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Ils s’appellent Elea Pago (également conseillère départementale jeune), Léon Chassua et Robin Jarrige. A eux trois ils ont 42 ans... soit 14 ans chacun et sont JSP en foration depuis 1 ans à Saint Seine l’Abbaye.
Pour ces trois jeunes engagés dans le dévouement à l’autre, l’aide aux personnes et le service citoyen c’est une histoire de famille ou une vision d’avenir sur leur avenir professionnel, c’est surtout le respect des valeurs républicaines (à 14 ans ça fait du bien de l’entendre...) et de nos libertés !
Et comme le souligne Paul Frelet, 30 ans, président de l’amicale : « La jeunesse attire la jeunesse. Nous avons un bon noyau dur et même trois jeunes sapeurs-pompiers de 14 ans qui sont en formation et pourront intégrer nos rangs lorsqu’ils auront 16 ans. »
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Le CPI traite toutes les demandes d’intervention sur son territoire, il est complémentaire du centre de Sombernon, notamment.
La Côte-d’Or compte 45 CPI, 1 800 sapeurs-pompiers volontaires et 320 professionnels basés principalement à Dijon et Beaune. Les demandes sont centralisées, puis dispatchées dans les différents CPI en fonction de leur disponibilité. Pierre Louet, chef de centre, explique qu’avec plus d’espace et d’outils, le CPI de Blaisy-Bas va être plus attractif et efficace.A noter que la moyenne d'age des pompiers volontaires de Blaisy-Bas est inférieure à 40 ans !!
©Marie Quiquemelle
A Blaisy Bas, les pompiers volontaires se sont installés en 1870, connaissant des périodes de sérénité, de difficulté mais toujours portés par la détermination de femmes et d'hommes profondément investis. C’est ce qu’a souhaité saluer Alain Lamy, maire de cette petite commune tout en rappelant la mémoire des disparus ! Il y a 8 ans, le Centre d’intervention a bien failli disparaître… Aujourd’hui, c’est un nouveau Centre de première intervention (CPI) qui s’inaugure à Blaisy Bas avec le concours du SDIS 21.
Alain Lamy rappelle cette chute préoccupante dans un contexte de renouvellement générationnel mal accompagné et de gouvernance fragilisée. Un moment qui a nécessité des décisions difficiles et, avec le recul, son seul regret est peut-être de ne pas s’être plus impliqué à cette époque… un passage finalement salutaire qui a permis collectivement de rebâtir un socle solide, d'ouvrir une nouvelle page avec lucidité et responsabilité.
Une étape qu’il a tenu à marquer « avec gravité et fierté gravant ainsi l’importance pour notre territoire, l' importance pour nos concitoyens et pour celles et ceux qui au sein de notre CPI s'engagent chaque jour avec courage et avec dévouement ».
Pour entrer dans le vif du sujet, Alain Lamy, accompagné de Céline Vialet (tous deux binômes départementaux) rafraichi les mémoires « Notre vielle grange de 40 mètres carrés nous a longtemps rendu service, mais c’était petit et vétuste… Il a été le témoin de notre résilience et, aujourd’hui, avec ce nouveau bâtiment et ce nouvel espace de 140 m², nous franchissons une étape importante… vestiaire adapté, salle de commandement et de repos, espace de stockage sécurisé, porte sectionnelle… chaque mètre carré a été pensé pour répondre aux exigences opérationnelles ».
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Si certains disent que ce centre est l'un des plus beaux du département, ce qui est certain c'est que blaisoises et blaisois en sont fiers ! Fiers de ce qui a été bâti ensemble grâce à un investissement de plus de 40 000€ porté par la commune. Un projet mené à bien qui n’est qu'un commencement puisqu’une 2e phase est déjà prête… pour motiver les envies…
Le nouveau centre est déjà loué pour le matériel technique des agents communaux. « Nous avons partagé l’espace en créant un bloc en bois qui peut être déménagé dans un autre bâtiment si nous choisissons plus tard de faire construire une extension, en retirant la cloison de bois qui est à l'intérieur, on peut étendre la surface à 260 m². Ce projet d'agrandissement sera envisagé en fonction de l'évolution de nos effectifs achetant la main à nos pompiers mais aussi du rôle que notre CPI sera amené à jouer dans le futur Schéma Départemental d’Incendie de Secours ».
Hubert Poulot, président du SDIS 21 rebondira en soulignant un moment fort que nous vivons ce matin tout en étant profondément inscrit dans l’histoire locale ! « Votre centre de première intervention est partie intégrante de la dynamique départementale de la sécurité civile. La mise à disposition de ces nouveaux locaux et de ce nouveau matériel marque officiellement une étape importante, à la fois technique, humaine et symbolique pour votre CPI…
Elle traduit d'abord la reconnaissance de l'engagement des femmes et des hommes qui, ici depuis tant d’années, répondent présents pour protéger, secourir, sauver … il faut le reconnaître dans des conditions qui n'étaient pas acceptables à notre époque ! Aujourd'hui, en 2025, cette intégration dans ces nouveaux locaux a été une volonté de votre municipalité, celle de construire un service de secours plus cohérent, plus efficace, plus solidaire, à l'échelle de votre commune mais aussi du territoire départemental puisque vous êtes appelé à venir soutenir certaines interventions en dehors de votre territoire… Et c'est tout le sens de l'action que je conduis au quotidien avec notre directeur départemental du SDIS 21 avec l'appui constant des élus locaux, des communes et du Conseil départemental.
C'est pour cette raison que le SDIS a souhaité accompagner la commune en mettant gracieusement à sa disposition 2 véhicules, mais aussi les tenues et le matériel nécessaire à un exercice dans des conditions cohérentes avec l’effort fourni par les hommes. Cela répond à l'effort engagé par la commune « Je me voyais quand même difficilement tourner le dos à ce projet et au contraire vous soutenir pour développer effectivement les objectifs que votre mère vous a fixés il y a quelques instants » conclura le président du SDIS 21.
Là où de nombreuses communes cherchent à fermer leur CI ou CPI, faute de volontairres, de matériels efficients, Hubert Poulot a félicité monsieur le maire pour sa détemination à "ne pas lâcher". Pour le président du SDIS 21, face aux mutations écologiques, technologiques, sociales, c'est la capacité à fédérer et mutualiser qui fera toute la différence !
©Marie Quiquemelle