Val-Suzon


©Catherine Louis


CRB Service Patrimoine et inventaire


© André Beuchot


© André Beuchot

Maire LOUIS Catherine
Secrétaire de Mairie Sautou Virginie
Adresse Place de la Mairie - 21121 Val-Suzon
Tél. 03 80 35 63 15 Fax 03 80 35 63 15
Email mairie.valsuzon@orange.fr
Horaires d'ouverture Lundi 14h-18h
Population 230 habitants. Les Val-Suzonnais
Altitude 320 mètres Superficie 1800 ha
Situation géographique Nord-Ouest de Dijon - Latitude: 47° 24' 27'' Nord - Longitude: 4° 53' 36'' Est.
Communauté de Communes Forêts Seine et Suzon
Canton FONTAINE-LES-DIJON

Je suis fan de ma commune

Présentation

La commune de Val-Suzon est nichée au creux d'un vallon et est située au sein d'un massif forestier d'exception riche en faune et en flore. Cette forêt est classée "Forêt d'exception" et fait partie d'une réserve naturelle régionale et d'un site Natura 2000. La rivière "le Suzon" traverse le village et propose tout au long de son parcours des paysages pittoresques.
C'est un village où il fait bon vivre.

Plus d'infos

www.cc-forets-seine-suzon.fr

Tourisme & Patrimoine

Eglise XIXè siècle.
Ancienne chapelle du prieuré de Sainte-Foy XIVè siècle.
Chapelle XVIIè siècle à Val-Suzon Haut.
Maison des anciens maîtres de postes.
Maison en bois sur pilotis.
Ruines d'un ancien moulin.
Anciennes forges, restes du haut fourneau XIXè siècle.

Nombreux sentiers de randonnées pédestres.
La village possède un ancien haut fourneau datant du 19 è siècle en cours de restauration.

CRB Service Patrimoine et inventaire

© André Beuchot

Elégante et discrète, la Côte-d’Or séduit par son charme plutôt que par l'exubérance. La richesse de son patrimoine naturel et architectural réserve aux visiteurs des découvertes souvent surprenantes. S'évader en Côte d'Or, c'est la promesse d'une autre perception de notre département ; c'est vouloir partir ailleurs au cœur de son propre territoire...  C'est vouloir l'explorer de mille et une façons pour mieux le connaître. Nous avons donc souhaité rester au plus près de cet immense potentiel environnemental, patrimonial, touristique qui, tout au long des chemins, fera appel à tous vos sens : voir, écouter, sentir, toucher et parfois même goûter. Inépuisable Côte-d’Or, nos coups de cœur ne sont pas tous révélés ici ...  Nous nous évaderons à nouveau vers d'autres territoires dans une prochaine édition. Chaleureux remerciements aux élus et partenaires publics et privés pour la confiance qu’ils nous ont accordée et leur engagement dans la valorisation de leur territoire. 
Valéry Choplain
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Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à… VAL-SUZON.

Val-Suzon est le nom d'une commune composée de deux villages, Val-Suzon-Bas et Val-Suzon-Haut (dans le sens du courant de la rivière), mais aussi celui donné à la vallée de la rivière Suzon, entre sa source et Messigny. Une partie a été classée en réserve naturelle en 2011. Victor Hugo, lors de son voyage en Bourgogne le 21 octobre 1839, écrivit : « On traverse le Val Suzon, charmant et sauvage et qui rappelle le Jura ». En novembre 2013, une partie du Val-Suzon a obtenu le label "Forêt d'Exception". Il n'y a que 18 forêts labélisées en France et une seule en Bourgogne. L'objectif, est de favoriser la biodiversité de la faune et de la flore, de préserver le patrimoine historique dans les 2100 hectares de forêt répartis de part et d'autre du Suzon.

