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La rentrée 2025-2026 du conseil départemental de Côte-d'Or en chiffres :
54 collèges dont 47 collèges publics et 7 privés
23 500 collégiens dont 15 630 demi-pensionnaires
Près de 2 millions de repas servis dans les restaurants scolaires des collèges
100 % des collèges raccordés au haut-débit
Alors que les collégiens s’apprêtent à reprendre le chemin des classes, François Sauvadet s’est rendu au collège Roupnel à Dijon pour évoquer la rentrée et les engagements du Département pour la jeunesse.
4 700 Côte-d’Oriens entreront la semaine prochaine en sixième dans l’un des 54 collèges du département. Au total, près de 23 500 collégiens feront leur rentrée dans quelques jours. Une lourde responsabilité pour le Conseil départemental qui gère ce patrimoine et contribue à l’éducation des élèves notamment par l’intermédiaire de 455 agents qui veillent au bon fonctionnement des collèges publics. « Nous voulons faire du collège un lieu de sérénité pour se forger un avenir. Même si on constate une montée de la violence juvénile, le collège doit être un lieu ouvert mais sécurisé » a précisé François Sauvadet, président du Conseil départemental. L’enquête réalisée par la collectivité auprès des élèves au cours de l’année 2025 a d’ailleurs révélé que 92 % des répondants se sentent bien dans leur collège.

Parmi les priorités des jeunes, François Sauvadet s’est réjoui que la nouvelle génération mette l’accent sur l’environnement ou encore l’alimentation locale. « Ces préoccupations ne resteront pas lettre morte. Nous allons mettre en place 21 actions associées. » Déjà en 2019, à l’issue d’un premier questionnaire, le Conseil départemental s’était saisi des souhaits des collégiens. « Nous avions lancé un plan de désimperméabilisation et instauré le plan 1 000 arbres plantés dont l’objectif sera atteint en fin d’année. » En visite dans le collège Roupnel, François Sauvadet a ainsi cité l’exemple de cet établissement qui a bénéficié de 1,2 millions d’euros d’investissement au cours des trois années écoulées dont 300 000 euros pour désimperméabiliser 310 mètres carrés de cour et y planter 14 arbres.
De Chenôve à Semur-en-Auxois, de Sombernon à Chatillon-sur-Seine, les collèges ont quant à eux vu leur accessibilité améliorée. A Auxonne, la rénovation du pôle vie scolaire est achevée tout comme la réfection de la demi-pension du collège de Genlis, celle de la toiture au collège de Pontailler-sur-Saône ou encore le changement des menuiseries dans celui d’Arnay-le-Duc. Depuis 2020, le Département a engagé 160 millions d’euros pour les collèges.

Penser l’intérieur autant que l’extérieur
Au-delà du cadre de travail, François Sauvadet a insisté sur les outils à disposition. En plus de continuer à offrir un dictionnaire à chaque nouveau collégien « même à l’ère de l’IA », le Département n’oublie pas les nouvelles technologies. « Nous mettons à disposition des élèves des outils numériques, des casques de réalité virtuelle dans certains établissements, des formations de sensibilisation à l’IA car les jeunes baignent dans ce monde. » Ancien journaliste, François Sauvadet s’est toutefois dit inquiet de la confiance accordée par les jeunes à internet et aux contenus des réseaux sociaux.

Soucieux de voir que le nombre d'élèves en maternelle et en primaire diminue, François Sauvadet entend anticipé le mouvement de recul de la fréquentation des collèges pour éviter de future fermeture d'école qui conduirait à "déraciner les jeunes."
Autre implication majeure du Département dans les collèges, la restauration scolaire. « A la rentrée, le prix du repas reviendra à son niveau de 2019 alors que dans la période, les coûts ont augmenté. Le prix restera inférieur au prix moyen des collectivités. Nous maintiendrons un prix fixe car la restauration scolaire n’est pas un impôt et qu’aucun enfant ne doit rester aux portes de la cantine à cause du prix du repas. » Chaque année, le Département consacre 18 millions d’euros à la restauration scolaire et renforce tant la place du bio que celle des produits locaux. « Nous continuerons nos efforts pour l’Education dans notre prochain budget » a annoncé François Sauvadet qui s’engage également pour la présence territoriale avec des établissements sur l’ensemble de la Côte-d’Or, « même si cela s’avère parfois compliqué sur la question des transports, en particulier avec la Région » a-t-il conclu.
Nadège Hubert
