Dijon métropole accélère ses grands projets pour construire le futur écologique du territoire

30 mars 2021

« Face à l’urgence climatique, l’année 2021 marque une phase d’accélération des projets que nous menons pour réduire les émissions CO2 sur le territoire dijonnais, limiter la consommation d’énergie et plus largement renforcer la souveraineté du territoire. L’ensemble de ces projets construisent le futur écologique des habitants de Dijon métropole. »   François Rebsamen, président de Dijon métropole, maire de Dijon.

Depuis 20 ans, Dijon métropole est engagée dans une politique volontariste en faveur de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique. Convaincue que la transition vers un monde durable se joue à l’échelon local, la métropole fait le choix de développer une vision territoriale des enjeux environnementaux en développant des projets locaux pour construire le futur écologique du territoire.

Dijon métropole accélère ses grands projets pour construire le futur écologique du territoire

Un territoire pionnier sur les solutions
de protection de l’environnement

 

20 ANS D’ENGAGEMENT EN FAVEUR DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

En matière de conditions de vie urbaine respectueuses de l’environnement,  Dijon métropole s’impose depuis 20 ans comme  un territoire à l’avant-garde.  Sur son territoire, la métropole mène une politique innovante de transition écologique et énergétique.

Dès 2009, Dijon a intégré le programme Cap Cit’ergie, un label destiné  aux collectivités qui souhaitent améliorer leur politique énergétique durable. En janvier 2011, la métropole s’est vu attribuer le label Cit’ergie.   Remis  par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME),  ce  label récompense l’engagement des   collectivités    en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

La  métropole de Dijon s’est  fixée comme  objectif de devenir une référence écologique et solidaire en intégrant l’innovation et le développement durable à l’exercice de ses  compétences   au service des habitants. Avec l’élaboration  en 2011 du « Plan Climat Énergie Territoriale : une stratégie pour l’action », Dijon a construit l’essence de la politique qu’elle continue de mener aujourd’hui.

Le Plan Climat Air-Énergie Territorial (PCAE) en cours d’élaboration doit permettre de poursuivre le travail engagé.

La stratégie  issue du Plan Climat Énergie Territoriale fixait pour 2020 un objectif intermédiaire,  incitant le territoire de Dijon à réduire  ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 %. La métropole   a poursuivi  cet  objectif en conduisant  une politique écologique ambitieuse. De la smart city OnDijon qui lui permet d’économiser 65 % d’énergie à son projet d’hydrogène vert qui évitera d’ici 2026 le rejet de 4200 tonnes de CO2/an sur son territoire,  Dijon métropole continue d’innover pour répondre aux problématiques territoriales de son époque.

DIJON SUR LE PODIUM  DES VILLES EUROPÉENNES VERTES :
LA RÉCOMPENSE DE SON ENGAGEMENT ÉCOLOGIQUE  ET SOCIAL

Reconnaissance internationale de son engagement écologique, Dijon a été finaliste en octobre 2020 du concours  Capitale  Verte Européenne  aux côtés de Grenoble, Tallinn (Estonie) et Turin (Italie).

Lors  de cette  sélection, la  métropole dijonnaise a notamment été classée en tête pour les critères nature et  biodiversité,  production et  gestion  des déchets, croissance verte et éco-innovation.  Elle est arrivée en deuxième position pour sa politique en matière de performance énergétique et en troisième position pour sa contribution  locale à la lutte contre le changement climatique planétaire.

Cette  reconnaissance  de Dijon, parmi les  villes d’Europe les plus avancées en matière d’écologie et de qualité de vie, consacre le travail mené par Dijon métropole  ces vingt dernières années.

Une année 2021 d’accélération des projets
pour bâtir l’avenir écologique du territoire

 

L’année 2021 marque l’accélération des projets qui construisent le futur écologique  de la métropole.  Les économies   d’énergie   et la réduction des émissions CO2 sont les axes prioritaires de la politique de transition écologique de Dijon métropole.

