Etre apprenti... c'est concevoir une belle oeuvre, avoir de l'ambition pour soi, mais surtout pour l'objet que l'on réalise !

Etre apprenti... c'est concevoir une belle oeuvre, avoir de l'ambition pour soi, mais surtout pour l'objet que l'on réalise !

Contact :

 

 

CCI Côte-d'Or

Place Jean Bouhey

21000 Dijon

 

Horaires

Du lundi au vendredi : 8h30 à 12h30 et 13h30 à 17h00

 

Téléphone : 03 80 65 91 00


07 avril 2019

La salon APPRENTISSIMO, salon de l’apprentissage, de l’alternance et de l’orientation a attiré un public de tous âges pour sa 10ème édition. En travaillant avec tous les partenaires présents qui, il y a 10 ans, ont fait avec la CCI le pari de créer ce Salon, la CCI Côte-d’Or et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Côte-d’Or se posent en fédérateurs et en rassembleurs des bonnes idées et des énergies ! Réforme de l’apprentissage oblige, ce salon dans sa forme actuelle disparaitra, pour renaitre, souhaitons le, sous une autre forme... Depuis 10 ans, était illustré à travers APPRENTISSIMO ce qu’est l’apprentissage.

Être apprenti, c’est savoir observer son environnement et la manière dont les choses se font. C’est imaginer comment les améliorer, de manière très pratique. C’est laisser son intuition s’exprimer en ayant confiance en soi et en les autres. … C’est faire preuve de patience et de détermination, sans craindre la répétition des gestes qui façonnent et apportent maîtrise et sécurité. C’est accepter le conseil et l’accompagnement… C’est avoir la force de savoir recevoir et savoir redonner. C’est avoir la faculté d’adaptation et de l’innovation permanente ! APPRENTISSIMO c’est tout cela à la fois, conçu et porté collectivement. Toutes ces qualités humaines prises individuellement sont celles de l’entrepreneur, de celui qui ose, qui s’investit dans un projet, fait preuve de ténacité et de confiance en l’avenir !

Aujourd’hui, en Bourgogne Franche Comté, nous comptons 18 680 apprentis. C’est bien mais nous devons et pouvons mieux faire ! Et pour citer Xavier MIREPOIX, président de la chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or « Nous avons tant besoin d’entrepreneurs. Le taux de chômage en BFC s’élève à 8,8 % contre 9,7 % en France. Ce résultat nous console, mais ne nous rassure pas quand nous nous comparons à certains pays européens. Paradoxalement, les chefs d’entreprise rencontrent de fortes difficultés pour recruter, tous secteurs et tous niveaux de qualification confondus. » Mais que fait la CCI ?

Les chambres consulaires agissent, en BFC ! Le réseau CCI est impliqué financièrement, en co-gouvernance avec les Chambres de Métiers et de l’Artisanat, auprès de 8 CFA interprofessionnels préparant en tout 97 diplômes. La CCI pilote2 CFA de l’enseignement Supérieur et ses 8 points A enregistrent en moyenne 5 500 contrats d’apprentissage par an. Concernant la collecte de la Taxe d’apprentissage, 7 543 dossiers ont été traités en 2018 pour près de 23 millions d’euros de Taxe d’Apprentissage collectés par les deux OCTA BFC.

Mais avec la réforme de l’apprentissage, les consulaires n’enregistreront plus les contrats d’apprentissage et ne collecteront plus la taxe d’apprentissage ! « Nous faisons le choix de nous recentrer sur les relations Ecoles/Entreprises et l’orientation, pour favoriser la connaissance des métiers et faciliter l’orientation réussie des jeunes dans les métiers qui recrutent. Quelques exemples pour illustrer mes propos : Lancement d’une chaine YouTube, les jeunes parlent aux jeunes, utiliser l‘image /la vidéo plébiscitées par les jeunes pour les informer, les conseiller, les orienter. Casting des youtubeurs le 16 avril prochain ! Ouverture en février dernier du Blog « APPRENTIPS » pour informer les jeunes et les entreprises de façon plus dynamique.  Création d’un « club des parents », 1 er prescripteur auprès de leurs enfants. L’apprentissage des parents est primordial ! » explique Xavier MIREPOIX 

