L'Adosphère chante « J'ai dix ans »

L'Adosphère chante « J'ai dix ans »

Info+ :

maison des adolescents

19 rue Bannelier • 21000 DIJON • Tél. 03 80 44 10 10 • Fax 03 80 44 10 64 • adosphere@maisondesadolescents21.fr


Horaires d'ouverture: 

  • lundi et jeudi de 15h00 à 19h00
  • mardi, mercredi, vendredi et samedi de 14h00 à 19h00

17 décembre 2018

La Maison des adolescents de la Côte-d'Or, ou Adosphère, fête ses dix ans. Depuis 2008, elle a accompagné 12 000 adolescents et 5 000 parents. Le 22 novembre 2018, au conseil départemental, a eu lieu une soirée spéciale pour célébrer cet anniversaire en présence des partenaires financiers : ARS, Département, DDCS et CAF.

Si la majorité des adolescents ne ressentent pas de problème particulier, on estime à environ 20 % ceux qui vont mal. Lors de la Conférence de la famille de 2004, un rendez-vous à Matignon fixant les grandes orientations familiales du gouvernement, l'accent avait été mis sur la généralisation des lieux d'écoute des adolescents à partir d'une expérimentation menée au Havre depuis 1999. Le président de la République, Jacques Chirac, avait alors demandé de créer «dans chaque département une maison de l'adolescent ».

Dans son cahier des charges de 2008, l'Adosphère revendiquait que « ceux qui souffrent doivent pouvoir être accompagnés et bénéficier d'un suivi », un suivi « difficile à réaliser lorsque la souffrance est intériorisée, s'exprime à bas bruit ou dans le registre psychosomatique (ce qui est plus fréquent chez les filles) ».

Il y avait alors un constat d'un manque de visibilité pour le public potentiel des structures existantes et d'une absence de pluridisciplinarité des approches. Les Maisons des adolescents ont donc reçu pour objectifs : d'apporter une réponse de santé aux adolescents ; de fournir des informations, des conseils, une aide au développement d'un projet de vie ; de favoriser l'accueil en continu par des professionnels divers ; de garantir la continuité et la cohérence des prises en charge ; de constituer un lieu ressource pour l'ensemble des acteurs concernés par l'adolescence.

 

 L'Adosphère chante « J'ai dix ans »

Accueil anonyme, confidentiel et gratuit

 

À présent, les Maisons des adolescents proposent donc des actions en direction des adolescents qui sont individuelles (consultation médicale, entretien dans le cadre de la planification familiale...) ou collectives (groupes de paroles...). Des actions en direction des familles et des partenaires sont aussi menées. À Dijon, l'Adosphère est située au centre-ville, au 19 de la rue Bannelier. Elle est ouverte les lundi et jeudi de 15h à 19h et les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 14 à 19h. Il existe aussi des antennes dans 27 communes (Auxonne, Beaune, Châtillon-sur-Seine, Montbard, Saulieu, Selongey, Seurre, etc.).

 

Sa mission est d'écouter, informer, accompagner, orienter... et finalement prendre soin des jeunes de 12 à 25 ans dans le département. Les parents et grands-parents sont aussi les bienvenus dans cette Maison qui travaille en réseau avec les professionnels de santé. Ainsi, depuis 2008, elle a accompagné 12 000 adolescents et 5 000 parents. Cette structure créée à l'initiative du conseil général de la Côte-d'Or est actuellement un service du Centre Hospitalier La Chartreuse situé à Dijon. Un comité de pilotage supervise son action, il est constitué de représentants de l'ARS, du conseil départemental de la Côte-d'Or et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale ; il est actuellement présidé par François-Xavier Dugourd.

 La directrice Françoise Jung (à gauche) et l'équipe de l'Adosphère

La directrice Françoise Jung (à gauche) et l'équipe de l'Adosphère

 

La Maison des adolescents de la Côte-d'Or est dirigée par Françoise Jung, son médecin coordonnateur est Elsa Massabie. L'équipe est aussi constituée de dix autres salariés (psychologues, éducateurs spécialisés...). Le budget annuel de fonctionnement est d'environ 580 000 euros (près de 50 % du financement venant de l'ARS, 35 % du Département, 7 % de la DDCS et 7 % de la CAF 21). Dans le futur, afin de gagner en autonomie, la forme juridique de la Maison des adolescents pourrait évoluer et devenir groupement d'intérêt public.

 

Concrètement, l'espace d'accueil généraliste va recevoir, avec ou sans rendez-vous, le public de façon anonyme, confidentielle et gratuite pour réaliser une évaluation des difficultés rencontrées par le garçon ou la fille. Ensuite, une orientation est proposée vers un accompagnement plus spécifique : conseil juridique, espace culturel, orientation scolaire, groupe de parole, espace médical spécialisé (pédiatrie, psychiatrie, pédopsychiatrie, dermatologie ou encore endocrinologie). L'adolescent, ou le parent, peut revenir à cet accueil autant de fois qu'il en éprouve le besoin. De plus, des cafés-parents sont régulièrement organisés pour aider les parents à exprimer leurs questions dans un environnement convivial. De la même façon, des cafés-ados sont proposés sur des thématiques facilitant l'échange entre les jeunes.

