Les voeux de François BERTHELON, Président du Conseil économique, social et environnemental de Bourgogne.

19 janvier 2014

"Il ne dépend que de nous de décider d’avancer ! J’ai très sincèrement la sensation que la période que nous traversons, de crise ou de mutation, nous donne une opportunité fantastique de faire et de construire. Alors, osons ! Osons la contagion des idées neuves."

Merci de votre présence qui témoigne de l’intérêt que vous portez à notre Assemblée, la 2ème Assemblée de la Région.

Avant de vous adresser mes vœux, je voudrais dans un premier temps vous faire part de quelques remarques personnelles, c’est peut-être le privilège de l’âge…

Nous nous préparons à de longs mois d’élections, donc de pré-élections, puis de post élections, qui pour certaines ont pour caractéristiques de freiner les décisions…

et donc les investissements !

Aujourd’hui de quoi avons-nous besoin ? De plus d’argent allez-vous me dire, mais je ne suis pas sûr que cela soit très possible…

Ce qu’il nous faut, c’est la volonté et la liberté de faire ! D’entreprendre, au lieu de se prendre les pieds dans des querelles partisanes. Je n’aurai pas le mauvais goût de m’étendre sur le sujet de l’aéroport de Longvic-Tavaux, à moins que ce ne soit déjà celui de Bâle-Mulhouse ! Que de temps perdu en atermoiement et autres rodomontades.

Et pendant ce temps-là, les entreprises souffrent, le nombre de chômeurs reste à un niveau insupportable, la précarité gagne sans cesse du terrain !

Et pendant ce temps-là, nous avons en Bourgogne, comme dans tout le pays des potentialités fantastiques qui ne demandent qu’à jaillir, pour être synonymes de travail, d’emplois, de création de richesses, au sens noble du terme, non pas restrictive et au seul profit de quelques-uns, mais pour un pays qui n’espère qu’une chose : vivre de façon solidaire et harmonieuse.

« I’had a dream… »

Il ne dépend que de nous de décider d’avancer !

Une autre remarque, qui elle, nous touche très directement, c’est la réforme de la décentralisation.

Vous savez que députés et sénateurs ont voté ces dernières semaines la 1ère des trois lois de décentralisation, qui au passage devaient être votées dans leur quasi globalité au printemps 2013…

Le premier volet de la réforme instaure le principe des métropoles.

Des esprits chagrins diraient qu’on rajoute une couche aux mille-feuilles sans apparemment en supprimer…

Mais si la métropole est un niveau évidemment essentiel, on est en droit de s’interroger sur les compétences dédiées auxdites métropoles (environnement, routes, social, co pilotage des pôles de compétitivité, gouvernance des gares, etc…).

Or nous nous trouvons sur des compétences actuellement dédiées aux Régions…

Comment, dans ces conditions, le chef de filât peut-il être exercé ? C’est un sujet cher au Président du Conseil régional de Bourgogne et je partage totalement son interrogation.

Comment peut-on diriger quand on a d’une part, des moyens à la baisse et, d’autre part, des champs de compétences qui deviennent à géométrie variable ? Cela pose très clairement la question de la suppression de la clause de compétence générale et je pense qu’il est VITAL, et c’est mon message le plus fort aujourd’hui,  de s’y pencher au plus vite dans le cadre de la suite de la loi de décentralisation. Travail pour le CESER, travail de réflexion commune avec le Conseil régional.

Voilà ces quelques réflexions. Alors, au moment de conclure, je vais me tourner vers les conseillers du CESER Bourgogne, dont beaucoup (≈60 %) sont des nouveaux conseillers où les femmes sont nombreuses (≈44%, 1er Ceser de France) et vous dire combien je crois dans le rôle essentiel de notre Assemblée, avec ce devoir permanent de faire entendre la voix de la société civile.

Continuons et amplifions nos réflexions sur le dialogue social, sur le devenir de la Bourgogne à travers la reprise des travaux de sa Section prospective, soyons les forces de proposition que les assemblées politiques attendent et méritent !

J’ai très sincèrement la sensation que la période que nous traversons, de crise ou de mutation, nous donne une opportunité fantastique de faire et de construire. Alors, osons ! Osons la contagion des idées neuves.

Ma conclusion, je l’emprunte à Martin Luther King : « La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis ».

Belle et heureuse année à tous. 

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