L'investissement public, un levier de croissance des territoires

09 novembre 2015

Vincent Martin, Président de la FRTP Bourgogne demande aux élus de relancer d’URGENCE l'investissement public. Certes il rappelle que des efforts sont réalisés par certaines collectivités, notamment la région BOURGOGNE pour les entreprises du secteur des TP afin de préserver les emplois (par la formation) mais aussi en débloquant des travaux par anticipation pour le secteur du BTP. Certains Conseils Départementaux tels que la Côte d’Or et la Saône et Loire débloquent également des budgets d’exception afin de rénover les routes. Quelques collectivités soutiennent les TP en signant une charte de soutien aux investissements dans les infrastructures car, au sortir de grands chantiers structurants tels que la lino et le Tram, les TP sont aujourd’hui à la peine. En effet sur les  7 000 emplois directs générés par les entreprises de Travaux Publics en Bourgogne,  1 500 sont menacés en 2015/2016.

 

 

Nous le savons, la baisse de l'investissement public se fait sous contraintes. Chaque élu souhaite voir son village se développer, améliorer ses réseaux, mais les finances de la commune, la réforme territoriale, les cycles électoraux, tout complique la vision de long terme. Mais dans ce contexte contraint, faut-il sacrifier ses investissements au risque de voir se dégrader l'attractivité de son territoire ?

 

L’investissement : clef de l’avenir

FRTP Bourgogne Vincent Martin Echo des communesLes collectivités représentent 71 % de l’investissement public et la moitié de l’investissement total dans les infrastructures.
Ces investissements locaux stimulent l’ensemble de l’économie française, tout en générant ou maintenant des emplois locaux, non-délocalisables, entraînant des effets multiplicateurs pour l’activité des territoires.
En sus des effets positifs propres à la présence de réseaux de qualité sur un territoire, l’entretien, la mise à niveau et la construction d’infrastructures constituent de véritables amortisseuses anti-crises et des circuits de redistribution efficaces.

A contrario, les investissements non réalisés peuvent coûter plus chers à l’avenir : dans le domaine des infrastructures, les économies d’aujourd’hui sont les dettes de demain.

 

 

 

 

Nous sommes responsables du patrimoine que nous léguerons à nos enfants


L’entretien et la modernisation de réseaux vieillissants et l’investissement dans de nouvelles infrastructures sont des priorités et des attentes fortes pour l’ensemble des citoyens.
61% des Français considèrent que les élus doivent développer et entretenir des équipements publics de qualité même si cela nécessite des investissements
Malheureusement, les collectivités locales font face à de fortes tensions sur leurs budgets. Leurs dépenses de fonctionnement continuent de croître à un rythme supérieur à leurs recettes, pénalisant leur capacité à investir.
Pourtant, les collectivités ont toutes les raisons d’agir : elles représentent 21 % de la dépense publique totale mais seulement 9,5 % de la dette publique.

 

Les réseaux non entretenus, un effondrement de la qualité de service


Le désengagement des pouvoirs publics dans l’entretien, le renouvellement et la mise à niveau des infrastructures se répercute sur l’ensemble de la population.
À court terme, des réseaux dégradés, c’est la sécurité des usagers qui est en jeu, ce sont aussi des heures perdues dans les embouteillages, les retards de train et dans les transports en commun.
Quasiment tous les réseaux existants sont fragilisés. Les nids-de-poule se multiplient, y compris dans des tronçons routiers fréquentés.

 

Les réseaux invisibles comme les réseaux d'eau sont indispensables et participent au quotidien des usagers. Ils doivent être pensés et entretenus avec  le plus grand soin. La moyenne de vie d'un réseau de distribution d'eau potable est de 75 ans, s'il n'est pas entretenu, voire changé, la déperdition d'eau potable (puisée à la source, traitée, transportée jusqu'au robinet) est de 35 % en moyenne sur le territoire national. Cela entraîne une perte écologique et économique importante de l’ordre de 1 200 000 euros par jour en BOURGOGNE !! De quoi financer bon nombre de réseaux non ??

AU SECOURS LES TRAVAUX PUBLICS

IL Y A URGENCE !!!

 

 

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