La CCI a créé le CFA La Noue (devenu Ecole des Métiers) dans les années 1970 et l’a transformé en association. A ce jour, le soutien de la CCI à l’apprentissage n’est plus dans la gestion directe d’un CFA, mais se situe en amont, dans la valorisation et la promotion de l’apprentissage en Côte-d’Or. L’accompagnement des jeunes se situe tant sur le conseil technique et l’orientation que sur l’accompagnement plus comportemental. « Nous savons que les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, et en particulier la génération « Z » élevée au numérique vit un énorme décalage culturel avec le dirigeant d’entreprise.  Notre rôle est de préparer les deux à se rencontrer, à se parler, à se comprendre car ils ont besoin l’un de l’autre. Les rapports à la hiérarchie ont évolué, le rapport au travail et au mérite ne se situe pas sur les mêmes registres, et nous nous appliquons à bien préparer les deux composantes du futur binôme pour avoir le meilleur taux de réussite possible. »

Cette génération est férue du numérique, Xavier MIREPOIX, a donc évoqué la prochaine ouverture de l’ESADD.

L’ESADD c’est quoi ?

C’est l’Ecole Supérieure Appliquée au Design et Digital, une Ecole originale qui prône le concept d’apprendre en pratiquant. Sa 3ème année de Bachelor « designer numérique » pourra s’envisager dans le cadre d’un contrat en alternance. Là encore, l’expérience acquise sur des cas concrets d’entreprises est source d’enrichissement. L’Ecole aura pour vocation de devenir un centre d’expertise des usages numériques pour tous secteurs d’activités. Il permettra à une entreprise ou à une filière de mesurer les impacts des nouvelles technologies numériques sur son secteur, d’identifier les comportements et de s’adapter en proposant des offres ou en investissant des nouveaux marchés.

Donc pour les 10 ans d’APPRENTISSIMO, deux nouveaux événements étaient proposés !

Le concours d’idée « j’agis pour l’environnement » en partenariat avec le groupe SUEZ, qui récompensera les apprentis éco-responsables, proposant des idées novatrices pour protéger l’environnement en lien avec ses pratiques professionnelles. Le concours de football en salle. Pas moins de 21 équipes présentes de jeunes et de salariés représentant leurs entreprises. Il n’est pas toujours simple pour un jeune d’aborder un employeur, un patron, un DRH. C’est pour lui l’occasion de rentrer en contact autrement. « N’oublions pas que les valeurs du sport rejoignent aussi celles de l’entreprise : esprit d’équipe, courage, dépassement de soi, respect des règles et des autres, ETC ETC ! Sportif, supporteur de différents sports, j’y suis sensible ! Je remercie l’entreprise DECATHLON et le CFA du Sport qui soutiennent cette initiative. » a affirmé le président de la CCI.

Si APPRENTISSIMO est devenu incontournable dans le paysage local, c’est grâce à ceux qui se mobilisent pour le faire vivre grâce aux partenaires officiels, l’Europe, la Région Bourgogne Franche Comté, la Chambre d’Agriculture de Côte-d’Or, l’UMIH Côte-d’Or, SUEZ, les Maisons Familiales Rurales de Bourgogne Franche-Comté, le GEIQ BTP Bourgogne, le groupe CHOPARD, Pôle Emploi, Fun Radio, le Bien Public.

« Cher Régis, Merci à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat d’être fidèle à nos côtés pour porter cet évènement. Merci au monde de l’éducation pour son intégration progressive de l’entreprise dans l’environnement éducatif. Il nous faut poursuivre cette dynamique, et ceci sans relâche.  Merci à l’ensemble des exposants, 123 pour cette nouvelle édition dont une quarantaine d’entreprises présentes pour recruter lors de ces 2 journées. Nous attendons comme chaque année 4 000 visiteurs. J’ai le plaisir de souffler aujourd’hui les bougies du 10ème anniversaire du Salon APPRENTISSIMO. Bon anniversaire à l’ensemble des acteurs de ce salon et merci à tous pour votre implication. Je remercie enfin les Elus et les permanents de notre CCI qui ont consacré du temps pour de salon : Daniel Exartier, Séverine Delidais, Apolline Gatti. »

Régis PENNECOT, président de la délégation Côte-d’Or de la Chambre de métiers et de l’artisanat interdépartementale a cité APPRENTISSIMO comme un type d’évènement important car il participe à la promotion de l'apprentissage. « Valoriser et encourager la formation professionnelle en apprentissage doit être notre combat de tous les jours car nous connaissons les résultats en termes d’insertion professionnelle. L’apprentissage est la voie d’accès privilégiée pour tous les jeunes qui désirent apprendre un métier autrement. »

