En Côte-d'Or, la gendarmerie se met à l'heure de l'Empire.

En Côte-d'Or, la gendarmerie se met à l'heure de l'Empire.

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13ème légion de gendarmerie impériale, 5ème léger, 16ème léger, 51ème de ligne, association LOWENDAL, chasseurs à cheval, chasseurs à cheval de la garde, grenadiers à pied de la garde, histoire vivante, les transports au temps de napoléon, musée de l'histoire aux portes de l’histoire, fusiliers chasseurs de la garde impériale, régiment des fusiliers grenadiers, 3ème régiment suisse 1806, association garde CURIAL 1er régiment
de chasseurs à pied de la garde, 108 ème régiment d'infanterie de ligne, les conscrits du Languedoc, maison civile et militaire Joachim MURAT, 17ème régiment d'infanterie légère, les régiments du passé, 22ème demi brigade d'infanterie de ligne, etc...

Documentation : revue TRADITION (n’existe plus depuis l'année dernière)


19 avril 2021

Le Major Hubert Tessier de la gendarmerie nationale d‘Aignay-le-Duc sera l’unique représentant de la Côte-d’Or sélectionné pour les commémorations parisiennes du bicentenaire de la mort de Napoléon 1er. Il s’y rendra en tenue de gendarme impérial du 1er Empire, pour le cortège mémoriel aux Invalides en l’honneur des soldats qui ont marqué, de Valmy à Waterloo, notre histoire de France. 

Europe, Etats-Unis, Canada, l’intérêt pour la reconstitution napoléonienne est mondial et s’étend jusqu’en Russie. « Depuis les années 70/80, même du temps de l’ancienne URSS, le bloc soviétique ne voyant pas d’un mauvais oeil ceux qui avaient combattu le régime des tzars, il existe des groupes russes de reconstitution napoléonienne et le plus étonnant, ajoute Hubert Tessier, c’est que les représentants de l’armée française sont bien plus nombreux que ceux portant l’uniforme russe! » Commémorations diverses, révolution, Consulat, l’Empire, les animations sont nombreuses.

Parmi les 2.500 français et belges adeptes de la reconstitution historique du Premier Empire, à pied ou à cheval, le chasseur et le grenadier de la garde impériale restent les corps les plus prisés. « Nous ne sommes que trois gendarmes impériaux, s’étonne le major Tessier car peu de participants sont attirés par les uniformes de fusiller, de voltigeur ou de gendarme».

Major Hubert Tessier de la gendarmerie nationale d‘Aignay-le-Duc

Grâce au développement d’Internet, les sites spécialisés se multiplient. Hubert Tessier y découvre les récits de soldats passionnants, collectionne les documents de gendarmerie et contacte à Dijon, un des pionniers de la reconstitution impériale, Claude VANHESSCHE. « Le hasard a fait que l’association la plus proche de chez moi était celle de la Gendarmerie Impériale et depuis maintenant 20 ans, je fais le gendarme national la semaine et me suis lancé gendarme impérial le week-end! »

Mais cette passion remonte à l’enfance, dans les années 70 d’un quartier ouvrier d’Aix-les-Bains. « Je me suis intéressé à l’histoire grâce à Monsieur Davier, un super instituteur de CM1 qui trouvait toujours une astuce pour intéresser ses élèves aux matières les plus rebutantes. Pour nous éveiller à la géographie il demandait à chaque enfant d’envoyer une carte postale de son lieu de vacances et l’accrochait sur une grande carte de France au fond de la classe. En travail manuel il nous apprenait le modelage en reproduisant des bustes en plâtre, de la préhistoire avec Cromagnon, puis les égyptiens, la fresque de Persepolis, Napoléon… Et lorsque nous en sommes venus à la révolution française, pour évoquer la mort de Louis XVI, il a fabriqué une petite guillotine, on mettait une carotte à la place du condamné et actionnait l’appareil… Inutile de préciser que tout le monde était captivé! »

Major Hubert Tessier de la gendarmerie nationale d‘Aignay-le-Duc

Dans la bibliothèque du fond de la classe, une lecture des Episodes et récits du Premier Empire -collection Contes et Légendes- termine de contaminer le jeune élève « impressionné par l’homme, j’ai aussitôt plongé dans l’aventure napoléonienne et le virus s’est installé ».

L’adolescence passe par là, Police, Scorpion, ACDC relèguent Napoléon aux oubliettes mais une fois gendarme, Hubert Tessier tombe sur les 4 volumes de Max Gallo Le Chant du Départ, la flamme du nouveau combattant est définitivement ravivée.

Uniformes, revues spécialisées, armes anciennes, aux journées napoléoniennes de Montereau, il découvre l’univers des reconstitutions qui ont pris leur essor au moment du bicentenaire de la révolution. A l’instar de leurs amis belges, les premiers reconstituants français sont des collectionneurs de figurines impériales qui ont en masse troqué leurs miniatures pour de véritables copies d’uniformes d’époque. Et c’est à Dijon que l’un des groupes pionniers de la reconstitution a vu le jour avec le 21ème régiment d’infanterie de ligne.

Visites aux Invalides, au musée napoléonien de Fontainebleau, grâce aux documents et vestiges divers, les érudits de l’uniformologie s’appliquent à reproduire dans les règles de l’art les moindres boutons, boucles de ceintures, sabres, mais aussi textiles d’époque. « Le plus gros problème rencontré était où trouver la matière première? Où trouver le drap de laine, le galon, la bonne coupe, le bon cuir, le bon artisan? Au début on était tous approximatifs, les colbacks étaient bricolés en fausse fourrure, les boutons sertis dans nos ateliers domestiques, les bottes de cavalerie ne ressemblaient à rien jusqu’à ce qu’on trouve un bottier à Dijon, Monsieur Duval, capable de reproduire toutes sortes de modèles du XIXème siècle.

Major Hubert Tessier de la gendarmerie nationale d‘Aignay-le-Duc

Il ne reste aujourd’hui que trois uniformes d’époque de gendarmerie impériale, au musée des Invalides, au musée d’Empirie à Salons-de- Provence et le dernier dans une collection privée. Grâce à ces modèles et aux artisans spécialisés dans la reproduction d’armes et d’uniformes, le major Tessier a pu peaufiner sa tenue pour les reconstitutions annuelles du Château du Plessis-Bourré et autres événements très officiels.

Aux commémorations parisiennes du bicentenaire il fera partie des rares et heureux 150 privilégiés invités à défiler le 5 mai 2021 à 15h en hommage au général Gudin. Le grand défilé commémoratif, géré par l'association PARIS NAPOLEON 2021, est quant à lui reporté, pour cause sanitaire, au 5 septembre à 10h. Le gendarme impérial de Côte d’Or Hubert Tessier, honorera sa profession et sa région, entouré d’un millier de militaires et chevaux sur leur 31!

Louise-Marie HESSENBRUCH

 

 

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