Le quartier des Arts se ravale la façade et se refait le portait pour le plus grand bonheur des piétons !

Le quartier des Arts se ravale la façade et se refait le portait pour le plus grand bonheur des piétons !

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Qu’est-ce qu’un secteur sauvegardé ?

Les secteurs sauvegardés ont été créés pour mettre en valeur et conserver la richesse patrimoniale (bâtie ou non) des centres historiques de nombreuses villes de France. Leur encadrement est régi par le Code de l’Urbanisme (Article L.313-1).

 Leurs périmètres sont strictement définis et réglementés afin de permettre une évolution harmonieuse et contemporaine des cités sans mettre à mal cet héritage urbain. La création et mise en valeur d'un secteur sauvegardé est une réponse à la question de la conservation du patrimoine bâti ancien face aux enjeux urbanistiques.

Ces secteurs ont été spécialement introduits par la loi Malraux en 1962 afin d'éviter leur destruction systématique au bénéfice d'une reconstruction sans aucun rapport avec la ville traditionnelle. Les secteurs sauvegardés font l’objet de règles et prescriptions spéciales. Tout aménagement, transformation ou construction doit respecter l'existant, surtout ses qualités historiques, morphologiques, architecturales.

La mise en œuvre d'un secteur sauvegardé est gérée l'État par exception au régime général décentralisant l'urbanisme auprès des communes. L’Etat travaille alors de concert avec les collectivités locales pour leur entretien et aménagement. Selon la loi, un secteur sauvegardé consiste en un « secteur présentant un caractère historique, esthétique ou de nature à justifier la conservation, la restauration et la mise en valeur de tout ou partie d'un ensemble d'immeubles ».

Les programmes de rénovation et d'aménagement situés dans les secteurs sauvegardés sont encadrés par le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV). Le PSMV est le document d'urbanisme tenant lieu de plan local d'urbanisme (PLU) dans le périmètre du secteur sauvegardé.

 

 


27 mai 2019

Le centre-ville de Dijon a un nouveau visage, ou plutôt de multiples visages…  Celui de la rue de la Liberté et de la place de la Libération totalement débarrassées des 1300 bus qui y circulaient quotidiennement, encrassant les façades et enfumant les piétons. Celui donné par la métamorphose du Musée des Beaux-Arts après 10 ans d’échafaudages. Et celui d’un quartier des Arts qui se recrée pour vivre une nouvelle vie ! De l’église Notre-Dame à la place du Théâtre, de la place de la Libération à la rue Verrerie, on peut désormais traverser le temps en toute quiétude, sans se préoccuper des voitures et de tout ce qui pourrait nuire à la vision d’une ville apaisée dans son cœur. Un cœur de pierre dont on ne voyait plus que les façades grises, un cœur qui redonne sens aux 100 hectares de secteur sauvegardé… pour y flâner, y faire des courses, crognoter une crêpe ou boire un verre en terrasse, ou pas … Ça valait bien 3 jours de fête !

Piétons, on y est… Circulez y’a tout à voir !

S’en est fini du talon qui se coince entre deux pavés, du slalom à vélo entre voitures stationnées n’importe où, du je me jette vite sur le côté surpris par un coup de klaxon ! Le quartier des Arts, le secteur sauvegardé et ses 3000 édifices de toutes les époques, des églises gothiques aux merveilles romanes, des maisons médiévales à pans de bois aux ruelles étroites et sinueuses… avec une cinquantaine d'édifices et plus de 120 hôtels parlementaires classés ou inscrits à l'inventaire des Monuments historiques… reprend la vie agitée d’un quartier patrimonial mais aussi commerçant mais, cette fois ci, sans voiture !

Un secteur sauvegardé à valeur universelle classé par l’UNESCO, depuis juillet 2015, au titre des « paysages culturels », dans le cadre de l'inscription au patrimoine de l'humanité des « Climats du vignoble de Bourgogne ». Ce label fait écho à la reconnaissance Unesco du Repas gastronomique des Français, qui sera valorisé par la Cité internationale de la gastronomie et du vin, en plein cœur de Dijon, au premier kilomètre de la route des grands crus. Les pavés déchaussés ont été démontés, brossés, reposés, les grandes dalles de pierre de Bourgogne révèlent la clarté des façades et des arbres de Judée, à la belle floraison rose, ont été plantés sur la place devant Notre Dame et l’office du tourisme mais aussi entre le musée et le théâtre, le long de la rue Longepierre.