Ces priorités s’incarnent notamment à travers 4 grands projets qui se déploient à partir de 2021 :

• Le projet hydrogène avec la mise en service entre 2022 et 2023 de 2 stations hydrogène dans Dijon et la mise en circulation dans un premier temps de 8 bennes à ordures ménagères et de 27 bus à hydrogène qui permettront de réduire dès 2023 de 1726 tonnes par an les émissions de CO2.

• La smart city OnDijon qui doit permettre  de réaliser 65 % d’économies  d’énergie  d’ici  à  2030,  notamment grâce à  la rénovation de 34 000 points lumineux d’éclairage public en 100 % LED, ce qui est considérable à l’échelle d’un territoire.

• Le projet RESPONSE qui s’inscrit dans le programme européen H2020 pour la lutte contre le réchauffement climatique et en faveur d’une transition solidaire pour lequel Dijon métropole a été retenue en avril 2020 par la Commission européenne. Le projet prévoit l’intégration de 2 îlots de bâtiments à énergie positive dans un éco- quartier avec la réduction de 38 % de la consommation énergétique de ce quartier prioritaire de la ville et la réduction d’émission de CO2 à hauteur de 75 %.

• La transformation des services d’eau et d’assainissement avec la création, pour la première fois en France, d’une société d’économie mixte à opération unique, pour mieux répondre aux engagements de la métropole de protection  des milieux naturels et transformer les services publics de l’eau et de l’assainissement en services à énergie positive et zéro déchet.

HYDROGÈNE VERT : UN PROJET AMBITIEUX DE PRODUCTION  LOCALE D’ÉNERGIE

Avec son projet d’hydrogène  vert, Dijon continue d’innover à  l’échelle  du  territoire  français. La métropole engage ainsi en 2021 un projet ambitieux de  production locale d’hydrogène vert  et  de conversion de son parc de véhicules lourds (bennes à ordures ménagères et bus) en véhicules propres et zéro-émission. Entre 2022 et 2023, une partie de sa flotte de bus et de bennes à ordures ménagères sera ainsi convertie à l’hydrogène vert.

Ce projet inscrit le territoire dijonnais comme pionner en matière d’énergies  alternatives  de mobilités durables, par le nombre de véhicules concernés et les objectifs  fixés à court terme de réduction des émissions carbone.

Dès 2023, la mise en service des 27 bus et 8 bennes à ordures  ménagères  va ainsi permettre d’éviter 1726 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalant de 24 millions de kilomètres en voiture citadine parcourus dans Dijon.

Le  cœur de ce  projet réside dans la production d’hydrogène  par la combustion  des  déchets  issus de la collecte des ordures ménagères des habitants. Deux stations hydrogènes, au nord et au sud de la ville, seront construites afin d’alimenter en hydrogène vert et local les bennes à ordures ménagères, les bus puis plus largement  des véhicules publics et privés à hydrogène du territoire.

Avec ce projet hydrogène, Dijon dépasse la dimension symbolique  pour s’inscrire  au rang des  territoires moteurs en termes d’hydrogène à l’échelle nationale et devenir un tout nouveau  modèle de politique énergétique locale.

D’ici 2026, ce  sont plus de 4200 tonnes  de CO2 par an qui seront évitées  grâce à l’alimentation en hydrogène de 62 bus et 22 bennes à ordures ménagères.  Ce   modèle, au-delà de  favoriser la souveraineté énergétique du territoire, fait émerger un véritable écosystème en faveur de la transition écologique  et donne une impulsion à la création d’une filière hydrogène sur le territoire dijonnais.

