Kildine Bataille combat les stéréotypes

 Kildine Bataille combat les stéréotypes

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Page facebook de Kildine Bataille
https://www.facebook.com/kildine.bataille

 

A l'occasion du mois des droits des femmes 
 
Kildine Bataille, Maire adjointe égalité F/H à Dijon vous invite à une réunion zoom organisée par Les Entrepren'Heureuses Laurence Berthoud Lafarge en partenariat avec Elle-s à Dijon et MGEN/MutElles Marie Thérèse Pugliese.

"Dijon, c'est Capit'Elles - La place des femmes dans notre ville"
Le lundi 8 mars de 19h à 21h avec au programme :
- L'ouverture de la soirée par Nathalie Koenders
, Première adjointe au Maire de Dijon et Kildine Bataille, adjointe au Maire de Dijon déléguée à l'égalité hommes/femme et à la lutte contre les violences faites aux femmes.
- Une conférence de notre présidente Clémentine Hugol-Gential et de notre secrétaire Estelle Klima "Où sont les femmes dans la ville ?"
- Des ateliers animés par Laurence Berthoud Lafarge :
1. Lutter contre le sexisme dans l'espace public
2. Favoriser l'égalité professionnelle
3. Lutter contre les stéréotypes filles/garçons dès le plus jeune âge
4. Accueillir les femmes et enfants victimes de violence en un lieu unique ? En proximité ?
Pour participer et recevoir le lien de connexion, il suffit d’envoyer un mail, mpugliese@mgen.fr ou un sms au 06 30 93 99 52.

01 mars 2021

Elle ne se prédestinait pas forcément à la politique, pourtant Kildine Bataille a volontiers rejoint la liste de François Rebsamen aux dernières élections municipales. Adjointe en charge de la délégation à la petite enfance et de la délégation pour l’égalité femmes- hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes, elle les associe volontiers avec l’ambition de lutter contre les stéréotypes dès le plus jeune âge pour contribuer à une réelle égalité pour tous.

« Je comprends pourquoi je m’appelle Bataille » s’amuse Kildine Bataille, adjointe au maire de Dijon déléguée à la petite enfance ainsi qu’à l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes. Dynamique et souriante, l’élue de 41 ans ne se revendique pas d’un féminisme radical mais plutôt d’une action simple du quotidien. Déléguée régionale adjointe à la Poste, elle a renoncé à ses fonctions départementales en lien avec les élus du territoire par souci d’éthique. Postière depuis 2004, elle est désormais chargée de déployer notamment la politique sociétale et paritaire du groupe dans la région. Au sein de la majorité municipale, elle œuvre dans une même direction. Pourtant, c’est d’abord pour son expérience de mère active élevant seule son enfant qu’elle a été approchée et qu’on lui a confié la délégation de la petite enfance. « Si je peux continuer à travailler, c’est grâce au service périscolaire proposé par la ville de Dijon sur une amplitude horaire large. » Voyant comment la mairie avait pu l’aider dans son quotidien, elle a voulu à son tour s’impliquer et apporter sa pierre à l’édifice. Elle relie naturellement cette première délégation à la seconde qui lui a été confiée : l’égalité femmes – hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes « et aux enfants » précise-t-elle. « Je mène des combats sur ces sujets tant dans ma vie personnelle que professionnelle depuis toujours. » Il n’y avait qu’un pas, qu’elle a franchi, pour qu’elle les mène dans la sphère politique.