Du CAP au diplôme d’ingénieur, l’apprentissage offre de nombreuses possibilités de formation à nos jeunes. L’élévation du niveau de qualification est un enjeu important, tout comme la reprise d’entreprise. Régis PENNECOT a insisté vivement sur ce point car ceux qui se préparent à un métier de l'artisanat aujourd’hui, sont les ouvriers qualifiés de demain et pour une grande partie d’entre eux les patrons de l’artisanat d’après-demain. L’élévation du niveau de qualification, le contexte économique et les conditions de travail modernisées sont ainsi autant d’arguments qui ouvrent l’accès de l’apprentissage à toutes et à tous. L’apprentissage, rappelons-le, c’est aussi gagner en autonomie et intégrer rapidement le monde du travail grâce à l’alternance. C’est un véritable contrat de travail, assuré et rémunéré, qui ouvre les portes de la vie active, aux jeunes apprentis.

« Aussi, je tenais à souligner le rôle fondamental que nous avons tous à jouer, enseignants, conseillers d'orientation, maîtres d’apprentissage, responsable de centres de formation ou parents, dans l’orientation des jeunes vers l’apprentissage. Nous connaissons encore les réserves de beaucoup de familles vis-à-vis de l’apprentissage. Nous devons encore mieux informer, mieux communiquer pour changer l’image de l’apprentissage. » Mettre en valeur ces métiers est donc essentiel car l’apprentissage, vous l’aurez compris, est une véritable voie d’avenir et de réussite.

Le président de la CMA a remercié les équipes de CCI et CMA pour leur investissement afin que ce salon soit un évènement majeur pour la promotion de l’apprentissage et de l’alternance. APPRENTISSIMO s’inscrit dans le programme régional des salons du même type comme les salons « fiers d’être apprentis » que l’on retrouve dans les autres départements de la région, ainsi que les nombreux exposants présents sur ce salon qui ont à cœur de mieux faire connaître l’apprentissage et l’alternance. Nos entreprises du territoire, sans qui l’apprentissage n’existerait pas, qui chaque jour investissent du temps auprès de leur jeune salarié, n’ont pas été en reste de remerciements car cela exige chez le maître d’apprentissage écoute, patience et pédagogie.

Océane CHARRET GODARD, conseillère municipale à la mairie de Dijon, déléguée à l’emploi, à l’économie sociale et solidaire, conseillère déléguée à l’emploi en représentation de François REBSAMEN, maire de Dijon et président de la Métropole a dressé un bilan qualitatif de l’apprentissage au sein des services de la ville. Depuis 5 ans le service RH de la ville présente un stand sur le salon APPRENTISSIMO. En effet 20 diplômes sont proposés grâce à la ville de Dijon et à Dijon Métropole pour un total de 42 postes. Une démarche engagée depuis plus de 25 ans ce qui représente plus de 400 apprentis dans des domaines aussi variés que la petite enfance, les espaces verts, l’aménagement paysager ou encore le sport. En 2018, 30 apprentis ont entrepris ainsi leur parcours pour un coût de 450 000€.

Un engagement justifié par trois raisons ! Dans une approche économique, l’apprentissage doit devenir un axe stratégique de développement économique, en prenant en considération que le levier de départ des entreprises en matière de recrutement sont les compétences. Compétences qui deviennent un véritable levier de croissance. Deuxièmement l’apprentissage est une « approche compétences » avant l’heure, renforçant l’employabilité, quel que soit l’âge, ce qui sera désormais rendu possible avec le PRIC notamment (à relire ici). Une démarche RH qui prend désormais en compte les 4 C que sont la créativité, l’esprit critique, la communication, la coopération…

Une nouvelle compréhension des compétences, une redéfinition des compétences en 4 familles distinctes (techniques, cognitives, comportementales, inclusives) pour une société plus équitable grâce à la capacité d'adaptation de chacunEt troisièmement, en termes d’employabilité, l’apprentissage répond à une haute exigence d’excellence. « Les jeunes ne veulent plus simplement réussir DANS la vie, mais réussir LEUR vie ! Et ce n’est pas simple pour les patrons de changer leur paradigme. L’apprentissage peut aider à créer la rencontre entre le jeune et l’entreprise… parce que l’emploi est aussi une histoire de rencontre ! »

Stéphane GUIGUET, vice-président du Conseil Régional BFC en charge des lycées et de l'apprentissage, réaffirme la conviction de la présidente de Région au sujet de l’apprentissage et de la formation en alternance tout en faisant le constat que la réforme en cours est menée de Paris, dans le cadre d’une réforme territoriale loin du terrain. La Région assurera cependant sa compétence en termes de formation jusqu’à la fin de l’année 2019. Une inquiétude formulée également sur la déclaration, non vérifiée ni vérifiable, depuis le 1er janvier 2019, et comme le permet la loi, de nombreux organismes de formation. (NDLR La nouveauté va venir de l’utilisation des 87% restants. L'entreprise pourra, si elle le souhaite, continuer à recourir à un CFA ou utiliser son propre service de formation. Une déclaration à la préfecture et une certification qualité (obligatoire en 2021) lui suffiront pour ouvrir un CFA »).

