Prendre le temps de (Re)découvrir sa ville, sa capitale

Prendre le temps de (Re)découvrir sa ville, sa capitale

Info+ :

En plein cœur de Dijon, dans le Palais des Etats de Bourgogne, point d’accueil principal de l'office de tourisme

  • 11 rue des Forges – 21000 Dijon  Tél. : +33 (0)3 80 44 11 44
  • Lundi au samedi : 9h30 à 13h – 14h à 18h
  • Dimanche et jours fériés : 10h à 13h – 14h à 16h

Fermeture exceptionnelle à 16h les 24 et 31 décembre. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier.

 

Mais aussi

  • Cour de la Gare – 21000 Dijon - Tél. : +33 (0)3 80 44 11 44
  • Ouverture les jeudis, vendredis et samedis de 9h30 à 13h00 et 14h00 à 18h00

Et bien sûr, ici :

https://www.destinationdijon.com

 


Combien de Côte-d’Oriens prennent le temps de visiter Dijon ? Capitale des ducs de Bourgogne, la ville recèle de milles et une merveilles et préserve une histoire chargée que tous les habitants du territoire ne connaissent pas. Au-delà de cette richesse patrimoniale, Dijon invite aussi les épicuriens à faire une escale gourmande. La ville peut même surprendre les amoureux de nature par la présence de ses nombreux parcs, du plus petit au plus grand, où citadins et visiteurs de passage aiment à flâner, pique-niquer ou s’adonner à une activité… Tous les genres de Côte-d’Orien se retrouvent à Dijon.

Impossible de dire que l’on connait la Côte-d’Or sans avoir apprécié sa capitale, ville d’hier et de demain. La meilleure façon de découvrir Dijon reste sans doute à pied, en suivant les chouettes incrustées au sol qui orientent, pas à pas, le curieux. Pour se lancer, il suffit de disposer de quelques euros pour acheter le guide à l’office de tourisme qui détaille le parcours et ses points d’intérêt. 22 étapes jalonnent l’itinéraire avec chaque fois des informations qui aident à porter un regard différent sur chacun des lieux qui s’offrent aux yeux des promeneurs.

©VARGAS

Savez-vous par exemple depuis combien de temps l’ours Pompon veille sur le Jardin Darcy ? Quel ingénieur est à l’origine du réservoir situé derrière la fontaine du parc ? Un peu plus loin, en descendant la rue de la Liberté avec ses commerces animés, le parcours s’arrête sur la place François Rude, les Dijonnais la surnomme d’ailleurs la place du Bareuzai… Là encore, le guide révèlera aux profanes le pourquoi de cet attribut référence à son passé viticole. D’arrêt en arrêt, les yeux tantôt en l’air tantôt vers le sol, le visiteur plonge dans l’histoire et le patrimoine dijonnais, passant notamment devant le majestueux Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne dominé par la Tour Philippe le Bon. L’effort de monter les 316 marches est récompensé d’un point de vue exceptionnel qui s’offre aux amoureux pendant la Saint-Valentin lors de visites thématiques à cette date. C’est aussi un panorama céleste pour les soirées astronomiques proposées toute l’année ou lors des apéritifs de la Tour, organisés du printemps à l’automne.

© Rozenn KREBEL © Alice Colas - Jardin Darcy ©VARGAS - Place de la Libération

En repartant à l’assaut de la chouette, que l’on touchera de la main gauche en faisant un vœu, impossible de ne pas s’arrêter devant l’architecture des Halles et de se laisser enivrer par les odeurs et les saveurs émanant du marché qui met à l’honneur les producteurs locaux. Fromages, charcuteries, légumes, moutarde ou encore pain d’épices régaleront les gourmets amateurs autant que les gastronomes expérimentés. Tous ont d’ailleurs envie de se laisser tenter par le Brunch des Halles tous les dimanches d’été. A chaque date, sa thématique. Convivial à l’extrême avec ses grandes tablées, le brunch régale autant les papilles que les esprits par les rencontres qui y voient le jour. Une autre façon de découvrir le lieu, les visites guidées qui lui sont consacrées.  Ragaillardi par un bon repas, le parcours de la Chouette se poursuit notamment au Musée des Beaux-Arts avec ses collections parmi les plus belles de France et les tombeaux des ducs de Bourgogne. Trop de Dijonnais et de Côte-d’Oriens ne profitent pas de la gratuité du lieu, tout comme celle de tous les musées de Dijon, ni de son accessibilité, à l’image du reste de la ville.

© Alice Colas

Une cité faite pour les gastronomes

Une visite de Dijon va de pair avec une autorisation que l’on accorde à ses papilles, une sorte de laisser-aller gourmand et hédoniste qui trouvera un terrain de jeu privilégié à la Cité internationale de la gastronomie et du vin. L’école des vins y dispense des cours d’œnologie qui ouvrent l’univers viticole à tous les profils, néophyte ou amateur aguerri, avec des dégustations thématiques. La Cité dispose également d’une cave riche de plus de 3 000 appellations de France et du monde, dont celles de la région sont vendues à prix domaine. Pour les amateurs de spiritueux, la vente de certains nectars se fait désormais en vrac. Partir à la découverte de la Cité ne peut se faire sans un détour par le Food Court avec ses commerces et ses artisans, pour manger un bout sur place ou emporter le meilleur du terroir. A peine plus loin, en cœur de ville, les brasseries et restaurants proposent des cartes et des menus pour toutes les bourses et toutes les envies. Chaque dimanche, il en va de même pour les brunchs avec une offre riche, des adresses qui se réservent des semaines à l’avance à celles qui refusent les réservations. Manger et bien manger fait partie intégrante d’une sortie dijonnaise.

