets d'art, après son décès. Malheureusement, après la liquidation des biens de la Fondation, le manoir de Poncey-sur-L'Ignon revendu, devient propriété privée.
Le village était autrefois installé sur les hauteurs. Progressivement, il se rapprocha de la rivière. Il possède de vieilles maisons couvertes en laves et un pigeonnier flanqué d'un escalier extérieur. L'église XVIIIe Saint-Barthélemy fit en quelque sorte de même en remplaçant la chapelle Sainte-Anne dressée au cimetière. Une bien curieuse église qui étonne le visiteur par son architecture en forme de croix grecque rarissime et sa couverture de laves, paraissant curieusement plus ancienne que le reste de l'édifice. Cette couverture cache une coupole en tuf, prélevée aux sources de l'Ignon. L'intérieur circulaire surprend à son tour. Saint Barthélemy est présent sur la façade. Il faut préciser que quand l'église fut transférée à son emplacement actuel, le cimetière devait suivre. Mais avec la Révolution, la place qui lui était réservée fut utilisée pour édifier la toute nouvelle maison commune. Le cimetière resta donc sur les hauteurs. À mi-chemin, de l'église et du cimetière, on trouve une pierre des morts (ou table des morts). Elle permettait aux porteurs de cercueils de poser leur fardeau pour reprendre souffle avant la montée finale.

Au sud-est, le chemin qui descend en direction de la ferme du Val de la Saule garde les traces d'un empierrement important. Cinq-cents mètres au nord-ouest de cette piste, des restes de murets et meurgers parsèment la forêt et s'entourent d'un talus circulaire bordé par un fossé. Peut-être sont-ils les vestiges d'une occupation antérieure des lieux.
Deux gouffres percent le territoire. Le gouffre des Vergerots, entre les sources de la Seine et celles de l'Ignon, fut en partie exploité autrefois en carrière. Il se visite sur une soixantaine de mètres après son puits d'entrée de sept mètres. Celui de la combe Lurosse, profond de 18 m, a été rebouché. Au sud-ouest, la ferme des Vergerots a toujours son pigeonnier couvert en laves.
Enfin, n'oublions pas de signaler que la Pierre qui Vire fait un tour sur elle-même tous les cent ans

Terminons avec les surprenants événements de 1954. Le 2 octobre vers 19 h 40, une fermière est occupée à traire ses vaches. Tout à coup, les chiens sortent précipitamment en aboyant dans la direction du bois. L'éleveuse sort à son tour. La cour est doucement éclairée, comme une nuit de clair de lune. En levant les yeux, elle aperçoit un cylindre volant orange entouré d'un carré de lumière vert pâle qui illumine la cour. L'engin vole silencieusement vers l'est. La femme appelle son mari, sa fille, sa voisine. Pendant une dizaine de minutes, tous quatre regardent le curieux cylindre. Enfin, il disparaît sans bruit du côté de Chanceaux. Le spectacle est aperçu en différents points du village. Deux jours plus tard, dans sa maison à mi-chemin du village et des sources, une jeune maman de 23 ans s’apprête à fermer ses volets. Il est 20 h. Elle ouvre sa fenêtre et reste médusée. À une vingtaine de mètre d’elle seulement, elle aperçoit un incroyable appareil d'environ trois mètres de circonférence, dégageant une faible lueur jaune orangé. Une sorte de disque aplati aux extrémités, qui plane au-dessus de l'arbre. Il semble prêt à se poser. Terrifiée, la jeune mère empoigne son gamin et file chez la voisine. Les hommes arrivent 1 heure après. Plus aucun objet volant ne plane au-dessus des lieux, mais ils découvrent stupéfiés, une trace inexplicable, une empreinte que l’on appellera par la suite, le Trou de Poncey. Les autorités averties, l'usine d'amiante est envahie par la gendarmerie, la police de l’air, l’armée de l’air, les scientifiques. On procède à des analyses, des prélèvements, des recoupements de témoignages. Les documents d’époque précisent que l'énigmatique empreinte mesurait 1 m 50 de long sur 70 cm de large. Le sol semblait comme aspiré et la terre arrachée était répandue tout autour du trou sur un rayon de 4 m. L’enquête conclue à la réalité d’un atterrissage. Mais de qui, de quoi ? Mystère ! Et rien ne repoussera, pas même un brin d’herbe, quatre années durant, dans le trou de Poncey !
André Beuchot



restauration des couvertures en laves de l'église

 


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Vie Sociale

Ecole et périscolaire (cantine-garderie) à Lamargelle.
Commerces à Saint-Seine l'Abbaye.

Association communale de chasse de Poncey sur l'Ignon.

Économie & Développement

Agriculture.

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Que faire ?

Promenades/Randonnées : Plateaux boisés dominant les vallées de la Seine et de l'Ignon.
Sources de la Seine et sources de l'Ignon.


Fan de ma Commune

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