chiffres clés hydrogène

> Un projet de 100 millions d’euros au total, dont 20 % pour la construction des stations de production d’hydrogène et 80 % pour le renouvellement  des bennes à ordures ménagères et des bus à hydrogène
> Subventions totales sur le projet (à mars 2021) Europe : 3 millions d’euros ADEME : 10,6 millions d’euros au total Région Bourgogne Franche Comté : 5,9 millions d’euros
> 1726 tonnes de CO2 évitées chaque année à partir de 2023 soit 1726 allers-retours Paris- New York en avion ou environ 24 millions de km en voiture citadine dans Dijon
> 22 bennes à ordures ménagères à l’hydrogène vert d’ici à 2026, une première en France
> 62 bus hydrogène vert*  en 2026
> Plus de 4200 tonnes de CO2 évitées chaque année à partir de 2026, soit environ 58 millions de kilomètres en voiture ou encore 4200 allers-retours Paris-New-York.
> La station hydrogène au nord de la ville produira 440 kg d’hydrogène / jour à partir de janvier 2022
> La station hydrogène au sud de la ville produira 880 kg d’hydrogène / jour à partir de janvier 2023
>7 à 12 min de temps de recharge en hydrogène pour les véhicules lourds >350km d’autonomie
> 3 à 5 min de temps de recharge en hydrogène pour les véhicules légers >300 à 650 km d’autonomie
> 1 ferme photovoltaïque de 12 hectares

* 7 bus dès 2023, puis mise en service de 28 bus articulés et 7 midibus d’ici 2026

LA SMART CITY ONDIJON PASSE À LA VITESSE SUPÉRIEURE POUR  FAVORISER  LES ÉCONOMIES D’ÉNERGIES

À travers son projet de smart city OnDijon, Dijon a souhaité à la fois moderniser  son administration, améliorer  les services publics notamment  liés à la gestion de l’espace public et répondre aux nouveaux besoins et usages des citoyens.

Le  modèle de cette smart city qui prend soin de l’humain (« smart city designed to Care ») incarne les objectifs d’excellence environnementale et sociale de la ville.

Inauguré en avril 2019, le modèle de ville intelligente OnDijon s’appuie sur un poste de pilotage connecté permettant de simplifier et mieux coordonner  les interventions et les travaux d’entretien  des services de la métropole sur l’espace  public, de piloter à distance les équipements  urbains des 23 communes de la métropole (feux de circulation,  éclairage public, vidéoprotection,   services  de voiries…)  et d’assurer la sureté et la sécurité de l’espace public. Les infrastructures de transport s’appuient également sur OnDijon pour organiser la mobilité des habitants, en coordonnant   les  modes  de transports et  les déplacements sur le territoire.

Avec OnDijon, la métropole dispose également d’un outil efficace pour améliorer son bilan écologique et pour limiter son empreinte écologique.

Le projet OnDijon prévoit en effet de réaliser 65 % d’économies  d’énergie d’ici à  2030, grâce à  la rénovation de l’éclairage public avec 34 000 points lumineux qui deviendront  100 % LED, ce  qui est considérable à l’échelle d’un territoire.

En  2021, Dijon métropole réaffirme ainsi son engagement en  matière de  lutte  contre  les changements climatiques en accélérant le rythme de remplacement de l’éclairage public.

Cette  accélération  va ainsi permettre de rénover 10  000  points lumineux (contre 5  000  prévus initialement) en 2 ans.

D’ici fin 2022, Dijon métropole aura réalisé 20 % d’économies  d’énergie grâce à la rénovation de 13 000 mâts d’éclairage  public dans le cadre du projet OnDijon. Ces économies d’énergie atteindront 45 % fin 2026 avec 25000 mâts rénovés.

Les économies  d’énergie : un outil au service de la gestion vertueuse des finances publiques
Dijon métropole développe un modèle économique et financier innovant par lequel les économies d’énergie générées par la modernisation des services et des équipements publics, notamment l’éclairage public, permet de dégager des économies de fonctionnement pour la collectivité.
Ce modèle démontre que les économies d’énergie contribuent à développer une gestion durable des finances publiques et que la lutte contre le changement climatique est un investissement vertueux pour les collectivités locales.

