Manifeste pour une cité verte

26 mars 2014

On entend souvent que la préservation de l'environnement coûte cher, mais l'interprofession des métiers du Végétal et du Paysage y voit au contraire l'occasion de résoudre quelques grands problèmes économiques actuels et interpelle les élus et les candidats à se mobiliser pour une Cité verte à quelques jours du second tour de élections municipales.

 

Municipales 2014 : Val’hor et les professionnels du Végétal et du Paysage interpellent élus et candidats.

 

 « Qualité de vie, emploi, santé, cohésion : la Cité Verte est devenue une urgence »  

 

Crise économique et chômage, finances et impôts locaux, sécurité… Et si le Végétal et le Paysage constituaient aussi des solutions aux problématiques actuelles humaines, financières, sociales et bien sûr environnementales ? C’est ce qu’attestent les expériences de terrain des collectivités qui, déjà, partout en France, placent les aménagements paysagers au cœur des politiques du cadre de vie. Plusieurs enquêtes d’opinion soulignent l’attente forte vis-à-vis des maires en matière de préservation du cadre de vie, à quelques jours des Municipales, l’interprofession appelle élus et candidats à se mobiliser en faveur d’une Cité Verte. Les enjeux sont importants et pourraient constituer une piste pour l'économie des territoires : une qualité de vie accrue, la création d’emplois locaux, des économies d’échelle.

 

Une économie du vert

Source d’emplois non délocalisables et éléments majeurs de la croissance verte, le végétal et le paysage sont également générateurs de services concrets et gratuits pour les collectivités et leurs habitants. Le végétal capte le carbone, filtre les particules fines et contient les émissions de polluants. La prévention des effets néfastes sur la santé est importante : maladies ou affections respiratoires des plus jeunes et des plus âgés, allergies et pathologies de la peau.

Le vert est également un régulateur thermique, accroît l’efficacité énergétique des bâtiments, avec une incidence directe sur le confort et la baisse de la facture énergétique. Perméables, les surfaces végétalisées sont également des points de rétention, de ralentissement, ou de filtration des eaux de pluie.

 

Pour accompagner les collectivités vers ce « mieux vivre ensemble », les professionnels dévoilent les 6 mesures prioritaires à prendre sans tarder au niveau local par les collectivités :

Savoir-faire et accompagnement de tout projet d’aménagement urbain, par la formation d'une équipe pluridisciplinaire constituée obligatoirement d'un paysagiste concepteur

 

Moyens financiers. Prévoir systématiquement dans tout projet d’aménagement un budget suffisant pour assurer la qualité de l’aménagement paysager tant en création qu’en maintenance

 

Qualité et proximité. Faire appel à des entreprises qualifiées respectant les règles professionnelles et privilégier les achats de végétaux produits localement.

 

PLU. Faire en sorte que le volet paysager du PLU soit fait par des paysagistes concepteurs

 

Permis de construire. Rendre opposable le volet paysager du permis de construire.

 

Appel d’Offres : une spécificité reconnue. Imposer dans les appels d’offres la séparation des lots « aménagements paysagers » / des lots « VRD » ou bâtiments.

 

Alors qu’en 2020, 80% de la population française vivra déjà en milieu urbain, construire la Ville de demain est une priorité autant nationale que locale.  « La mobilisation de l’interprofession ne s’arrête pas là, précise Michel Audouy, président délégué de Val’hor. nous souhaitons proposer des formations aux élus locaux sur les questions d’impact du paysage sur la qualité des villes, en nous rapprochant de leurs organismes de formation. Nos missions sont nombreuses mais l’enjeu est là et les perspectives concrètes. »

 

Et Val’hor publie en février la synthèse réalisée par le centre technique Plante & Cité « Les bienfaits du végétal en ville » et, dans l’année, une brochure valorisant les mesures à prendre et les bonnes pratiques pour accompagner les nouvelles équipes municipales en place.

 

 

 

 

 

Depuis 1998, Val’hor est reconnue par les pouvoirs publics comme l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage. Elle réunit 50 000 entreprises spécialisées, réalisant plus de 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

Elle rassemble les organisations professionnelles représentatives des secteurs de la production, de la distribution et du commerce horticole, ainsi que du paysage et du jardin.

 

Val’hor a pour mission de :

 

Développer la consommation de produits et services par la communication et la promotion collective

 

Réaliser des programmes d’expérimentation en matière d’innovation technique

 

Favoriser le recrutement dans la filière par la valorisation des métiers et des savoir-faire Élaborer et mettre en œuvre des règles et disciplines de qualité et de certification

 

Développer la connaissance du marché et de la filière par la réalisation et la diffusion d’études

 

Optimiser les mécanismes du marché et la synergie entre les opérateurs.

 

Val’hor conduit également en France la démarche européenne et citoyenne Cité Verte, qui vise à faire de la cité un espace de mieux-vivre où le végétal, l’aménagement du paysage et la nature en ville apportent de nombreux bienfaits aux citoyens.  

 

www.valhor.fr et www.citeverte.com  

 

 

 

 

 

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