Avec la canicule, les sites de baignade sont pris d’assaut en Côte-d’Or. Pour que chacun en profite sereinement, l’agence régionale de santé (ARS) réalise des contrôles réguliers et encourage à respecter les consignes de sécurité.
Du lac Kir à Dijon au lac de Pont à Pont-et-Massène en passant par celui de Grosbois, les plages de Côte-d’Or connaissent une affluence croissante proportionnelle à la hausse des températures. Mais pour se précipiter dans l’eau sans craindre pour sa santé, les amateurs de baignade peuvent compter sur les contrôles de l’ARS. « Ils commencent entre 10 à 20 jours avant la date d’ouverture à la baignade afin de s’assurer que la qualité de l’eau soit conforme. Pendant la saison, les contrôles se déroulent toutes les deux semaines », détaille Graziella Midelet, responsable de l’unité territoriale santé environnement pour la Côte-d’Or au sein de l’ARS.
Les analyses microbiologiques réalisées par l’ARS visent à identifier l’absence de germes traduisant une éventuelle contamination fécale qui pourrait entraîner des troubles digestifs. « On recherche également des présences physico-chimiques, mais nous observons aussi la transparence de l’eau pour mesurer la présence de résidus d’huile ou de carburant. En cas de doute, nous allons chercher des cyanobactéries susceptibles de présenter un risque pour la santé, que ce soit des troubles digestifs ou des irritations cutanées. » En deux à cinq jours, l’ARS apporte les résultats sur la qualité de l’eau et agit en conséquence. « Nous surveillons également les eaux riches en nutriments, c’est-à-dire en azote et en phosphore, souvent peu profondes. »

Une baignade de qualité
En Côte-d’Or, douze baignades naturelles et une baignade artificielle profitent de ce suivi de l’ARS. En 2024, la qualité de l’eau s’est avérée majoritairement excellente sur le département, tandis que pour 2025, les relevés préliminaires ont permis à tous d’ouvrir leur site aux baigneurs en attendant les suivis de contrôle pendant l’été. « Avec la chaleur et la fréquentation, le risque de germes peut augmenter mais comme ce ne sont pas des eaux stagnantes, cela permet de diluer les contaminations. »
De leur côté, les gestionnaires de site de baignade réalisent également leur prélèvement de suivi pendant le laps de temps où l’ARS ne passe pas. Une implication de chacun qui porte ses fruits. « En Côte-d’Or, nous avons la chance d’avoir des plans d’eau de bonne qualité. »
Si Graziella Midelet se réjouit des résultats, elle insiste sur l’importance de rester prudent. Au cours de l’été 2024, la France a enregistré 1 244 noyades dont 350 suivies de décès. Il reste donc essentiel de faire preuve de vigilance et de ne pas s’aventurer là où la baignade est interdite. « Avec la canicule, il faut également se prémunir du risque de déshydratation. » Enfin, pour le bien-être du plus grand nombre mais aussi pour la qualité de l’eau et de l’environnement, les déchets devront finir dans les poubelles prévues à cet effet.
Nadège Hubert