La COFOR pour être plus FORTS tous ensemble... au chevet de la forêt !

La COFOR pour être plus FORTS tous ensemble... au chevet de la forêt !

Info+ :

Association départementale des Communes forestières de Côte-d'Or

Maison de la Forêt
Ruelle de la ferme
21290 LEUGLAY

Tél. : 03 80 81 86 11
Email : leuglay@maison-foret.com

Présidente, Anne-Catherine Loisier, sénatrice de la Côte-d'Or


Vice-président Jacques Chossat de Montburon, maire de Pagny-le-Château (21)

 

Contactez l'association de Côte d'Or

Contact administratif : Sylvain BOULANGEOT

Contact technique : Natasha LECLERC  06 73 20 70 88

  


26 décembre 2019

La forêt joue un rôle très important dans la captation et le stockage du carbone atmosphérique, elle participe activement à la lutte contre l’effet de serre en captant 15 à 20% de nos émissions. Le réchauffement climatique est cependant inévitable, les températures moyennes ont augmenté de 1°C au cours du 20ème siècle et devraient augmenter de 2 à 4°C au cours du 21ème siècle, selon les spécialistes. L’été 2019 illustre bien les changements climatiques globaux annoncés par les scientifiques. Pour disposer d’une liberté de décision, il faut avoir accès aux connaissances et informations de base. Conscients de cette nécessité, l’Association des Communes forestières de Côte d'Or et l’Office National des Forêts ont donc proposé une séance d’information sur ce thème, à l’initiative d'Anne Catherine LOISIER, présidente du groupe d'études Forêt et filière bois au Sénat et présidente de la COFOR 21.

 

OUI mais, avant tout, la COFOR c’est quoi ?

Depuis 1933, cette association nationale d'élus regroupe des communes, des collectivités ou leurs groupements ayant sur leur territoire une forêt publique, et plus largement des collectivités intéressées par l'espace forestier et la filière forêt-bois. 6000 collectivités, soit 60% de la surface des forêts communales, sont représentées. Sur le territoire national, la Fédération se compose de 55 associations départementales ou interdépartementales et 10 unions régionales. Le réseau des Communes forestières de Bourgogne Franche-Comté compte, sur les 2 902 communes propriétaires d'une forêt, 42 % de communes adhérentes.

Cette année la COFOR, pour une meilleure visibilité de ses actions, la COFOR participait pour leur deuxième fois au Salon des maires et des collectivités territoriales sur un stand dédié, les Communes forestières ont inscrit leur présence dans un double contexte favorable, à la fois politique et territorial. A l'appui d'une fréquentation en hausse et de messages politiques ciblés, les Communes forestières ont pris les devants d'une mobilisation pour la sauvegarde des forêts, une mobilisation réaliste et proactive.

Telle était la thématique du stand des Communes forestières, qui faisait écho à celle de l'ensemble du Salon : « Villes et territoires durables horizon 2030 ». Ce qui coïncidait pleinement avec la mobilisation depuis des mois des Communes forestières. En effet, la forêt et les filières bois des territoires jouent un rôle essentiel dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique. Mais les écosystèmes forestiers sont aujourd'hui, eux-mêmes, impactés par les effets du réchauffement climatique : tempêtes, sécheresse, incendies, scolytes, maladies, dommages causés par les gibiers. La situation appelle à un engagement fort de tous les acteurs liés à la forêt. Au-delà de la gestion des crises à court terme, au-delà des difficultés de prévisions et des questionnements scientifiques, la réalité est là... quelle sylviculture pour demain ?

Une Union régionale pour des associations départementales plus fortes !

Les deux Unions régionales des associations des Communes forestières de Bourgogne et de Franche-Comté ont fusionné le 31 mai 2017. L'Union régionale de Bourgogne Franche-Comté (URACOFOR) se compose des huit associations départementales de la Côte d'Or, du Doubs, du Jura, de la Nièvre, de la Saône et Loire, de la Haute-Saône, de l'Yonne et du Territoire de Belfort. L'Union régionale est administrée par un Conseil d'administration composé de 24 membres titulaires dont le président de chaque association départementale et de 24 membres suppléants, issus à parité des 8 associations départementales. Les membres titulaires et suppléants sont désignés dans chaque association par le Conseil d'administration de celles-ci. Seuls les représentants élus peuvent intégrer l’Union régionale par souci de légitimité envers les instances régionales et nationales.

