Antoine Hoareau pose la première pierre du nouveau bassin d'orage de la station d'épuration eauvitale de Dijon métropole

12 juillet 2022

Ce bassin de 15 000 m3, dont la mise en service est prévue mi-2023, s’ajoutera au bassin existant de 30 000 m3 dit « bassin de Mongeotte » afin d’absorber les volumes importants d’eaux pluviales qui déferlent en cas d’orage en amont de la station d’épuration eauvitale.

Sa réalisation a été confiée à la SEMOP ODIVEA dans le cadre de son contrat de délégation de service public de l’assainissement. Il aura la même fonction que le « bassin de Mongeotte », à savoir stocker les eaux usées du système unitaire de Dijon pendant les épisodes pluvieux. C’est à ce niveau du réseau, juste avant la station d’épuration, que se produisent en moyenne 60 à 80% des déversements annuels dans le milieu naturel du système d’assainissement eauvitale lors de pluies de forte intensité.

Ce bassin, entièrement enterré, d’une profondeur de 16m et d’un diamètre de 37m, se remplira par gravité à partir de l’un des principaux collecteurs arrivant sur la station d’épuration, le collecteur G2 qui longe la rive gauche du Suzon depuis la place Salengro. Il se vidangera par gravité (sans pompage) dans le « bassin de Mongeotte », en fin d’épisodes pluvieux, afin que les effluents recueillis soient traités par la station d’épuration. Ce bassin devrait permettre de réduire d’1/4 le volume des déversements observés dans le milieu naturel chaque année. Il permettra aussi de réduire le risque de non-conformité du système d’assainissement de Dijon-Longvic.

Les travaux représenteront au total 8 millions d’euros, dont 40% seront financés par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et s’inscrivent dans le cadre d’une série d’investissements de Dijon métropole pour assurer un service public de l’assainissement de haute qualité afin de :

- Réduire les déversements dans le milieu naturel par la construction de plusieurs bassins d’orage sur le système eauvitale,
- Améliorer le traitement des eaux usées par la mise en place d’un traitement tertiaire des micropolluants sur la station d’épuration eauvitale,
- Fiabiliser le traitement par l’installation d’un système de densification des boues dans les bassins d’aération.

 

L'inauguration de la construction du second bassin d'orage était l'occasion pour Antoine HOAREAU, vice-président de Dijon métropole en charge de l’eau, de l’assainissement et de la prospective territoriale, président d’ODIVEA de rappeler les ambitions de Dijon métropole en matière de lutte contre le changement climatique.


« Réduire les déversements d'eau usées dans le milieu naturel par la construction d'un bassin d'orage supplémentaire à l'entrée de la station d'épuration : voilà par l'exemple un projet vertueux pour limiter encore et toujours l'impact de la vie humaine sur les milieux naturels.
Vous avez, nous avons, une responsabilité immense que nous devons saisir, pour nous, comme pour les générations futures. C'est en partie le sens de notre réunion d'aujourd'hui.

Vous le savez, Dijon métropole porte une grande ambition en matière de lutte contre le changement climatique par une conversion de notre modèle énergétique, mais également pas la diminution de notre empreinte carbone, en particulier dans la limitation de notre impact sur les milieux naturels. C'est pourquoi le contrat passé avec Odivea prévoit de grands investissements permettant de rendre concrète cette ambition.

L'urgence de notre situation écologique n'est plus à démontrer. Les élus que nous sommes, se doivent aujourd'hui d'agir. Le temps de la conviction est passé. Nous sommes aujourd'hui au temps de l'obligation.
L'écologie, longtemps l'apanage d'un camp politique, rassemble dorénavant au delà des clivages traditionnels. Oui, disons-le, l'écologie n'appartient plus aux écologistes. La lutte contre le réchauffement climatique appartient à toute la société. Elle engage, elle fédère, elle mobilise toutes les énergies dans tous les domaines. L'écologie fédère et mobilise à l'unique condition qu'elle permette d'améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens, en particulier des personnes les plus précaires. C'est tout le sens de l'action politique que nous menons sous l'autorité du Président François Rebsamen : faire de la socialécologie une réalité concrète dans la vie de nos concitoyens.

Dijon métropole se veut exemplaire en la matière. En terme d'urbanisme et d'aménagement urbain, en terme énergétique, en terme alimentaire, pour les mobilités, et bien évidemment en terme de gestion de l'eau et de 
l'assainissement. Notre histoire avec l'eau est longue. Dès 1840, Henry Darcy permettait à Dijon de disposer du premier réseau d'adduction d'eau potable de France, et le deuxième en Europe après la ville de Rome. Depuis lors, les investissements se sont succédés depuis 170 ans pour sans cesse innover et limiter notre impact sur le grand cycle de l'eau.

Le grand cycle de l'eau est essentiel à la vie humaine, sans eau, sans ce grand cycle, pas de vie sur notre planète.

De l'évapotranspiration des mers et des océans jusqu'à nos rivières, l'eau change d'état mais sa quantité, elle, ne varie pas. ll nous faut donc être vigilant quant à son utilisation. Le petit cycle de l'eau que nous gérons, du prélèvement dans la ressource des nappes et des sources, jusqu'à son retour dans le milieu naturel après l'assainissement, nous fait porter une grande responsabilité.
A l'horizon 2O5O, nous allons connaître des bouleversements dont nous avons encore peine à imaginer l'ampleur. Une étude récente présentée début juin au Bureau du Comité de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse, dans le lequel je siège, analyse et anticipe scientifiquement la quantité d'eau disponible à l'échelle du bassin.

Les résultats sont particuIièrement éloquents.

Même si nous respections à la lettre les accords de Paris sur le Climat adopté lors de la COP2L, les températures vont continuer à grimper jusqu'en 2050, et au-delà, suivant un courbe au tracé exponentiel. Les débits du Rhône vont être bouleversés avec une quantité d'eau annuelle inchangée, mais une répartition saisonnière perturbée: hausse des débits hivernaux avec des phénomènes pluviométriques plus intenses, et baisse des débits estivaux avec des étiages plus longs et plus durs. Ces bouleversements vont nous obliger à réinterroger nos usages, pour la consommation humaine qui doit demeurer prioritaire, mais aussi pour nos usages industriels et agricoles. »

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