Châtillon-sur-Seine: au Théâtre Gaston Bernard une reine veille sur sa ruche.

Châtillon-sur-Seine: au Théâtre Gaston Bernard une reine veille sur sa  ruche.

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Réservation billetterie 03 80 91 39 51  

resa.tgb@wanadoo.fr

http://theatregastonbernard.fr/

 


13 novembre 2019

Programmation exigeante aux parfums d’humanité, passion et actualité où l’humour et le burlesque côtoient la gravité : voilà le menu du TGB pour cette nouvelle saison. Du chant, des arts du cirque, de la danse ou du théâtre, les têtes d’affiches ou créations plus régionales sont toutes de belles promesses, 24 spectacles (une cinquantaine de représentations) placés sous le signe de l’art du Vivant. 

Cette année, le théâtre de Châtillon-sur-Seine est une ruche aux mille facettes, son équipe, des abeilles butinant en quête d’excellence.

Le maire de Châtillon Huber Brigand l’a rappelé lors de la soirée d’ouverture : «Ce sont des spectacles exceptionnels que nous avons la chance de voir ici, à taille humaine. Certains passent sur de grandes scènes parisiennes ».

Catherine Miraton, directrice du TGBCette humanité est certainement le leitmotiv de Catherine Miraton, directrice du TGB depuis 3 ans. Cette ancienne journaliste diplômée en Lettres, art et en sociologie aiguise ses propositions de saison en saison. « J’ai envie de donner à voir et à goûter toutes les formes artistiques. Cette saison est comme un champs de fleurs où tout public quel que soit son âge et sa condition peut venir butiner au gré de ses envies », confie la directrice.

Présente à chacune des représentations, elle est un lien précieux entre les artistes et le public qui le lui rend bien à voir l’augmentation constante du nombre d’abonnés venant chaque fois d’un peu plus loin. « La saison culturelle passée a battu des records d’affluence. Nous avons enregistré 457 abonnements et accueilli plus de 12000 spectateurs : 10 mois pour le plus jeune et jusqu’à 99 ans ! Nous passerons la barre des 500 abonnés cette saison. » précise Catherine Miraton et d’ajouter « les gens ont besoin d’espaces d’expression, d’échanges et d’humanité. Le théâtre est le lieu de la célébration du vivant. Il y a des vivants (artistes) non seulement sur scène mais aussi des vivants dans la salle comme dans les coulisses. C’est le lieu de tous les partages et ressentis en direct. A mille lieues des réseaux sociaux où toute émotion et convivialité sont filtrées voire virtuelles » . 

Dans le monde rural où le problème de la mobilité est un frein supplémentaire, rendre abordables les arts vivants à tous les publics renforce le lien social, en faciliter la lecture et l’accessibilité est vital.

Châtillon-sur-Seine: au Théâtre Gaston Bernard une reine veille sur sa  ruche.Au TGB la saison est plurielle. Têtes d’affiche : le chanteur-compositeur Yves Jamait, l’humoriste Alex Vizorek ou le comédien Jacques Chambon dans la pièce Les Sentinelles- des créations comme l’excellente Nikyde Saint-Phalle ou 65 Miles plébiscités par le public cet automne pour la force d’interprétation des comédiens et leur performance artistique. 

Une autre facette du projet du TGB est l’accueil de résidences de création. Elles seront au nombre de trois cette année : la Compagnie Taxi-Brousse et son homme orchestre Alexis Louis-Lucas, la compagnie Esquimots et Idem Collectif.

« J’ai sélectionné ces projets comme autant de champs artistiques à explorer, explique Catherine Miraton. Le rôle d’un théâtre c’est aussi d’accompagner et de soutenir la création contemporaine ». De nombreux théâtres accueillent en résidence des compagnies pour les suivre dans les diverses étapes de création d’une pièce en devenir. Cette démarche moins connue du public est néanmoins précieuse aussi bien pour les théâtres que pour les artistes.

Le spectacle vivant est un écosystème fragile qui reçoit autant qu’il donne : ateliers de pratique artistique, lecture des textes, rencontres avec les artistes, en coulisses de création des costumes et décors, sortie de résidences… 

« La première d’un spectacle ressemble à une naissance. Quel visage aura l’enfant ? Comment le public va-t-il accueillir, ressentir cette nouvelle œuvre ? Quelles émotions seront produites in fine ? C’est toujours très émouvant », ajoute passionnée Catherine Miraton.

Son objectif : rendre le théâtre accessible à tous, des plus jeunes comme aux personnes âgées ou celles en difficultés (crèches, EHPAD, associations, établissements scolaires…).

Châtillon-sur-Seine: au Théâtre Gaston Bernard une reine veille sur sa  ruche.« En complément de la diffusion de spectacles, le théâtre développe un projet d’action culturelle conséquent à l’intention du Jeune public et des habitants du territoire. L’éducation artistique et culturelle est fondamentale pour susciter l’envie. Avec  le numérique, les pratiques culturelles évoluent très vite, notamment chez les jeunes. C’est à nous d’attiser leur curiosité, de leur montrer l’étendue des richesses des arts vivants et surtout ce qu’ils peuvent apporter de beau et d’essentiel dans l’existence humaine. L’art stimule l’imaginaire et nous permet de poser un autre regard sur le monde. »

Une pratique séduit particulièrement le public… à la fin de certaines représentations un bord de scène est proposé aux artistes et spectateurs qui échangent leurs premières impressions. Les questions d’abord timides se transforment vite en partage d’émotions, en confidences même parfois... Encore un bel exemple d’humanité où Catherine Miraton aime faire tomber les barrières des préjugés  pour le bonheur d’un public venant de toutes les communes du Châtillonnais mais également des trois autres départements limitrophes à la Côte-d’Or (l’Aube, la Haute-Marne et l’Yonne).

Louise-Marie HESSENBRUCH

 

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