Les communes forestières ont un rôle primordial dans la filière forêt-bois.

Leurs décisions répondent à plusieurs objectifs : garantir une gestion durable du patrimoine forestier et de la ressource en bois, consolider l’activité des entreprises de travaux forestiers, favoriser l'approvisionnement des entreprises de la première transformation, structurer la filière bois énergie et amplifier l’usage du bois dans les constructions communales. Répondre à ces enjeux oblige les conseils municipaux des communes propriétaires de forêt à faire de bons choix de gestion. La formation des élus, dispensée par le réseau des Communes forestières, répond à ce besoin d’apporter aux élus des connaissances forestières pour les aider à prendre les bonnes décisions avec leur gestionnaire ONF.

C’est dans le cadre de ces formations et de ces journées d’information que se déroulait une journée d’information à Arc-sur Tille.

Et un des constats d’ores et déjà établis est que la saison de végétation 2019 a été particulièrement difficile pour les peuplements forestiers, de nombreux peuplements sont déstabilisés, des dépérissements ont été constatés, notamment pour l’épicéa et le hêtre.

Etat des lieux des changements climatiques et de la santé des forêts dans notre région, prévisions climatiques pour les décennies à venir et impacts probables sur les peuplements forestiers, conséquences en matière d’adaptation de notre gestion forestière à ces changements globaux ou encore stratégie à mettre en place et accompagnements nécessaires, autant de sujets abordés par Mathieu MIRABEL, responsable du Département Santé Forêts pour la Région Bourgogne Franche Comté, et Bruno CHOPARD, Ingénieur ONF, spécialiste de ces questions.

Au cours de cette journée on a évoqué les effets observés en forêt consécutivement aux changements climatiques, une réalité et, bien sûr, des enjeux pour lesquels il faudra connaître quelles mesures d’adaptation de la gestion forestière !  Diagnostiquer la vulnérabilité, identifier les essences et provenances adaptées, faire évoluer la composition des peuplements, adapter la sylviculture pour limiter la vulnérabilité et aussi maîtriser les risques annexes ou leurs effets sont autant de pistes de réflexion et de mise en bonnes pratiques au cœur des massifs forestiers de Bourgogne Franche-Comté, sachant que la végétation ne suit le climat qu’avec une certaine inertie !

On pourra, entre autres, identifier les essences et provenances adaptées en connaissant mieux les exigences des espèces, faire évoluer la composition des peuplements, augmenter la diversité pour diminuer l’exposition aux risques et accroître la résilience. Il s’agira aussi de favoriser au maximum le mélange des espèces, à tous les stades de développement pour une meilleure résilience aux aléas, une optimisation de l’utilisation de la ressource en eau. On prendra en compte la moindre sensibilité aux ravageurs (+ frein propagation), un meilleur fonctionnement des sols et en gestion quotidienne, à tous les stades de développement des semis jusqu’aux arbres adultes procéder à des opérations moins systématiques selon les essences tout en exerçant un contrôle de la concurrence et en recherchant le maintien d’une diversité d’espèces.

Adapter la sylviculture pour limiter la vulnérabilité c’est ajuster les révolutions en limitant l’exposition des peuplements, en prenant en compte l’évolution de la productivité, en adaptant les couples diamètre/âge d’exploitabilité aux dimensions recherchées et aux contextes pédoclimatiques tout en favorisant la sélection génétique naturelle.

Le changement Climatique impacte déjà la forêt, avec des risques forts avant 2050. L’adaptation est d’autant plus nécessaire que la forêt contribue activement à l’atténuation de ces changements : 3 « S » : Séquestration, Stockage, Substitution. Il est nécessaire de faire des choix malgré de fortes incertitudes (climat, adaptation). Confronter les méthodes et les outils… et agir en diversifiant les réponses mais, dans tous les cas, donner à la forêt les moyens de s’adapter !!

Les membres du conseil d'administration

Anne Catherine Loisier, sénatrice de Côte d'Or en séance

 

 

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