Depuis 2015, le Conseil départemental de Côte-d’Or s’engage pour la promotion des droits fondamentaux de l’enfant à travers une convention avec les JADE, jeunes ambassadeurs du droit des enfants. La collectivité a fêté les dix ans de cette collaboration et renouvelé sa convention pour trois nouvelles années.
20 000 enfants et jeunes ont été sensibilisés aux droits des enfants depuis dix ans grâce à l’intervention de 40 jeunes ambassadeurs du droit des enfants, les JADE. Depuis 2015, le Conseil départemental s’implique dans cette démarche aux côtés du Défenseur des droits, de l’association Unis-Cité Bourgogne-Franche-Comté et de la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN). « Sensibiliser les jeunes à leurs droits, c’est participer à la libération de la parole. Dans un monde chahuté, il y a des questions préoccupantes » a souligné François Sauvadet, président du Conseil départemental. En service civique, les JADE, âgés de 16 à 25 ans, ont passé neuf mois à promouvoir les droits de l’enfant ainsi que l’égalité et la non-discrimination, à informer sur le rôle et les compétences du Défenseur des droits et à sensibiliser les jeunes aux droits, à développer l’esprit de citoyenneté.
Des acteurs impliqués
Grâce au partenariat passé avec le Département, les 54 collèges publics de Côte-d’Or auront profité de l’intervention des JADE tandis que certains demandent déjà à ce que les services civiques reviennent dans leurs locaux. « C’est essentiel d’aller à la rencontre des publics que l’on ne va pas voir spontanément car la protection de l’enfance relève de l’affaire de tous : parents, enseignants, politique et société. » Au cours des dix années écoulées, les JADE se sont également rendus dans 13 structures de loisirs dans quatre villes et dans 18 structures spécialisées de huit villes pour rencontrer notamment des jeunes en situation de handicap ou des mineurs non accompagnés.

« Le département de la Côte-d’Or est régulièrement présenté par mes équipes comme un modèle tant pour le soutien apporté par le Conseil départemental que pour l’implication de l’Education nationale ou pour le suivi assuré par Unis-Cité » a précisé Claire Hedon, défenseure des droits. De son côté, David Muller, directeur académique des services de l’Education nationale de Côte-d’Or a mis en avant le travail fourni par les JADE. « Ils contribuent à ce que les jeunes évoluent dans un environnement à la fois respectueux et protecteur. Ils participent aussi du développement de leur esprit de citoyenneté pour diffuser cette culture du droit. » Aux côtés de Hervé ROQUEPLAN, directeur d’Unis-Cité Grand Est Bourgogne-Franche-Comté, les différents acteurs ont signé le renouvellement de la convention pour trois ans et se sont félicité du travail conjoint mené depuis dix ans.
Et des jeunes engagés
De leurs côtés, les ambassadeurs ont exprimé tout ce que l’aventure JADE leur avait apporté. « On a servi à quelque chose, on a pu aider. J’ai aussi compris que j’étais capable de reprendre mes études pour devenir éducatrice spécialisée » a précisé la première tandis qu’une autre s’est vu confortée dans sa voie professionnelle : « Je souhaite devenir juge pour enfants. » En tant que JADE, les jeunes en service civique ont alerté sur les paroles inquiétantes dont les enfants ont pu leur faire part et s’en faire ainsi le relais auprès des équipes de la défenseure des droits.

Après avoir salué le travail fourni par les JADE, François Sauvadet a insisté sur la parole donnée aux jeunes du département à travers un questionnaire adressé aux collégiens. « 60 % de ceux qui se sont exprimés veulent participer davantage. Leur parole compte dans leur environnement, dans leur perception. » Le président du Département a également mis en parallèle l'importance d'écouter et échanger avec les jeune et le tragique fait divers qui a conduit au meurtre d'une surveillante par un collégien en Haute-Marne.
Nadège Hubert
