Les voeux d'espoir de François Sauvadet aux Côte-d'Oriens

09 janvier 2020

Dans un monde qu'il juge complexe et anxiogène, François Sauvadet a présenté des vœux d'espoir. Un espoir rendu possible par la volonté politique, mais en y associant le peuple. Et justement le peuple veut avoir le choix de vivre là où il l'a décidé... C'est devant une salle pleine que le président a réaffirmé sa politique de proximité et son engagement de conserver les services de proximité relevant de sa compétence, dans tous les territoires de la Côte-d'Or.

Les voeux fédérateurs de François Sauvadet aux Côte-d'oriens

Discours de M. François SAUVADET

Ancien ministre, Président du Département de la Côte-d'Or

D’abord, je suis très heureux de vous retrouver ici, dans cette salle d’honneur, pour les vœux du Département de la Côte-d’Or. Vous êtes nombreux, je vois là le témoignage de votre attachement au Département de la Côte-d’Or. Certains voulaient la suppression des Départements. Ce n’est plus d’actualité et à titre personnel, vous le comprendrez, je m’en réjouis. Et je ne suis pas le seul. Entre les grandes régions et les métropoles, il y a plus que jamais besoin d’un espace, de projets, d’ambitions partagées et vous comprendrez que, quand on s’appelle Côte-d’Or, tout est dit.

Dans un monde anxiogène la responsabilité des élus est d’apporter des réponses

Je n’ignore rien des difficultés que nous connaissons actuellement. Comme l’an dernier, l’année débute dans un climat social tendu. Et ces tensions à répétition traduisent en fait un malaise profond, qui n’est pas propre à notre pays. Le sentiment diffus que les élus du peuple sont dans l’incapacité d’apporter le meilleur. Une sorte de sentiment d’impuissance collective, qui doit tous nous interpeller.

Et notre responsabilité, ce n’est pas simplement d’en faire le constat et nous devons répondre, chacun dans nos compétences, à cette désespérance collective.

Oui, on est dans un monde complexe, anxiogène. Oui, nous sommes confrontés à des défis nouveaux : le sentiment d’abandon ressenti dans certains quartiers comme dans les campagnes, la révolution numérique, qui est une révolution d’une ampleur dont on n’a pas encore mesuré tout l’impact, mais dont on perçoit qu’elle sera encore plus lourde que les révolutions industrielles, l’arrivée du train, de l’électricité, du téléphone.

Le défi aussi du changement climatique et ses conséquences.

Mais j’ai envie, paradoxalement, de formuler des vœux d’espoir, car ces changements sont aussi une formidable chance, pour peu que les Français ne s’en sentent pas les spectateurs impuissants, mais en deviennent les acteurs clairvoyants.

Je pourrais, bien sûr, évoquer nos difficultés, à gérer nos collectivités, la complexité croissante de l’intervention publique, le plafonnement de nos budgets, les moyens financiers qui nous font défaut.

Tout cela est vrai. Mais il faut avoir conscience que les difficultés de nos compatriotes sont autrement plus lourdes. Et il faut garder à l’esprit que notre devoir, notre responsabilité, c’est d’apporter des réponses au désespoir. Et chacun d’entre nous, décideur public, doit, en permanence, se poser la question : qu’est-ce qu’on veut pour la France ? Qu’est-ce qu’on veut pour la Côte-d’Or ?

Oui, la France est belle. La Côte-d’Or est belle. Nous avons des atouts formidables, des savoir-faire, des paysages uniques au monde. Et il faut faire de ces atouts une chance pour demain et donner du sens à l’action publique.

Chacun doit pouvoir vivre là où il a décidé de vivre

"Il y a des visions qui s’affrontent, se confrontent : il y a ceux qui pensent, et je le respecte, que l’avenir de notre pays est dans ce qu’on appelle la métropolisation, c’est-à-dire dans la concentration des populations et des moyens, pour faire face à la globalisation.

Et il y a ceux qui pensent, au contraire, dont je suis, qu’il faut bâtir un nouveau modèle d’équilibre territorial pour répondre à l’aspiration profonde de nos compatriotes, à une meilleure qualité de vie, à se voir un avenir, là où ils ont choisi de vivre, là où ils ont leurs racines. Et cette aspiration, elle est profonde, puissante.

J’ai interrogé nos 24.000 collégiens. Cette génération, qui va arriver à l’âge de la majorité dans 3-4 ans. Qu’est-ce qu’ils veulent ? D’abord, que l’on fasse attention à notre planète : c’est notre maison. C’est la maison de nos enfants et nous n’en avons qu’une. La question environnementale est une préoccupation première pour nos jeunes, qu’ils vivent en ville ou à la campagne. Et le deuxième enseignement, c’est que les collégiens sont attachés à leurs racines, à leur terre. Cette vision, à la fois globale et racinaire, c’est une chance pour notre avenir. Et nous devons leur donner les outils pour choisir leur vie.

Le déploiement du très haut débit, que nous avons engagé sur 100 % du territoire, c’est offrir l’accès aux technologies du futur. C’est la porte d’entrée dans le XXIè siècle. Nous ne sommes qu’au début des mutations profondes que l’on a vu dans le e-commerce, le télé-travail, la domotique.  Quand on investit 500.000 € dans le Très Haut Débit à Villers-en-Morvan, 46 habitants, on investit dans l’avenir de toute la Côte-d’Or.