 

« Les jeunes d'aujourd'hui vont faire la France de demain »

 

Lors de la cérémonie d'anniversaire, le 22 novembre 2018, François-Xavier Dugourd, premier vice-président du conseil départemental s'est félicité de la place que l'Adopshère a réussi à prendre : « une structure qui s'est vraiment imposée dans le paysage de notre département, dans le paysage de la politique en direction des jeunes et dans l'accompagnement en direction des parents et des professionnels qui travaillent sur ce monde de l'adolescence ». Il a rappelé cette mission importante du Département : « l'ADN du conseil départemental, c'est l'accompagnement de la famille, c'est l'action sociale qui représente, pour tous les Départements de France, la moitié de leur budget ».

 

Pour François-Xavier Dugourd, « l'adolescence est une étape singulière de la vie d'un jeune, qui n'est plus tout à fait un enfant et qui n'est pas encore totalement un adulte. Marcel Proust disait 'l'adolescence est le seul temps où l'on ait appris quelque chose'. Encore faut-il que cet apprentissage ne se fasse pas au détriment du plus jeune en lui causant des dommages. En effet, l'adolescence est évidemment un âge de tous les possibles. Un âge de tous les espoirs. Un âge de nouvelles expériences, des choix d'orientation, des choix importants. C'est aussi l'âge de l'ébullition des idées, des grandes questions que l'on peut se poser philosophiques ou spirituelles, mais c'est aussi, hélas, l'âge des fragilités, des prises de risque voir de dangers importants ». Et de rappeler un triste constat : « un chiffre me glace toujours, c'est de savoir qu'environ 300 jeunes Côte-d'Oriens de 15 à 29 ans chaque année tentent de mettre fin à leurs jours. Aujourd'hui, le suicide demeure la deuxième cause de mortalité chez les adolescents, après les accidents de la route ».

 François-Xavier Dugourd, président du comité de pilotage de l'Adosphère

François-Xavier Dugourd, président du comité de pilotage de l'Adosphère

 

La conclusion de son propos s'est voulue plus positive : « les jeunes d'aujourd'hui vont faire notre pays, la France, de demain. C'est notre capital, en quelque sorte. Il faut rappeler que la grande majorité de nos adolescents n'ont pas de problème et ne manquent pas de talents, des talents qu'il faut mettre en avant. Il appartient à nous, adultes, professionnels de la jeunesse, professionnels de la parentalité, de tendre la main à cette génération qui va avoir à prendre notre relève. Ils doivent trouver avec elle de trouver les moyens qui permettent à chaque jeune de se construire un avenir, de façon autonome. Bref, de donner toutes les chances au jeune, quelque soit son origine, quelques soient ses talents, quelques soient ses aspirations, qu'il puisse disposer des moyens de choisir sa propre vie et de la réussir dans les meilleures conditions ».

 

« Une vison à 360° qui met les familles au centre de son approche »

 

Delphine Zenou, en tant que déléguée départementale de l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté, a souligné la richesse du travail de cette Maison : « l'Adopshère illustre concrètement ce travail en réseau, nécessaire et constructif, entre les acteurs de la santé et tout un ensemble de professionnels de l'action sociale évidemment mais plus largement encore de l'éducation, de la culture notamment. C'est cette vision à 360° qui met les personnes, les adolescents, les familles, au centre de son approche et qui est si précieuse et permet seule d'apporter un accompagnement et une orientation véritablement adaptées aux situations des adolescents, situations parfois, souvent, complexes ».

 Delphine Zenou, déléguée départementale de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté

Delphine Zenou, déléguée départementale de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté

 

Patrick Moreau, président de la Caisse d'Allocations Familiales de la Côte-d'Or, est revenu sur la politique de la CAF en direction des adolescents : « au-delà de la petite enfance et de la parentalité, le soutien des adolescents pour favoriser leur engagement, leur prise de responsabilité, leur accès à des loisirs de qualité est également confirmé. En effet, en matière de politique jeunesse, la CAF a également l'ambition d'encourager les initiatives d'adolescents par le soutien, la valorisation, l'accompagnement de leur projet. Dans ce cadre, la mobilisation du fonds Publics et territoires et la création d'une nouvelle prestation de servies Jeunes permettront le soutien à des projets innovants et mieux adaptés aux attentes des adolescents ».

 

De plus, pour son président, « l'objectif de la Caisse d'Allocations Familiales de Côte-d'Or est de mieux prendre en compte l'évolution des besoins des familles et des parents, de répondre aux situations d'urgence, d'améliorer la prise en compte des situations diversifiées et c'est donc tout naturellement que la CAF accompagne l'Adosphère depuis de nombreuses années. Cet accompagnement s'exerce sur le plan financier : 40 000 euros par an pour garantir le fonctionnement dans la durée ».

 

Patrick Moreau, président de la CAF 21

Patrick Moreau, président de la CAF 21

 

La soirée anniversaire s'est poursuivie par une présentation des lauréats du concours d'expression libre remporté par la MJC-CS des Bourroches puis par une conférence du sociologue Jocelyn Lachance sur le thème du passage à l'âge adulte à l'ère du numérique. La soirée s'est terminée par des témoignages de jeunes, de parents et de professionnels de l'Adopshère avant un moment musical et convivial.

 

Jean-Christophe Tardivon

 

 

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