Le  projet OnDijon permet ainsi, grâce aux économies d’énergie et de maintenance et l’accélération du programme de remplacement de l’éclairage public, de dégager au total près de 7,8 millions d’euros de gains de fonctionnement pour Dijon métropole, sur la période 2020 et 2026. Sur 12 ans, ce sont plus de 16 millions d’euros économisés par la collectivité (sur la base d’une augmentation du coût de l’énergie moyenne de +6 %/an)

chiffres clés OnDijon
>105 millions d’euros, dont 53 millions d’euros d’investissements financés par Dijon métropole, la ville de Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté et le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER)
> 65 % d’économies d’énergie au terme du contrat> 34 000 points lumineux rénovés 100 % LED
> 180 bâtiments exploités en sûreté et sécurité, connectés au poste de pilotage dont 13 bâtiments rénovés (économies en énergie)
> 180 bus équipés et prioritaires à 113 carrefours
> 205 véhicules géolocalisés et 130 équipés de radio
> 26 bornes d’accès au centre-ville et 269 caméras de vidéoprotection rénovées> Plus de 140 km de fibre optique déployés sur la métropole

 

 

DIJON : CHEF DE FILE DU PROGRAMME EUROPÉEN H2020 POUR LA LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

En avril 2020, Dijon a été retenue par la Commission européenne pour son projet « Response  » dans le cadre du programme « H2020, Villes et communautés intelligentes  ».  Ce   programme européen vise à construire  des quartiers  à énergie positive grâce à des solutions innovantes. Il fait du territoire dijonnais un véritable laboratoire  pour l’expérimentation  et la mise en œuvre de solutions qui permettront de construire une métropole neutre en carbone.

Avec « Response » la métropole  souhaite servir d’exemple en montrant qu’on peut associer l’impératif  écologique et  l’impératif social. Concrètement, le projet a pour ambition d’intégrer des îlots à énergie positive dans un éco-quartier prioritaire, Fontaine d’Ouche. Dijon s’engage sur une période de 5 ans pour bâtir la plus grande opération d’auto-consommation collective de France.  À  termes,  l’énergie produite sera directement consommée  par les  habitants de Fontaine d’Ouche.

Ce nouveau projet porté par Dijon est résolument tourné vers la  transition écologique. Ce sont 75 % d’émissions de CO2 et 38 % de consommation énergétique qui seront économisées dès la mise en place de « Response ».

LES SERVICES D’EAU ET D’ASSAINISSEMENT : OUTIL DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET ÉCOLOGIQUE

La protection  des milieux  naturels reste une priorité pour Dijon métropole qui renforce sa politique environnementale  à  travers la première société d’économie  mixte à opération unique (SEMOP)  de France  multiservices,  en charge de la gestion  de l’ensemble des services  de distribution d’eau et d’assainissement.  Cette  SEMOP,  nommée ODIVEA, associera Dijon métropole  à hauteur de 49 % et Suez Eau France pour 51 % et débutera ses activités à compter du 1er avril 2021 pour une durée de 9 ans.

Ce sont  100 millions d’euros sur 9 ans qui vont être investis  en faveur de la transition énergétique  et écologique  pour limiter l’impact de la métropole sur les milieux naturels et transformer  les services publics de l’eau et de l’assainissement en services à énergie positive et zéro déchet.

La priorité  sera donnée  à la refonte complète de la filière thermique et du traitement des boues de la station d’épuration Eau Vitale de Dijon.

Une usine de production de biogaz d’une capacité de près de 15 GWh/an, basée sur la méthanisation des  boues   et  des  graisses sera construite  pour maximiser la production de gaz vert. Il sera produit puis transformé par la métropole en bio méthane. Le bio méthane sera ensuite réinjecté sur le réseau gaz de la métropole.

La production   de bio méthane  sera opérationnelle au 1er janvier 2023 et est estimée  à 10 GWh/an. En  matière de bilan carbone, la filière complète de traitement des  boues  ainsi modernisée  passe de 1 342 tCO2  émis/an à –  1 694 tCO2  émis/an, essentiellement grâce à la production de bio méthane. Dans un  second   temps, la  reconstruction   d’un four permettant d’incinérer les  boues  issues de la méthanisation  sera réalisée  afin de limiter les impacts  des résidus issus de la station d’épuration sur le milieu naturel. Ce four verra le jour entre 2026 et 2028. Ce  projet prévoit de réutiliser une partie des  équipements  existants  sur le site. De par sa conception, il assure l’absence de nuisances olfactives pour le voisinage.

En complément,  Dijon métropole  souhaite protéger les écosystèmes de l’Ouche en préservant sa biodiversité aquatique.

