Corgoloin


©André Beuchot

Maire Dominique VERET
Secrétaire de Mairie PALLEGEOIX Élisabeth
Adresse Place de la Mairie - 21700 Corgoloin
Tél. 03 80 62 98 19 Fax 03 80 62 74 42
Email mairie.corgoloin@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture Lundi 14h-18h, Mardi 14h-18h, Jeudi 14h-18h
Population 969 habitants. Les Corgolinois
Altitude 198 mètres Superficie 1240 ha
Situation géographique Latitude: 47° 5' 2'' Nord - Longitude: 4° 54' 52'' Est.
Communauté de Communes CC de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
Canton NUITS-SAINT-GEORGES

Je suis fan de ma commune

Présentation

Non loin de la route touristique des Grands Crus, à proximité du bassin carrier de Comblanchien, Corgoloin est situé à 9 km de Beaune et à une trentaine de kilomètres de Dijon.

Plus d'infos

www.paysdenuitssaintgeorges.com
www.ot-nuits-st-georges.fr

Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Pierre, XIIIè siècle.
Château de Cussigny, XVIIIè siècle.
Manoir de Moux, XVè siècle.
Château de la Chaume (Privé).

Elégante et discrète, la Côte-d’Or séduit par son charme plutôt que par l'exubérance. La richesse de son patrimoine naturel et architectural réserve aux visiteurs des découvertes souvent surprenantes. S'évader en Côte d'Or, c'est la promesse d'une autre perception de notre département ; c'est vouloir partir ailleurs au cœur de son propre territoire...  C'est vouloir l'explorer de mille et une façons pour mieux le connaître. Nous avons donc souhaité rester au plus près de cet immense potentiel environnemental, patrimonial, touristique qui, tout au long des chemins, fera appel à tous vos sens : voir, écouter, sentir, toucher et parfois même goûter. Inépuisable Côte-d’Or, nos coups de cœur ne sont pas tous révélés ici ...  Nous nous évaderons à nouveau vers d'autres territoires dans une prochaine édition. Chaleureux remerciements aux élus et partenaires publics et privés pour la confiance qu’ils nous ont accordée et leur engagement dans la valorisation de leur territoire. 
Valéry Choplain
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Le saviez-vous ?


Un curieux de passage à… CORGOLOIN.

La voie romaine qui traverse le village reste une des traces les plus anciennes d'occupation des lieux. Lors des guerres du Moyen-Âge, une anecdote locale fait écho à l'histoire des six Bourgeois de Calais. En tenue blanche, une corde autour du cou et portant les clés de l'église, les échevins de Corgoloin se constituèrent en otages pour que les compagnies qui menaçaient le bourg, épargnent les habitants. Dans l'espace de verdure situé au nord-est de l'église, se situait jadis l'ancien château de Visagent ou Vif-Argent, entouré de fossés, entièrement disparu.
Au fil des siècles, Corgoloin partagea son activité entre culture de la vigne, du cassis jusque dans les années 1970 et l'exploitation de carrières. Citées au XVIIIe mais peut-être plus anciennes, elles connurent leur âge d'or au XIXe avec la construction d'ouvrages d'art pour la ligne de chemin de fer du PLM. La pierre de qualité fut également utilisée pour édifier des grands magasins comme "Les Magasins Modernes" à Dijon (Nouvelles Galeries) ou "Le Printemps" à Paris. Environ 800 ouvriers travaillaient à l'extraction et à la taille des pierres. Un grand nombre d'immigrés arriva de Suisses, d'Italie, de Pologne, ce qui suscita des inquiétudes entrainant la création d'une gendarmerie. La taille s'effectuait près de la gare qui prit une grande importance. On rapporte que chaque jour, cinq à six wagons d’une trentaine de tonnes quittaient Corgoloin.
De style roman cistercien, l'église Sainte-Anne remonte au XIIIe. Brûlée par les troupes de galas en 1636, elle fut restaurée, la voûte refaite avec une charpente en forme de coque de bateau renversé. On y remarque une poutre de gloire provenant de l’ancienne chapelle du Château de Cussigny. On s'étonnera devant la couleur de la pierre, brun-rose foncé, provenant de carrières épuisées.
Il faut flâner dans le village bas pour découvrir de beaux domaines et de belles maisons de maitres. Ainsi, le domaine Petitot vous surprendra avec d'un côté, d'étonnants bâtiments d'exploitation XIXe avec fenêtres à meneaux, de l'autre la maison mère XVII-XVIIIe et sa tour carrée dominant la cour, ou encore la surprenante maison XIXe Paul Retz ornée de motifs sculptés. À proximité, l'ancienne école de fille XIXe, devenue école mixte, dominée par une petite cloche, s'honore d'un toit en tuiles multicolores. Proche de la gare, la maison Sauvain XVIII-XIXe, arbore une façade en pierres de taille. On croise également au gré des rues, plusieurs vieux pressoirs décoratifs. De son côté, l'élégante mairie XIXe voisine, en pierre blanche, se pare de décors et cabochons en terre cuite. Le lavoir à demi enterré à deux bacs début XIXe et aux fenêtres en demi-cercle n'est pas bien loin. Inhumé au cimetière, l'abbé Bazin fut le fondateur de la ville d'Iglulik dans le grand nord canadien.
Au nord-est, le château de la Chaume garde ses communs et un parc possédant un tulipier bicentenaire où se dressait une belle orangerie circulaire. À la fin du XIXe et au début du XXe, de nombreux ouvriers des carrières étaient logés dans le château. Il abrita également un atelier d'ébénisterie.
À l'ouest, dans le Clos des Langres créé par les moines de Cluny puis repris par ceux de Cîteaux, un manoir XVIII-XIXe accueille un magnifique pressoir "perroquet". Ses caves remontent au XVIIe. Ce clos marque la limite exacte entre la Côte de Beaune et la Côte de Nuits.
Corgoloin compte aussi les hameaux de Boncourt-la-Ronce, La Chaume, Cussigny et Moux.