Val-Suzon-Haut a gardé un pont à deux arches XIXe, une maison à pans de bois sur pilotis, la maison des anciens maîtres des Postes et un cadran solaire. Ville étape pour les diligences, les auberges étaient autrefois nombreuses. L'ancienne gare du CDCO (Chemins de fer Départementaux de la Côte-d'Or) est devenue la mairie-salle des fêtes. Un petit pigeonnier se dresse dans les jardins voisins.
La bourgade était au XIXe dotée d'une forge et d'un haut fourneau aujourd'hui en ruines. Profitant du bief d'un ancien moulin à eau, J-B. Victor Noël, installe au début du XIXe, des lavoirs à bras et un bocard pour le concassage du minerai destiné à ses forges de Pellerey. Ce minerai provenait des minières à ciel ouvert de Darois, Étaules, Flacey et Hauteville. On rapporte qu’au début du XIXe, les habitants apportaient aussi dans des paniers, les nodules ferreux qu’ils trouvaient dans les champs, notamment après les orages. En 1824, Victor Noël décide de construire un haut-fourneau à Val-Suzon, plus proche des lieux d'approvisionnement en minerai. Le groupe Huot et Thoureau le rachète en 1835. L'année suivante, une ordonnance royale de Louis Philippe autorise la construction d'une nouvelle usine capable de produire 800 à 1 000 tonnes de fonte par an. On trouve dans le même bâtiment : le logis du Maître de forge et les habitations ouvrières, le haut-fourneau et les halles à charbon et à minerai. Hélas, elle ne produira que 354 tonnes de fonte à 200 F la tonne en 1840, faute de matière première et de débit insuffisant du Suzon en période d'étiage. La fonte produite était expédiée à Gray, puis en 1843, à la forge anglaise de Velars-sur-Ouche. L'installation trop tardive d'une machine à vapeur ne compensera pas l'arrivée d'une nouvelle concurrence, les forges d'affinage à la houille. Suivra alors un lent déclin ; chômage en 1860 et faillite l'année suivante. En 1862 l’usine est rachetée avec l'espoir d'une renaissance. Mais en 1872, le haut-fourneau s'éteint définitivement. Les installations sont converties en scierie en 1920, puis en une fabrique de manches d'outils. Sans plus de succès. Le site ferme une fois pour toute en 1956. Aujourd'hui, la restauration des bâtiments suit son cours.
À peine sortis du village en remontant la rivière, on remarque à main gauche une ancienne passerelle du chemin de fer CDCO. Ici, le torrent se divise en deux, un des bras étant canalisé pour les forges et l'on découvre toujours les anciens vannages et le tunnel rejoignant l'usine. En amont de cet embranchement, s'ouvre la vaste entrée de la grotte de Roche Chèvre. Sur les hauteurs, en rive gauche cette fois, une petite combe vous guide jusqu'à la Fontaine aux Fées, qui sourd d'une minuscule grotte prolongée d'une arcade en pierre et que côtoie un vieil abreuvoir taillé dans la roche. Les fées seraient aussi à l'origine d'un chemin empierré qu'elles ne purent jamais terminer. Chaque matin au chant du coq, leur travail de la nuit disparaissait.
Reprenons notre route et arrêtons-nous un peu plus loin, au niveau d'une maisonnette fleurie, ancienne gare du chemin de fer. Derrière, se cachent les restes du moulin du Val-Courbe (autrefois Vaucorbe), ancien battoir, (sur la commune de Pasques) dont on peut facilement remonter les canaux d'alimentation asséchés jusqu'à leur confluent avec le torrent. On remarquera au passage un sentier qui grimpe à la grotte du moulin, galerie étroite et instable qui s'enfonce dans la montagne. De retour à l'ancienne gare, on découvre un peu plus loin le Rui Blanc. Nous pourrions poursuivre ainsi jusqu'à Fontaine Mielle, où le Suzon prend sa source.

Gagnons maintenant Val-Suzon-Bas où, sur les hauteurs, se dresse l'église XIXe Saint-Nicolas surveillée par une flèche polygonale en ardoises. Elle protège la châsse de Sainte-Foy qui renferme une statue de la sainte en cire et accueille une curieuse collection de plus de cinquante vases essentiellement en porcelaine, plus ornementés les uns que les autres.
Un orphelinat de filles fut construit en 1902/1903 et fonctionna jusqu'en 1951. Il comprenait au rez-de-chaussée la salle de classe, la cuisine et le réfectoire. La vie était très dure pour les 25 à 30 orphelines qui dormaient à l'étage. Les raves et le pain sec constituaient l'ordinaire des repas peu abondants. Outre la classe, les filles travaillaient chez les agriculteurs locaux où entre autres occupation, elles ramassaient les doryphores ! Aujourd'hui, on remarque encore sur la gauche de la cour de l'ancien établissement, la maisonnette de la concierge, chargée également des cours de couture.
Le bourg est dominé par la Roche Tabot. Au village, une route s'engage dans la Grande Combe et on découvre après 1 500 m deux minuscules grottes sans suite, même si l'une laisse passer un courant d'air vif.