Ici commence la mer
Pour limiter l’impact de la métropole sur le milieu naturel de manière significative, le projet prévoit la mise en place d’un traitement pour les micropolluants de l’eau.
Dans un premier temps, des programmes de sensibilisation sont lancés auprès de la population, des industriels et autres activités métropolitaines pour réduire les émissions des polluants à la source.
Puis, d’ici à 5 ans, des essais pilotes seront lancés pour affiner le traitement proposé et son action sur les molécules à traiter. Le traitement choisi est basé sur l’absorption sur charbon actif, et les pilotes vérifieront la capacité de traitement de ce procédé sur chacune des molécules ciblées. De ces essais pilotes résultera la construction des installations de traitement définitives sur le débit total du rejet de la station, pendant les 2 dernières années du contrat.

Le procédé  de traitement  par absorption sur charbon actif est un procédé connu de longue date mais qui n’a jamais été utilisé pour la réduction des micropolluants. Il garantit des taux d’abattement  conséquents de la pollution par les métaux  (70 % sur le cuivre et le nickel), sur les résidus de pesticides (environ 50 %), sur les molécules de type pharmaceutique (entre 70 % et 80 %) et sur les micro plastiques (95 %). Plus de

9 millions d’euros seront alloués à ce projet. Dijon métropole réduira ainsi considérablement  l’impact des rejets de la station d’épuration sur la rivière Ouche, préservant ainsi sa biodiversité  et l’environnement.

La  création de la SEMOP  va par ailleurs  renforcer la politique de maîtrise du prix de l’eau avec une baisse du prix de l’eau pour 10 communes membres, dont Dijon, malgré les investissements  en matière d’environnement. Ce sont donc 86 % des habitants du territoire (soit environ 196 000 sur les 228 000 habitants concernés par ces nouveaux  services)  qui vont bénéficier d’une baisse du prix de l’eau. Le prix de l’eau reste également  inférieur au prix moyen de l’eau dans les bassins Rhône Méditerranée  et de Corse (3.76€/m3) ou français (4.10€/m3).

Traitement des déchets : poursuite des efforts pour renforcer le recyclage

Pour répondre aux nouvelles  exigences en matière de recyclage, notamment  fixées dans la Loi de transition énergétique pour la croissance verte, Dijon métropole s’engage dans la conception et la réalisation d’un centre de tri des déchets d’emballages.  D’une capacité de 35 000 tonnes, le coût des travaux est estimé à 29 millions d’euros. Avec ce projet, la métropole souhaite améliorer ses performances  de tri des déchets tout en maintenant un espace créateur d’emploi. L’agrandissement du centre de recyclage permet la création de 7 emplois supplémentaires, en plus des 47 actuels.

chiffres clés
> 100 millions d’euros d’investissements au total sur 9 ans pour la protection de l’environnement portés par les services d’eau et d’assainissement
> 1 694 tonnes d’émissions de CO2 évitées à partir de 2023
> 70 % de la pollution issue des métaux (cuivre et nickel) absorbée
> 50 % des résidus de pesticides absorbés
> 70 % à 80 % de la pollution issue de l’industrie pharmaceutique absorbée
> 95 % de la pollution aux micro-plastiques absorbée

 

Les priorités fixées par Dijon métropole
en faveur du futur écologique

 

UNE OFFRE DE TRANSPORTS DURABLE  ET INNOVANTE

Le développement de l’offre a constitué au cours de ces 20 dernières années une priorité de la ville de Dijon. Les  investissements réalisés dans le réseau de transport en commun ont ainsi permis à Dijon d’avoir des modes de transport diversifiés proposant aux habitants de véritables alternatives à la voiture. En 2012, la ville a notamment mis en service 2 lignes de tramway qui a transformé l’accessibilité de la ville et permis un meilleur partage de l’espace public.