Boncourt -la-Ronce. (Corgoloin). Outre une ferme, une petite mare et des abreuvoirs en pierre alimentés par une pompe à manivelle, le hameau dissimule une maison de maître.

La Chaume. (Corgoloin). Le moulin de la Chaume a été transformé en pisciculture. "La Chaume" désigne souvent des friches, mais pourrait aussi venir de Calamus, le roseau au XIIe, ou du grec Kalamos signifiant, tige d’une plante. À proximité la ferme restaurée de Montot qui pourrait être une ancienne maison forte, se mire dans sa petite mare.

Cussigny. (Corgoloin). Une maison forte se dressait à Cussigny au XIVe. On ne sait pas vraiment ce qu'il reste de cette lointaine époque. Peut-être le colombier ? Ou encore le corps central surnommé localement le donjon, mais qui ne ressemble en rien aux constructions de ces temps difficiles durant lesquels les Anglais attaquèrent la place. Le château changea plusieurs fois de propriétaires au gré des mariages et des alliances, puis sera reconstruit au XVIIIe. Finalement, au début du XIXe, la famille de Loisy fait démolir l'aile nord. Les deux dernières tours d'angle en mauvais état disparaissent sûrement elles aussi à cette occasion. Que découvre-t-on de nos jours ? Un édifice d'allure classique du XVIIIe qui garde encore sa chapelle, d'importants communs aménagés en ferme équestre et un colombier rond qui compta plus de mille boulins en terre cuite. Les différents corps de logis du château s'élèvent sur deux ou trois niveaux, la partie centrale étant couronnée de frontons percés d'oculus. Des chiens-assis rehaussent les multiples toitures juxtaposées couvertes en petites tuiles qui arborent une date, 1771, en énormes lettres dorées. Une tour carrée se termine par une flèche portant un campanile. Une arche en pierre donne accès aux jardins à la française qui auraient été dessinés par un élève de Le Nôtre au XVIIIe. Des charmilles anciennes et ifs taillés en pièces d'échecs, une chapelle et des bois complétaient l'ensemble. Mais ce château se singularise par quelques particularités originales. L'éclairage extérieur au gaz a été conservé. Un chemin de fer avait été installé pour faciliter l'entretien du domaine et plusieurs petites locomotives diesels subsistent. Enfin, les toilettes sont décorées de carreaux de Delft du XVIIe. De son côté, le hameau a gardé un petit lavoir XXe, un moulin à eau et un ancien bâtiment d'école.

Moux. (Corgoloin). Suite à la photographie aérienne, une villa gallo-romaine fut découverte au Pré de la Chaume. Une stèle étonnante appelée, Dieu aux oiseaux" fut mise à jour. Un dieu appuyé sur un cep, conforterait la présence de la vigne au début du IIe de notre ère. Parmi les découvertes faites lors des fouilles entreprises lors de la construction de l’autoroute, on note une rouelle d’époque mérovingienne. L'ancien manoir XVIe percé de meurtrières, fut la propriété de Guigone de Salins et de Nicolas Rolin. Il arbore deux tours rondes, une accueillant un escalier, l'autre un pigeonnier. Il est complété par une grange aménagée en centre culturel. Cette maison forte servit de garnison aux gens d’armes surveillant les grandes voies de communication de la région. Selon la légende, il existerait un souterrain reconnu sur au moins 1,5 km (!) joignant le château de Moux à celui d'Argilly à quatre kilomètres à l'est ! Pour terminer, il faut citer le minuscule lavoir XXe avec bac à laver debout.

 


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Vie Sociale

Économie & Développement

Viticulture ; Corgoloin produit l'appellation Côte-de-Nuits village.
*Pisciculture ; Cordier-Gand - La Chaume - 21700 Corgoloin - 03 80 62 98 32. www.cordier-gand-pisciculture.fr

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Que faire ?

De belles promenades à travers le vignoble et les bois.
*Pêche.


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