En partant en direction de Messigny, on longe à nouveau le Suzon qui zigzague dans les prés. Bientôt, on atteint la maison forestière de la Fontaine-au-Chat, dominée par un éperon barré où un "mur vitrifié" aurait été identifié. (Le terme "mur vitrifié" désigne un vestige archéologique remontant entre 800 et 200 ans avant notre ère, chauffé à très haute température. Des blocs de pierre sont soudés entre eux par un mortier ressemblant à une coulée de lave. Une température de 1 100 à 1 300° étant nécessaire, on ignore comment cette vitrification pouvait survenir, accidentellement ou volontairement. Des restes d'enceintes vitrifiées ont été découverts dans plusieurs pays d'Europe). Les fées viennent ici toutes les nuits pour améliorer les chemins en posant un dallage en hérisson. Hélas, au chant du coq, leur travail disparait aussitôt.
Un chemin de terre nous conduit à la grotte très étroite de la Fontaine-au-Chat, visible sur 200 m quand les eaux n'envahissent pas le réseau avant d'inonder le chemin d'accès. À proximité, le captage de la source de la Fontaine-au-Chat est réalisé par M. Mocquery en 1893. Il s'inscrit dans le projet d'alimentation en eau de la ville de Dijon, et vient compléter le débit des sources de Sainte-Foy et du Rosoir, jugées insuffisantes. Plus loin, on découvre un sentier qui escalade le coteau et débouche au belvédère de Bois Jossam ou de Roche Gros.
Sept-cents mètres plus au nord, on déniche les ruines d'un temple celtique, avec un double soubassement de pierres sèches cachées au milieu des coupes. On y aurait retrouvé des monnaies gauloises attribuées aux Lingons ainsi que des monnaies romaines. Deux enceintes en pierres sèches imbriquées l'une dans l'autre apparaissent dans une clairière. La première, la plus grande, forme un U d'une douzaine de mètres de côté. Au milieu, la seconde enceinte rectangulaire mesure environ 4 m sur 5 m. Une porte orientée vers le sud est ménagée sur un des côtés. Les murs hauts d'un mètre, portent les traces d'orifices qui pouvaient recevoir des poutres verticales soutenant le reste de la construction, mur en bois ou torchis et toiture. Hélas, la datation du monument reste incertaine, aucune étude approfondie n'ayant été effectuée. Peut-être ne remonte-t-il pas du tout au temps des celtes. Jusqu'au milieu du XVIIIe, les ruines d'un village étaient encore visibles à quelques centaines de mètres à l'est, au bord de la combe Goa (ou Goes, ou Goix). Certains évoquent une charte du XIIe, passée devant le 29e abbé de Conques, Boniface. Un certain Mainfred cède au Prieuré de Sainte-Foy, l'église abandonnée du village de Goa avec l'atrium qui l'entourait. Si les villages de Curtil et Sainte-Foy dépendirent d'abord de Goa, la situation s'inversa avec l'extension du prieuré qui devint paroisse à son tour. Les habitants abandonnèrent Goa et descendirent dans la vallée. Alors, ces ruines seraient-elles les derniers vestiges du bourg et de l'église de Goa ?
Reprenons notre route. On laisse à droite une ancienne passerelle de chemin de fer dissimulée dans la verdure qui enjambe le Suzon et l'on emprunte, à gauche, un chemin en direction des roches des Argillets qui s'avèrent propices à l'escalade, certaines voies étant équipées. Tout à côté, se niche la grotte du Combet Georges, petit gouffre concrétionné terminé par une vasque remplie d'eau.


Un curieux de passage à… Sainte-Foy, Hameau de Val-Suzon.