En passant par là, on a également procédé à la remise aux normes et la refonte des réseaux souterrains. Pour les nostalgiques du tout-pavé, tout va bien il en reste et pour les adeptes des grandes dalles permettant de faire glisser les caddies revenant du marché, trottinettes et autres poussettes, tout va bien, ça roule ! Gageons que ce nouvel aménagement incite encore plus de Dijonnais ou de visiteurs à utiliser leurs jambes ou leurs vélos pour se balader dans le centre ou y faire leurs achats. Une nouvelle dynamique s’impulse sans douleur pour les visiteurs et pour le mieux-être des commerçants. L’aire piétonne au cœur de la ville est donc portée au total à 6,5 ha.

Au lendemain de l’ouverture officielle du musée des Beaux-Arts métamorphosé, François REBSAMEN a donc inauguré le nouveau secteur piéton Notre-Dame-Sainte-Chapelle, sur le parvis de l’église Notre Dame et devant une foule conséquente et d’humeur fort joyeuse.  A contrario du chantier du MBA, celui-ci n’aura duré que quelques mois puisqu’il est venu conclure la nouvelle phase de piétonisation qui concernait le secteur formé par les rues des forges, Verrerie, Jeannin et Longepierre. Cette nouvelle étape a été initiée par la Ville dans un souci de sécurisation de cet espace public mais aussi pour favoriser la continuité touristique et commerciale. Le lien entre les rues Musette et de la Chouette devient ainsi tout à fait évident.

« Une piétonisation qui équivaut à moins de pollution atmosphérique et sonore qui correspond aussi à de véritables boucles pour le shopping, une attractivité grandissante pour le tourisme et un embellissement de la ville…Dans ce secteur médiéval sauvegardé, la piétonisation du centre-ville est plébiscitée par les Dijonnais fiers de leur ville… C’est ainsi une véritable cure de jouvence dont a bénéficié l’ensemble du cœur de ville de Dijon… Au XVIIème siècle, Vauban avait qualifié l’église Notre-Dame de bijou auquel il ne manque qu’une boëte (un écrin) aurait été enchanté par cette évolution… Le maréchal de France de Louis XIV était, en effet, tombé sous le charme de cet édifice, qui était, à l’époque, enserré par des masures. C’est dorénavant bien loin et le centre-ville est aujourd’hui aéré, oxygéné par la piétonisation qui est, quant à elle, sacralisée à Dijon ! Laïquement s’entend… 

Le centre-ville est un quartier à part, un espace où se concentrent toutes les fonctions urbaines… C’est un des quartiers historiques sauvegardés les plus vastes de France, le plus important espace commercial de Bourgogne à ciel ouvert, un lieu de rencontres avec ses cinémas, musées ou encore théâtres et aussi un espace où se déploient de nombreux services publics… Mais c’est aussi un lieu de vie pour les milliers de Dijonnais qui l’habitent. Depuis plusieurs années, des projets d’urbanisme contribuent à transformer, à dynamiser et aussi à protéger cet endroit unique, identitaire de Dijon ».

Et c’est en fanfare théâtrale, déambulation de poupées géantes, orchestre suspendu que les dijonnais ont pu savourer 3 jours de festivités qui se mêlaient à la Nuit Européenne des Musées qui fut hors du commun à Dijon et restera gravée longtemps, à n'en pas douter, dans la mémoire de la capitale des Ducs de Bourgogne. Avec deux départs en fanfare, les Poupées géantes et les Tambours de la compagnie Transe Express ça a furieusement déménagé ! Des poupées géantes aux robes démesurées glissant dans la foule sur un répertoire musical alliant compositions originales, chansons populaires et grands airs lyrique et une clique de tambours rutilants gesticulants dans leurs jupons aux couleurs de Cézanne, Matisse et Vasarely au rythme de paroles moins prosaïques et plus « pipi-caca » …

Il n’en fallait pas moins pour réjouir les amateurs de belles fêtes. Car le soir, un orchestre de plusieurs musiciens s’est perché sur un lustre spectaculaire alors qu’au sol un orchestre de bal assurait le tempo… Une piste de danse, un bar, un orchestre suspendu, des acrobates, des personnages au caractère bien affûté… La magie a opèré tard dans la nuit.  

Avec cette nouvelle étape Dijon se situe dans la continuité des boucles de cheminement piéton, afin de rendre le centre-ville plus attractif et, à l’instar de ce qui se fait dans les grandes villes européennes où le développement durable est inscrit dans les gènes, prend le devant de la scène avec ses modes de circulations douces, silenceuses et un air respirable !

Crédit photos tous droits réservés ©Valery Choplain ©Marie Quiquemelle

Rédaction Marie Quiquemelle

 

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