© Alice Colas

Le vin est aussi largement à l’honneur à la Cité avec une exposition permanente qui lui est consacré mais aussi plus largement à Dijon et en Côte-d’Or. D’ailleurs, l’office de tourisme de Dijon organise des visites pour partir à la découverte du patrimoine viticole qui entoure la ville mais aussi celui qui se développe en son cœur. Dès le 14ème siècle, Dijon possède son propre vignoble cultivé sur les coteaux de Dijon, Chenôve et Marsannay-la-Côte. Un vignoble qui renait aujourd’hui grâce au domaine de la Cras parmi d’autres basés en Côte de Nuits. Se promener à proximité de ces rangs de vignes donne l’impression de faire aussi bien un saut dans le temps que dans les traditions locales. Envie de marcher dans les vignes ? L’office de tourisme saura vous indiquer les itinéraires de randonnée dédiés.

Dernière halte à la Cité internationale de la gastronomie et du vin ; le 1204. Ne pensez pas à tort qu’il s’agit du dernier club à la mode mais plutôt d’une source d’informations riche pour comprendre et appréhender le patrimoine et l’architecture local grâce aux expositions du centre d’interprétation. Une visite instructive même pour ceux qui sont convaincus que la ville n’a plus aucun secret pour eux…

Dijon, ville de demain

En sortant de la Cité, un coup d’œil sur l’architecture du bâtiment rappellera que Dijon, riche de son passé, est une cité ancrée dans son époque avec des bâtiments modernes et originaux. En face, le parking Monge avec sa dentelle de métal interpelle autant que « le canon de lumière » de la Cité occupée par l’Ecole Ferrandi. Se lancer à la chasse aux architectures dijonnaises passe immanquablement par les deux tour Elithis. La première, voisine de l’auditorium de Dijon qui a lui-même une architecture atypique, date de 2009 et a été conçue pour produire plus d'énergie qu'elle n'en consomme. La seconde, dans le nouveau quartier de l’Arsenal, s’inscrit dans son époque en proposant des logements dans un bâtiment à énergie positive.

©VARGAS

Parmi les architectures à découvrir, Dijonnais et Côte-d’Oriens admirent les toits vernissés mais peu prennent le temps de s’arrêter devant le Crystal Monge ou ne recherchent pas le bâtiment aux QR Codes. L’architecture s’avère également une bonne excuse pour aller du côté de la Vapeur, salle de spectacles et de concerts rénovée en 2018, ou du Zénith, laissant l’occasion d’écouter de la bonne musique. Culture et architecture font également bon ménage au Consortium Museum. A deux pas de la place Wilson, le musée d’art contemporain dijonnais bénéficie d’une renommée internationale. Imaginez que de nombreux Dijonnais n’y ont jamais mis un pied alors que Justin Timberlake ou Alicia Keys ont prêté certaines œuvres à l’établissement. Si les habitants du territoire veulent être surpris, le Consortium saura les satisfaire.

© Alice Colas    © Alice Colas

Nature en ville, nature voisine

Ville culturelle, Dijon est aussi une ville verte appréciée des citadins. Les habitants des villages de Côte-d’Or y découvrent souvent des parcours de verdure inattendus. Si le lac Kir, le jardin Darcy ou de l’Arquebuse et le parc de la Colombière font partie des plus connus, d’autres méritent un détour. Il est facile de passer la journée au soleil, à pique-niquer, jouer et s’adonner au farniente au parc de la Combe à la Serpent, riche de coins et recoins mais aussi d’itinéraires de promenade. En parlant de promenades, celle de l’Ouche, au bord de l’eau, loin des voitures mais au cœur de Dijon, reste une inconnue pour de nombreux habitants. Que dire du jardin japonais ou du parc du Château de Pouilly qui gardent une part de mystère pour beaucoup de Dijonnais.

© Alice Colas - Jardin japonais

Si la ville se parcourt aisément à pied ou en transport en commun, le vélo raccourcit les distances en donnant à voir les paysages et le patrimoine. Les pistes cyclables facilitent les trajets tout comme les solutions de location de vélos, disponibles partout dans la ville. Enfourcher la petite reine invite à découvrir Dijon mais aussi la Côte-d’Or. La capitale des Ducs étant sur le tracé de la Voie Verte, longeant le Canal de Bourgogne et au départ de la Voie des Vignes, elle reste ouverte à la Bourgogne qui est juste là, à portée de pédale.

Nadège Hubert

 ©VARGAS

 

© Alice Colas © Rozenn KREBEL ©VARGAS