Petit hameau calé au bord du Suzon, dominé des roches où le panorama vaut le coup d'œil, Sainte-Foy s'appelait autrefois Chevigny. De ces roches, on distingue la chapelle XIVe et le bâtiment XVe des prieurs, surnommé le château, encadré de deux tour rondes. Ils sont les seuls vestiges du prieuré de Sainte-Foy, martyre à Agen au IIIe siècle. Pour défendre sa foi chrétienne, sainte Foy mourut à l'âge de treize ans, brulée sur un lit d’airain et décapitée. Ses reliques furent volées par un moine et emportées à l'abbaye de Conques, sur le chemin de Compostelle, avant d'être transférées à Val-Suzon et de faire l'objet d'un important pèlerinage. Selon la légende, lors de son supplice sur le grill, la sainte fut sauvée par une colombe chargée de rosée. À la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national. La chapelle devient un bucher. Dominée par un petit clocher portant deux cloches, elle profite d'un plafond en bois en coque de bateau inversé. Le domaine, avec grange, remise et écuries, s'entourait alors d'un mur flanqué de deux tours rondes. L'une a été détruite, l'autre est toujours visible, remaniée et accolé au château. Pour donner à ce dernier une meilleure allure, on ajouta une seconde tour ronde à la façade. On raconte qu'en 1459, le seigneur de Vantoux, Alexandre de Saulx, souhaitait fortement profiter des faveurs de la belle chambrière du prieur. La demoiselle lui résistant, il força les portes du prieuré avec deux serviteurs puis enfonça celle de la chapelle ou la belle s'était réfugiée avec le prieur. Nous n'avons pas les détails de ce qu'il advint quand elle se retrouva à Vantoux, mais on l'imagine ! Après une plainte déposée auprès du duc de Bourgogne, le seigneur de Vantoux fut condamné à lui verser vingt écus. Nous reviendrons sur l'histoire de Sainte-Foy dans la rubrique consacrée à val-Suzon.

Du belvédère des roches, on aperçoit les méandres du Suzon qui se faufile le long d'une pisciculture, ancien moulin à eau. Puis on reconnaît l'ancienne voie ferrée, la halte à l'architecture caractéristique des chemins de fer départementaux et, près des captages, l'ancien tracé de la ligne. Tout à côté, la forêt nous dissimule les sources et d'imposantes formations de tuf. Dès 1833, l'idée de capter l'eau des sources du Val-Suzon pour l'amener à Dijon est évoquée par Henri Darcy dans un mémoire. Un aqueduc de près de treize kilomètres se chargera de véhiculer les flots de la source du Rosoir qui jaillit entre Sainte-Foy et Messigny, jusqu'à un réservoir situé aux portes de la ville. Le 31 décembre 1837, une ordonnance royale donne le feu vert, les travaux ne commençant qu'en mars 1839. Mais rapidement, le débit s'avère insuffisant. Un autre hydraulicien, Henri Bazin, imagine de capter la source de Sainte-Foy. Achetée en 1864, elle est captée cinq ans plus tard et raccordée en 1870 à l'aqueduc du Rosoir. Entièrement maçonné, le tracé se dissimule aux regards. Seuls les franchissements de rivières et les cabines abritant des regards de maintenance permettent de deviner sa présence aujourd'hui. Plus tard, on ajoutera la source du Chat et un tuyau en fonte de 70 cm de diamètre, assurera une meilleure étanchéité à l’aqueduc. Autrefois, l’aqueduc devenait apparent en entrant à Dijon par un viaduc de 148 m de long porté par 59 arches, détruit en 1881. Depuis la route qui traverse Sainte-Foy, les promeneurs remarqueront la minuscule construction qui domine le réservoir en grande partie enterré. Il accède à une vaste pièce voûtée en anse de panier où l'eau limpide frétille sur le sol pavé avant de s'engouffrer dans l'interminable tunnel.

Dans les bois alentours, un petit gouffre attirera les spéléologues, le Combet Georges. Facile à trouver, il s'ouvre au bord du sentier balisé qui part du hameau par quelques marches de pierres. Un puits d'entrée donne accès à une galerie en Y, un des bras se terminant par un second puits, l'autre par une petite étendue d'eau.

André Beuchot

Pour en savoir plus sur sainte Foy, les pèlerinages à Val-Suzon et le prieuré, lire l'ouvrage de Patrice Vachon : Val Suzon, le culte et le prieuré de Sainte-Foy. En vente chez l'auteur à Fontaine-lès-Dijon et à l'office de tourisme de Saint-Seine l'Abbaye.



© André Beuchot

 


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Vie Sociale

Fête patronale : 2ème dimanche de mai.

Économie & Développement

Chambres et tables d'hôtes et un restaurant à Sainte Foy.

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Que faire ?

Promenades/Randonnées pédestres ; jonction des GR2 et GR7.
Chasse, pêche.


Fan de ma Commune

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