L’étude comparative menée par Eurogroup Consulting sur 32 réseaux de tramway en Europe a attribué à Dijon la première  place des villes de taille intermédiaire, devant Tours  et Bergen (Norvège).  L’étude établit notamment qu’ « avec 34 % des arrêts de tramway desservant   des   générateurs d’agglomération, le tramway est la colonne vertébrale de Dijon ». Dijon domine également le classement sur la billettique grâce entre autres à l’innovation de l’open payment à bord des rames.

« L’arrivée du tramway a engendré une augmentation de la fréquentation  globale du réseau de 40 % en 3 ans » indique Eurogroup Consulting.

La  politique multimodale de Dijon  métropole contribue  directement à décarbonner  la mobilité et à accompagner  les  citoyens dans la transition écologique de leurs déplacements.

Engagée dans une politique de transport en commun qui répond aux exigences de sécurité des usagers, d’apaisement des circulations et  de  partage de l’espace public, Dijon offre à ses habitants  un réseau d’infrastructures de transport couvrant tous les usages. La métropole  a pour cela rééquilibré  les usages de l’espace public au profit de nouveaux lieux de vie et de nouvelles habitudes de déplacements tels que la marche et le vélo.

En  2016, la métropole a développé la première Délégation de Service Public Mobilité en France qui regroupe l’ensemble des  services en matière de transports publics et partagés de la ville (bus, tramway, services PMR, parkings, stationnement   et vélos en libre-service) et permet ainsi à Dijon d’appliquer plus efficacement sa politique  de mobilité et son Plan de Déplacement Urbain (PDU).

Un des réseaux de tramway les plus efficaces de France
Véritable vitrine de la mobilité dijonnaise, les deux lignes de tramway mises en service depuis 2012 constituent l’un des réseaux de tramways les plus efficaces de France.
Avec 2 lignes sur 100 km de linéaire et 35 stations, le projet représente un investissement de 400 millions d’euros qui a redéfini le visage de la ville pour faire une ville plus durable.


Une coopérative unique d’autopartage et covoiturage
Dijon soutien Citiz Bourgogne Franche-Comté, la coopérative d’autopartage qui repose sur une plateforme unique de réservation,  un même planning de réservation et un accès commun à l’application mobile, pour faciliter les déplacements dans toute la région.

Prioribus : le transport en commun connecté et prioritaire

Le  projet Prioribus  permet de donner la priorité aux bus sur 113 carrefours équipés de feux tricolores connectés. Déployé depuis 2018, Prioribus  vise à améliorer l’offre de mobilité  pour les habitants en proposant un service de bus plus rapide, plus régulier et plus accessible.

chiffres clés mobilités
> Requalification des espaces publics avec la piétonisation  du centre-ville
> +57 km de zones apaisées entre 2012 et 2019
> 2 lignes de tram, 100 km de voies en site propre , 34 rames
> 18 lignes de bus, dont 5 lignes à niveau élevé de service
> Vélo : 316 km d’aménagements cyclables, soit 27 % du linéaire de voirie dédiée aux vélos + 64 km d’aménagements cyclables entre 2012 et 2019
> 122 feux équipés du système de priorité bus (Prioribus)
> 15 millions d’euros d’investissement portés par l’État, l’Europe et Dijon métropole
> 140 arrêts aménagés avec une ergonomie fonctionnelle pour les personnes en situation de handicap
> 13 stations Citiz disponibles sur Dijon métropole
> 17 voitures Citiz dans 9 stations à Dijon
> 18 bornes de recharge pour véhicules électriques

UN TERRITOIRE ÉCONOME, DÉJÀ TOURNÉ VERS LES ÉNERGIES DU FUTUR

Si  l’énergie constitue un enjeu majeur de la lutte contre  le  changement  climatique, Dijon a choisi d’investir massivement pour un mix énergétique qui favorise les  énergies  renouvelables.  Dijon entend ainsi faire figure de modèle sur la scène nationale et internationale pour la transition énergétique des villes grâce à des projets  novateurs  et une performance énergétique exemplaire.