La Région, grâce aux grands opérateurs de la formation reconnus perd, là, ses missions de coordination et de régulation, une équation pas forcément gagnante… un rôle mal compris ou cerné par l’Etat. Pour autant, Stéphane GUIGUET se félicite de la formation de 20 000 apprentis. Une année de transition pendant laquelle la Région et les CFA ne resteront pas les bras croisés pour anticiper ce nouveau modèle économique d’ici le mois de juin. Le travail « avec les branches professionnelles » va s’organiser d’ici le mois de juillet. Des premières avancées qui seront partagées avec les CFA et les chambres consulaires début juillet. Il y aura des choix politiques à effectuer entre centres de formation historiques, nouveaux opérateurs pour quelles formations et sur quels endroits sur le territoire. L’enveloppe de péréquation budgétaire reste variable, une enveloppe d’investissement sera allouée à la Région dont le montant demeure, à ce jour, une variable inconnue !

Pour Stéphane GUIGUET, l’apprentissage est le complément du cursus scolaire et de la formation professionnelle. La Région proposera donc le 2 + 1 c’est-à-dire que chacun pourra qu’un cursus commencé en lycée professionnel pourra se poursuivre en apprentissage… une proposition d’expérimentation actuellement unique en France ! La Région investit dans la mixité, dans la création de plateaux techniques auxquels ont accès tous les apprenants ainsi que le monde de l’entreprise. La compétence « orientation », récupérée par la Région, représente un véritable enjeu dans l’accès à la formation et à l’emploi là où de nombreux métiers en tension ne trouvent pas à combler les postes. Un défi à relever entre offre et réponse à l’offre pour lequel le PRIC, là encore, serait un outil précieux.

Pour mieux comprendre !

Aujourd'hui la France compte 400.000 apprentis, soit seulement 7% des jeunes de 16 à 25 ans, alors que la moyenne est de 15% dans les autres pays européens où le taux de chômage des jeunes est bas. La faute certainement à notre système d'apprentissage jugé trop complexe. Pour inciter les jeunes à se tourner vers une voie professionnelle, le Gouvernement a choisi de réformer l'apprentissage. Découvrez 5 mesures qui sont entrés en vigueur au 1er janvier 2019.

Les régions perdent de leur pouvoir de régulation, les acteurs de la vie professionnelle vont avoir davantage de manœuvre, l'une des pierres angulaires du système étant les OPCO, "opérateurs de compétences" nés de la transformation des anciens OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés). En effet, la nouvelle organisation regroupe les secteurs économiques en 11 OPCO, soit une réduction de moitié par rapport aux 20 OPCA actuels. Cette répartition s’appuie sur les critères de cohérence des métiers et des compétences, de filières, d’enjeux communs de compétences, de formation, de mobilité, de services de proximité et de besoins des entreprises.

Ces 11 OPCO ne seront plus chargés de la collecte et de l’ingénierie financière de la formation mais aideront les branches professionnelles et les entreprises à anticiper les mutations technologiques, les besoins nouveaux en compétences, les implications sur la formation et la reconversion et la sécurisation des parcours des salariés.  Du côté des CFA, chacun d’entre eux étant amené à être financé au contrat, c’est-à-dire au nombre d’apprentis accueilli. Ce financement dépendra aussi du coût du diplôme préparé, déterminé par les branchesPlus l'offre de formation sera adaptée aux besoins de l’entreprise, plus le CFA signera de contrats...

Après la réforme de la formation professionnelle et avant celle de l’assurance chômage, la réforme de l’apprentissage se pose comme le second grand chantier social du quinquennat Macron.

MEMENTO à relire dans les précédents articles ICI et ICI !

Rédaction Marie Quiquemelle

Agent de développement local et conseil en animation du territoire aux élus et associations

 Formatrice en insertion professionnelle

Rédactrice free lance

    mariequiquemelle@gmail.com 

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