A chacun son féminisme

Selon Kildine Bataille, il n’y a pas une définition du féminisme mais une pluralité d’interprétations, toutes très personnelles. « Je ne prétends pas être une experte de la question comme les associations qui agissent au quotidien. Je veux simplement que les femmes soient libres de leurs choix de vie. » Insistant sur une nécessaire sororité et sur l’importance du rôle des hommes à tendre vers cette égalité, elle prône une égalité réelle dans le quotidien, tant dans le partage des tâches domestiques que dans l’univers professionnel. « On ne peut pas atteindre cette égalité sans les hommes » insiste-t-elle, loin de vouloir opposer les deux sexes. De ce constat, l’élue entend agir localement et concrètement. « Je ne vais pas aller brûler mon soutien-gorge en centre-ville mais plutôt ne pas laisser le sexisme et les stéréotypes s’immiscer dans des interstices, aussi anecdotiques soient-ils» explique-t-elle avec une pointe d’humour. Ne pas laisser les femmes être interrompues quand elles parlent, ne pas se faire appeler par son prénom quand on appelle un homme par son nom de famille, ne pas accepter les « petites blagues » ou les propos condescendants … Autant de comportements susceptibles de relever du détail mais qui véhiculent pourtant des clichés dont les hommes ne sont pas les seuls vecteurs. « Quand ma mère a appris que j’allais être adjointe, elle m’a dit que c’était parce que j’étais jolie que l’on m’avait mise à ce poste. »

Dès le plus jeune âge

L’adjointe au maire sait que les idées reçues se forgent dès le plus jeune âge. Elle trouve donc plus que pertinent de concilier ses deux délégations. « Les mots, les lectures, les comportements vis-à-vis des émotions des garçons et des filles ont un impact dès la couche. Il faut sensibiliser les encadrants (familles, professionnels de la petite enfance, …) et toucher du doigt ces comportements du quotidien avec les enfants. » Loin de partir d’une page blanche, Kildine Bataille s’appuie sur une politique de l’égalité portée par François Rebsamen et son équipe depuis plusieurs années. Elle rappelle d’ailleurs que la ville, comme la métropole et le CCAS de Dijon, sont labellisés par l’AFNOR pour leur action en matière d’égalité. Avant de passer à l’action, alors qu’elle fait ses premiers pas en politique avec ce mandat, l’élue a opté pour l’observation et la découverte, allant à la rencontre des structures et des associations, ainsi que des parents et familles dijonnaises. « Je les ai écoutés, et je continue à aller vers eux pour voir ce que la ville pourrait faire pour encore mieux les aider. »  De cette étape est née une feuille de route et des actions à mener, qui s’enrichira au fil des mois. Notamment un cycle de visioconférences tout au long du mois de mars, intitulé « Dijon c’est Capit’Elles », « et pas seulement le 8 mars à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes », va se tenir. En partenariat avec la MGEN, la Mutualité Française, les Entreprenheureuses et la chercheuse Clémentine Hugol-Gential, la question de la place de la femme dans l’espace public va ainsi être soulevée, sous plusieurs angles du quotidien. Sur un autre registre, l’adjointe souhaite également communiquer sur les critères prioritaires d’accès au multi-accueil municipal et spécifiquement celui de la monoparentalité. Auprès des écoliers dijonnais, elle espère que le conseil municipal des enfants, installé le 24 février 2021, mènera des réflexions et des actions spécifiques dédiés à la lutte contre les stéréotypes et contre les violences faites aux enfants. « J’aimerais également créer un lieu dédié aux femmes et aux enfants victimes de violence à Dijon. C’est en réflexion. » Kildine Bataille veut aussi intervenir sur le champ des forces de l’ordre, en partie déjà formée aux violences faites aux femmes, et renforcer encore l’accueil et la prise en compte de la parole des victimes. Enfin, elle rappelle l’initiative du CCAS de Dijon pour lutter contre la précarité menstruelle et qui a distribué, le 25 février, 56 000 protections féminines aux femmes les plus fragiles aux côtés des associations locales. Une action qu’elle viendra renforcer, cette fois en tant que responsable de La Poste, en installant des boîtes de collecte dans ses différentes directions, proposées par l’association Zonta Club de Dijon, afin que des postières et postiers puissent y faire don de protections hygiéniques qui serviront à d’autres, plus démunies. « Je considère mon mandat comme un 8 mars permanent !»

 

Kildine Bataille

Aux côtés d'Antoine Hoareau, Adjoint au maire de Dijon, Vice-président du CCAS de Dijon à l'occasion de la Distribution de 56000 protections menstruelles par le CCAS de dijon aux associations.

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