Un réseau de chaleur urbain alimenté à 75 % en énergies renouvelables

En développant  son réseau de chaleur urbain, Dijon métropole a fait le choix de privilégier les énergies renouvelables  et nergies renouvelables. Si la loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe l’objectif de porter à 32 % la part de la consommation d’énergies renouvelables en France en 2030, d’ici 2023, Dijon dépassera cet objectif avec plus de 75 % du réseau alimenté par des énergies renouvelables.
Au printemps 2017, le réseau de chaleur urbain de Dijon métropole a obtenu le label éco-réseau  de chaleur. Cette distinction est accordée aux collectivités qui ont atteint l’objectif de 50 % de production de chaleur issue d’énergies renouvelables.

chiffres clés
> 4ème réseau de chaleur urbain de France
> 120 km de réseau d’ici 2023
> 55 000 équivalents logements chauffés
> 2 délégataires se partagent la gestion du réseau (Dalkia et Coriance)
> En 2023, plus de 75 % du réseau sera alimenté par des énergies renouvelable

L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE AU SERVICE DE LA QUALITÉ DE VIE

Depuis plusieurs années, Dijon se classe parmi les premières villes françaises où il fait bon vivre. Grâce à sa richesse culturelle, son histoire, sa gastronomie,  ou encore son développement  économique, la capitale régionale ne cesse de séduire. Pour accompagner la croissance démographique,  Dijon place la nature au cœur de sa stratégie d’aménagement  du territoire.

Dans le dernier baromètre du cabinet de conseil Arthur Loyd sur l’attractivité, paru en novembre 2020, Dijon est cinquième dans la catégorie des métropoles intermédiaires.

Elle grimpe de deux places par rapport à l’édition 2019 du baromètre qui distingue  les villes  selon quatre grandes thématiques  : performances économiques, immobilier tertiaire et accueil  des  entreprises, connectivité, capital humain et innovation et qualité de vie.

Dijon arrive première des  dix-huit métropoles analysées  pour la qualité de vie. « Avec son positionnement de  métropole connectée et son projet OnDijon, elle possède plusieurs atouts dans sa manche pour continuer d’assurer son attractivité.  », détaille  Arthur Loyd dans son rapport.

Un aménagement du territoire qui privilégie la qualité de vie

À travers son PLUi-HD (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal Habitat  Déplacements), Dijon développe une stratégie d’aménagement du territoire durable qui  apporte une  réponse aux enjeux économiques, démographiques, sociaux, et environnementaux.

Élaboré en concertation  avec les Dijonnais, le PLUi-HD déployé par Dijon à l’horizon 2030 vise à anticiper les mutations  urbaines, à lutter contre l’étalement urbain, à favoriser la mixité sociale, et préparer la transition énergétique. Au total, ce sont plus de 1 700 contributions et 1 300 participants qui ont permis de concevoir un aménagement du territoire prenant en compte la nature et les attentes des citoyens.

Le coefficient de biotope, un outil novateur qui préserve les espaces verts

Depuis 2018, Dijon a mis en place le coefficient de biotope par surface qui définit la proportion des surfaces consacrées à la nature. Dans la perspective d’un urbanisme durable, le coefficient de biotope permet de lutter contre l’érosion de la biodiversité, développer des corridors écologiques et lutter contre l’effet de chaleur urbain.

 Une politique active de reconversion de friches et de création d’écoquartiers

À Dijon, de plus en plus de bâtiments verts sortent de terre. Conçus  en intégrant des  objectifs de développement durables afin de réduire l’empreinte écologique des constructions, les écoquartiers font de Dijon une ville plus agréable à vivre. Publiques ou privées, ces constructions contribuent  à faire de la capitale régionale une référence en matière d’urbanisme et d’écologie urbaine.

chiffres clés
> une dizaine de création d’écoquartiers sur d’anciennes friches militaires, industrielles ou hospitalières
> 5 grandes friches militaires reconverties ou en cours de reconversion représentant 35 ha et plus de 3 100 logements
> 2 opérations labellisées ÉcoQuartier (Fontaine d’Ouche et Arsenal)

Rénoveco : une plateforme qui facilite la rénovation énergétique des particuliers

Au travers de sa politique  ambitieuse de l’habitat et avec le soutien de l’État, de l’Ademe et de la Région Bourgogne Franche-Comté, Dijon métropole a lancé en 2016 sa plateforme  locale de rénovation énergétique des logements privés : Rénovéco Dijon métropole.

