La communauté de communes Auxonne Pontailler Val de Saône, CAP Val de Saône, a profité du début d’année pour exposer ses projets 2025 à la presse. La collectivité entend investir pour créer de l’emploi, assurer les services publics de proximité mais aussi pour garantir un cadre de vie et des ressources de qualité sans oublier de soutenir les communes.
Le budget ! Ce mot surgit rapidement dès qu’un élu local évoque ses projets 2025. Marie-Claire Bonnet-Vallet, président de la communauté de communes Auxonne Pontailler Val de Saône, n’a pas fait exception, évoquant un cadre contraint et des perspectives incertaines. « C’est un mode de fonctionnement par défaut que l’on doit adopter et qui nous oblige à nous adapter pour développer nos politiques publiques et nos investissements pour le territoire. »
Entourée de ses vice-présidents, l’élue a présenté les quatre thématiques fortes du CAP Val de Saône pour l’année à venir. Au premier rang, la collectivité entend créer de la valeur ajoutée locale pour créer de l’emploi. A ce titre, Marie-Claire Bonnet-Vallet a mentionné la cuisine centrale prévue pour une entrée en fonctionnement en janvier 2028 et qui profitera d’un budget global de plus de six millions d’euros. « Nous voulons encourager à consommer local grâce à la production locale. Cela relève aussi d’un enjeu de santé publique pour les enfants. »
La CAP Val de Saône souhaite également encourager les entreprises à s’installer et à rester sur le territoire. Cette volonté se traduit par une nouvelle offre de foncier à Villers-les-Pots avec une dizaine de parcelles disponibles pour des artisans ou des PME. « Ce site vient en complémentarité du tiers-lieu prévu à Tillenay, opérationnel en fin d’année 2027, dans le quartier de la gare qui draine chaque 500 personnes. Nous devons par ailleurs ramener du bâtiment public et du service public pour ramener du dynamisme et de l’activité. » Le tiers-lieu permet de créer une sorte de parcours pour les entreprises qui peuvent tester leur activité avant de s’implanter durablement.
Consciente de l’importance du monde économique pour attirer et maintenir les habitants, la collectivité n’hésite pas à faire un geste financier. « Nous regrettons que la Région ait suspendu certaines aides aux entreprises donc nous avons augmenté notre plafond d’aide directe pour le passer de 10 000 à 20 000 euros. »

Une mission de service public
Deuxième axe de travail prioritaire de la communauté, le service public de proximité en complémentarité aux propositions des 35 communes. Pour répondre aux besoins des familles, la collectivité mise sur deux crèches, à Auxonne et Pontailler-sur-Saône, mais aussi sur 16 sites d’accueil et des micro-crèches.
Plus tard, ces jeunes habitants pourront profiter de la nouvelle école de musique et des arts. Ils pourront eux aussi s’y rendre par l’intermédiaire du transport à la demande comme environ 2 000 personnes. « Nous disposons de cinq circuits pour rejoindre la ville d’appui, Auxonne. » Ce service est associé à la gare d’Auxonne – Tillenay. Ce secteur sera prochainement aménagé pour répondre aux enjeux de stationnement pour encourager les habitants à préférer le train. Dans un souci de transition, la communauté de communes met aussi l’accent sur la nécessité de rénover les déchetteries pour accompagner les nouveaux usages de tri.
Ailleurs sur le territoire, à Pontailler-sur-Saône notamment, les habitants profitent d’une Maison France Services. Alors que celle d’Auxonne a récemment ouvert, à Pontailler, plus de 5 400 conseils ont été rendus en 2024.

Au service des habitants et des communes
Troisième priorité de la collectivité, le cadre de vie. Cette dernière passe par une indispensable eau potable de qualité grâce à quatre millions d’euros pour renouveler les réseaux et réhabiliter un réservoir. « Sur le sujet de l’eau, nous avons beaucoup de rattrapage à faire car toutes les collectivités n’avaient pas les moyens d’entretenir leur réseau dont certains dataient des années 30. »
A côté de ses différents projets qui nécessiteront une enveloppe globale de plus de 22 millions d’euros, soutenue pour partie par des subventions, la communauté de communes engage 1,3 million d’euros pour un montant de travaux de près de 17 millions d’euros au bénéfice direct des communes. « Nous ne nous limitons pas aux projets d’intérêt intercommunautaire » insiste Marie-Claire Bonnet-Vallet en mentionnant la création de logements communaux à Villers-les-Pots ou Champdôtre, une aire de jeux à Flagey-les-Auxonne, la requalification de la place du Meix à Soirans ou la piscine et la médiathèque d’Auxonne. « Les trois quarts des communes du territoire ont été accompagnées ! »
Nadège Hubert