Et cette volonté d’une Côte-d’Or ouverte, accueillante, qui vive sur 100 % de notre territoire, c’est notre feuille de route.

Nous avons lancé Futurs 21 avec François-Xavier DUGOURD, Jean-Philippe GIRARD, que je remercie. C’est parce que nous voulons permettre à chacun de ne pas subir l’avenir, offrir à chacun l’accès à la connaissance. Permettre l’accès au droit, chez soi. Ce chemin est difficile, chacun le sait : 40 % de nos compatriotes, aujourd’hui, ne maîtrisent pas l’outil informatique. Nous avons travaillé sur ce sujet avec le Défenseur des droits, avec le président du Tribunal de Grande Instance et le Procureur de la République, dans le cadre du Conseil Départemental de l’Accès au droit et je les remercie. Car l’accès au droit pour tous, c’est une exigence première, c’est la garantie de la liberté individuelle.

Et nous voulons faire de la Côte-d’Or le laboratoire des modes de vie de demain. Nous avons de nombreux atouts, je le répète. Le nom même de Côte-d’Or est beau.

Et je veux faire de ce mot Côte-d’Or une marque, un élément de valorisation de nos productions. Côte-d’Or doit devenir une valeur ajoutée pour nos agriculteurs, cher Vincent LAVIER, pour nos artisans, cher Régis PENNEÇOT, pour nos commerçants, pour nos industriels, cher Xavier MIREPOIX.

Les consommateurs veulent savoir, aujourd’hui, plus que jamais, ce qu’ils ont dans leur assiette, d’où ça vient, comment est-ce que cela a été produit. Ils doivent devenir des consommaCteurs. Et ce n’est pas simplement en prenant des arrêtés anti-glyphosate que l’on parviendra à redonner espoir. C’est en empruntant le chemin de la confiance. Et cette marque de « Côte-d’Or », c’est précisément une marque de confiance dans notre avenir.

Nous avons une opportunité pour le montrer : c’est ce Parc National des forêts de feuillus de Bourgogne et de Champagne, qui doit devenir le laboratoire d’un nouvel équilibre entre écologie et économie. Pas l’un sans l’autre. Car chacun sait bien où nous conduirait la décroissance.

C’est à nous, les adultes, les élus, de construire un environnement dans lequel nos jeunes pourront s’épanouir. La protection de notre ressource en eau est aussi un des enjeux considérables du développement et je l’ai dit : le Département ne sera pas le spectateur du monde qui défile sous nos pieds, mais un acteur, un acteur premier, dans ses compétences de solidarité humaine et territoriale.

Oui, nous continuerons d’investir, mais jamais nous ne le ferons au détriment de la proximité. Fermer les services, c’est commode. Les maintenir, les organiser en proximité, c’est un défi. Et ce défi, nous voulons le relever avec nos 2.700 agents, avec nos partenaires. Quand nous disons que nous ne fermerons aucun collège, que nous ne fermerons aucun centre routier, que nous ne fermerons aucune agence solidarité famille, nous ne fermerons aucun centre de secours, quand nous disons que chaque ancien chef-lieu de canton compte, quand nous disons que chacune des 698 communes comptent, ce n’est pas par facilité.

Quand nous investissons dans chaque commune, pour préserver nos clochés, nos églises, nos mairies, nos bâtiments publics, nos écoles : ce n’est pas par commodité. Ce n’est pas du saupoudrage. C’est au contraire un acte de foi dans l’avenir de chaque parcelle du territoire qu’on appelle la commune qui est au cœur du pacte républicain. Personne ne doit se sentir et ne sera abandonné.

Et c’est tout le sens du débat que nous avons eu avec la Métropole. C’est une chance d’avoir des universités, un CHU, des grandes écoles, des laboratoires, des entreprise de pointe, de la recherche. Mais cela doit être au service de tous. Et je le redis : tout ce qui n’a pas vocation à être concentré, a vocation à rester sur le territoire, parce que nous voulons le développement économique et sociale de chacune des communes de Côte-d’Or. Et je veux rendre hommage à tous nos maires, nos conseillers municipaux, nos responsables d’associations, tous ceux qui consacrent une partie de leur vie à agir au quotidien, pour le bien commun.

Et je forme un vœu, c’est que dans la période électorale qui va s’ouvrir, on garde bien présent à l’esprit que, si l’on veut redonner confiance à nos compatriotes, il faut s’éloigner à grandes enjambées de la démagogie, pour emprunter le chemin des engagements clairs. Car comme je vous le disais au début, passé le temps de l’élection, c’est un nouveau rendez-vous qui s’ouvre et qui doit être animé d’un seul esprit : redonner confiance en notre avenir collectif.

Car la confiance ne se donne pas, elle se mérite. Et Montesquieu le résumait mieux que quiconque, lui qui disait : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un grand génie, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. » Et ce mot confiance, pour terminer, je veux l’adresser aux forces de l’ordre, nos policiers, nos gendarmes, nos pompiers, qui assurent notre sécurité au quotidien.

Je veux les assurer de notre soutien et de notre affection.

Bonne année à tous.
Que vive la République !
Que vive la Côte-d’Or !"

 

 

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