Entourée  des professionnels  du bâtiment et de l’immobilier, des banques ainsi que des structures locales de conseils aux particuliers, Rénovéco Dijon métropole développe un parcours simplifié et complet de la rénovation pour concevoir des Bâtiment Basse Consommation (BBC) à destination des particuliers.

chiffres clés
> + de 2 700 contacts enregistrés par les conseillers Rénovéco en 2019
> 12 actions de sensibilisation ayant mobilisé plus de 200 professionnels de la rénovation en 2018
> 167 projets de travaux subventionnés dans le cadre du programme Habiter Mieux en 2018 (Fontaine d’Ouche et Arsenal)

 

DU CHAMP À L’ASSIETTE : UN SYSTÈME ALIMENTAIRE LOCAL EXEMPLAIRE

Longtemps  perçu comme un bien et un service de grande consommation comme un autre, notre alimentation et le modèle économique qui l’organise sont aujourd’hui questionnés en raison de leur impact sur l’environnement  et sur la biodiversité, et de leurs possibles effets sur la santé. Une évolution en faveur de systèmes et de régimes alimentaires plus durables s’impose.
Forte de sa renommée  patrimoniale  et gastronomique internationale, Dijon a l’ambition de devenir d’ici 10 ans le territoire démonstrateur d’un système alimentaire exemplaire.
Le programme Alimentation  durable 2030, lauréat des Territoires d’innovation 2019, interviendra sur l’ensemble des activités de production (développement du maraîchage, agriculture périurbaine et biologique), de transformation (par des entreprises locales), de distribution (en circuit court) et de consommation du territoire (prix abordables).

Dijon veut démontrer qu’un modèle alimentaire durable est  une opportunité de transformation du territoire d’un point de vue environnemental, économique et social.

La création  d’une légumerie à l’horizon 2030 est en cours avec l’acquisition  de la ferme de Perrigny qui comprend un espace d’expérimentation  en agroécologie et 15 ha de production de légumes pour approvisionner  les restaurants scolaires, les accueils de loisirs, les établissements  d’accueil de la petite enfance, et les repas à domicile des personnes âgées.

 

Chiffres clés alimentation durable
> 68 % du territoire de la métropole est constitué d’espaces agricoles et naturels
> 25 % des exploitations sont certifiées bio
> 12 000 emplois la filière représente 15 % des emplois industriels sur le bassin d’emploi de Dijon métropole
>15 ha de production de légumes pour approvisionner la restauration collective de la métropole
> 10 % du budget de la cuisine centrale est alloué aux achats auprès de producteurs régionaux
> 35 % de produits biologiques dans les menus de restauration scolaire

Avec la Cité internationale de la gastronomie et du vin, traduction touristique et culturelle du Repas gastronomique  des Français inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité à l’Unesco, Dijon ambitionne de mettre l’humain et les sciences au service d’une viticulture durable. La ville mène une expérimentation sur l’adaptation des vignes au changement climatique et souhaite acquérir de nouveaux terrains pour y développer la viticulture biologique et obtenir à terme une appellation « Bourgogne-Dijon ».

600 hectares référencés en AOC Bourgogne sur le territoire métropolitain
Près de 8 hectares de vignes plantés à la Rente Giron
Premières vendanges citoyennes en 2013

 

Cité internationale de la gastronomie et du vin

Avec la Cité internationale de la gastronomie et du vin, traduction touristique et culturelle du Repas gastronomique  des Français inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité à l’Unesco, Dijon ambitionne de mettre l’humain et les sciences au service d’une viticulture durable. La ville mène une expérimentation sur l’adaptation des vignes au changement climatique et souhaite acquérir de nouveaux terrains pour y développer la viticulture biologique et obtenir à terme une appellation « Bourgogne-Dijon ».

Chiffres clés
>600 hectares référencés en AOC Bourgogne sur le territoire métropolitain
>Près de 8 hectares de vignes plantés à la Rente Giron
Premières vendanges citoyennes en 2013

 

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