Un IRM à Semur-en-Auxois pour une médecine de proximité

23 octobre 2014

A l’occasion de l’inauguration de cet IRM « tant attendu et qui a tant fait parler », Catherine Sadon a tenu à accueillir personnellement les invités en temps que maire de Semur en Auxois, mais aussi en tant que Présidente du Conseil de Surveillance du centre hospitalier. Elle a salué l’arrivée de cet équipement de pointe comme un atout pour le territoire, un nouveau service à la population inscrivant le centre hospitalier dans la modernité en se tournant vers l’avenir des territoires ruraux.

 

 

 

 

 

 

Un projet un contexte.

 

Le 19 octobre 2012, la Commission Spécialisée de l'Organisation des Soins (CSOS) de l'ARS émettait un avis favorable sur le dossier de demande d'autorisation d'un équipement d’Imagerie à Résonnnance Magnétique du centre hospitalier de Semur en Auxois. Dossier fondé sur le renforcement du « plateau technique étend » et sur la. Co-utilisation de cet équipement par le centre hospitalier, les deux cabinets libéraux implantés en Nord Côte d'Or (Dr Sarem à Semur-en-Auxois) et Sud lcaunais (Dr André à Avallon) ainsi que par les radiologues du Centre Hospitalier Intercommunal de Chatillon.

 

L'Agence Régionale de santé n’avait alors pas suivi cet avis et pris une décision de rejet de l’autorisation bien que reconnaissant un besoin exceptionnel pour un équipement IRM localisé à Semur en Auxois. Cependant pour faire face au «besoin exceptionnel» reconn u par la commission spécialisée de l'offre de soins (CSOS) pour la Haute Côte-d'Or, l’implantation de cet équipement à Semur-en-Auxois est souhaité par l’ARS.
Tenant compte des préconisations formulées par I'ARS une nouvelle demande d'autorisation est formulée en mars 2013 par le Groupement de Coopération Sanitaire I RM de Haute Côte d'Or, réunissant le Centre hospitalier de Semur en Auxois (50% des parts) et le CH IC/CHAM (50% des parts) dont la convention constitutive, signée le 2 septembre 201 3, a été approuvée par l'ARS le 17 octobre 2013. En effet ce mode de fonctionnement doit permettre de renforcer les complémentarités entre les établissements hospitaliers du nord de la Côte-d'Or et se poursuivre à moyen terme à travers un projet médical de territoire associant l'ensemble des acteurs dans le cadre d'une plate forme territoriale de télé radiologie, afin de garantir notamment la permanence des soins.»
L'autorisation de l’implantation sur le site de Semur en Auxois a été accordée le 3 avril 2014 au GCS IRM de Haute Côte d'Or, conformément au Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens (CPOM), dans son axe stratégique d’approfondissement de la coopération entre les établissements de Haute Côte d’Or.
Les travaux d'aménagement destinés à accueil le nouvel équipement (salle d'imagerie, salle d'interprétation, bureau secrétariat et salle d'attente) ont été conduits par le centre hospitalier de Semur dans le prolongement de la restructuration du service d'imagerie.
L'appareil a été négocié et commandé dans le cadre de l'UGAP. L'union des groupements d'achat public étant une centrale d'achat publique française placée sous la double tutelle du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et du ministère de l'Éducation nationale.

 

L'aimant et la cage de faraday (4,5 tonnes) ont été livrés et mis en place la 16 juin 2014 et les travaux achevés le 27 juin. L'activité de l'I RM a débutée le 7 juillet 2014. Au 20 octobre, 805 examens ont été réalisés, pour l’instant par les seuls radiologues du centre hospitalier de Semur.

 

En chiffres : L’investissement global réalisé par le centre hospitalier de Semur-en-Auxois est de 393 023,62€ auquel s’ajoute la location de l 'IRM SIEMENS Magnetom Aera (sur 5 ans) soit 318 253,68 €.annuels

 

Un IRM à Semur-en-Auxois pour une médecine de proximité

 

Pour Marc Le Clanche, Administrateur du GCS, directeur de l’hôpital de Semur, l’IRM est là pour compléter l’offre de santé de premier recours assuré par l’hôpital propre à lutter contre la désertification médicale des territoires ruraux. Le but reste de travailler dans la pertinence des actes sans démultiplier ceux d’imagerie médicale à l’heure où l’assurance maladie réduit la prise en charge des forfaits techniques.

 

François Patriat, Président du Conseil Régional, Président du Cancéro Pôle Grand Est, qui fédère les forces de recherche fondamentale et clinique dans le domaine de la cancérologie, a rappelé que si la santé n’est pas une des compétences de la Région, elle n’en est pas moins une des préoccupations ne serait ce qu’en tant que pionnière de l’implantation des maisons médicales. Il a également affirmé que le Nord Côte d’Or à besoin d’équipements médicaux structurants et de proximité.

 

François Sauvadet, Président du Conseil Général s’est félicité du choix porté sur le site de Semur pour l’implantation de ce matériel partisan, lui aussi, des réponses de proximité à donner aux problématiques de santé en Côte d’Or. Il compte tant sur les hôpitaux que sur les praticiens libéraux pour être les acteurs d’une médecine de proximité dont tous les professionnels de santé portent la responsabilité. « Il ne doit pas y avoir d’opposition entre la coopération inter hospitalière de la Haute Côte d’Or et le Centre Hospitalier Universitaire de Dijon…chacun à la place qu’il doit occuper ».

 

Didier Jacquotot, délégué territorial de l’ARS de Côte d’Or et chef de cabinet de Christophe Lannelongue directeur général de l’ARS, a rappelé que l’imagerie médicale occupe un chapitre entier du SROS. En effet avec 7,3 IRM pour la Côte d’Or contre 10 en moyenne sur le reste du territoire français, l’imagerie médicale est le projet phare de l’ARS pour une amélioration des parcours de soins et notamment en cancérologie. Elle souhaite donc un maillage complet du territoire pour une qualité et sécurité des soins égalitaire et optimale. La Bourgogne figure parmi les 5 régions expérimentatrice du Territoire Santé Numérique (TSN)

 

Les énergies se concentrent désormais sur la mise en place d'un RIS/PACS d'ici la fin de l'année. Le RIS (Radiology Information System) est u n agenda spécifique une à la radiologie. Il permet d'organiser les prises de rendez-vous en tenant compte des trois contraintes organisationnelles liées aux radiologues, aux manipulateurs et aux salles d'imagerie. Quant au PACS (Picture Archiving and Communication System), il s'agit d'un outil informatique qui permet de stocker les images issues des différents appareils de radiologie, dans le respect des règles d'identito-vigilance, et de faciliter la reprise d'ancien es images pou r l'interprétation des radiologues.

 

Un IRM à Semur-en-Auxois pour une médecine de proximité

 

Rédaction Marie Quiquemelle

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