À Meursault, Orvitis pose la première pierre de la nouvelle gendarmerie, symbole d’un engagement durable pour les territoires.
Impasse Arnaud-Beltrame. Un nom qui résonne comme une promesse de courage et d’engagement républicain. C’est là, à Meursault, qu’a été posée ce lundi la première pierre de la future gendarmerie, un projet porté par Orvitis, premier bailleur social du département de la Côte-d’Or. Autour de Denis Thomas, maire de Meursault, se tenaient notamment François-Xavier Dugourd, président d’Orvitis et vice-président du Conseil départemental, le général de division Sylvain Laniel, commandant la région de gendarmerie Bourgogne–Franche-Comté, Paul Mourier, préfet du département, ainsi qu’Alain Suguenot, président de la Communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud.
Un projet public mûri pendant dix ans
Le chantier de la gendarmerie de Meursault est l’aboutissement d’un long parcours administratif et partenarial, amorcé il y a près de dix ans. « Nous nous sommes armés de patience », a résumé Denis Thomas, maire de Meursault, en évoquant les obstacles techniques et les lenteurs administratives. « Ce projet est un engagement envers la sécurité, mais aussi envers la vitalité de notre village », a-t-il insisté. La commune, retenue dans le cadre du redéploiement des brigades sur le territoire beaunois, a cédé à l’euro symbolique deux parcelles pour permettre la construction de cet équipement d’intérêt public.

Orvitis, maître d’ouvrage d’une gendarmerie du XXIe siècle
Orvitis pilote cette opération estimée à 7,7 millions d’euros, financée par emprunt garanti par le Conseil départemental de la Côte-d’Or auprès de la Banque des Territoires. Le loyer annuel de 330 000 €, versé par l’État, permettra à l’établissement public de couvrir une partie des coûts, même si son président, François-Xavier Dugourd, a rappelé que « ces opérations restent structurellement déséquilibrées pour les bailleurs sociaux ».
« Il faudra faire évoluer la réglementation : le coût de construction et d’entretien n’est pas compensé par le loyer versé par l’État. Mais nous restons fidèles à notre mission d’intérêt général : investir pour la sécurité et la cohésion territoriale », a souligné François-Xavier Dugourd.
Orvitis, qui compte déjà douze gendarmeries livrées en Côte-d’Or, poursuit ainsi une politique d’aménagement équilibrée, au service des communes rurales et périurbaines.

Un chantier durable et ancré dans le tissu local
Le projet, confié au groupement Léon Grosse/Tria Architectes, associe les savoir-faire d’entreprises locales : près d’une vingtaine d’entreprises de Bourgogne–Franche-Comté participeront au chantier.
L’ensemble de 5 165 m² comprendra deux entités : une brigade de proximité chef-lieu (BPCL),
une brigade motorisée (BMO), ainsi que 20 logements familiaux (du T2 au T6), destinés aux gendarmes et à leurs familles.
Les bâtiments répondront aux normes RE2020, avec recours à des matériaux bas carbone, des isolants biosourcés, un chauffage par pompes à chaleur aérothermiques et un bassin de récupération des eaux pluviales.
Le début des travaux est prévu en décembre 2025, avec une livraison au printemps 2027.

Une implantation stratégique pour la sécurité locale
Le général Sylvain Laniel a rappelé que la nouvelle gendarmerie ne remplace pas celle de Beaune, mais complète le maillage territorial. « Meursault accueillera deux unités opérationnelles. Cela renforcera la présence sur le terrain et la réactivité sur le secteur viticole et les communes voisines », a-t-il précisé.
Chaque année, les brigades concernées effectuent plus de 800 interventions, avec un taux de présence sur la voie publique supérieur à 52 %.
Un symbole de coopération et d’équilibre territorial
Pour Paul Mourier, préfet de la Côte-d’Or, « cette première pierre symbolise la réussite d’un partenariat exemplaire entre l’État, les collectivités et Orvitis. Cette gendarmerie est une présence rassurante au cœur du vignoble, un signe de confiance dans l’avenir et dans la République. Le nom d’Arnaud Beltrame, donné à l’impasse, rappelle le courage et le dévouement qui inspirent ce projet ».
Orvitis, un acteur global du service public local
Avec plus de 13 000 logements gérés en Côte-d’Or, 1 600 en construction et de nombreuses opérations publiques (gendarmeries, maisons de santé, résidences intergénérationnelles), Orvitis confirme son rôle d’aménageur au service des territoires.
Ce chantier à Meursault illustre la stratégie de l’organisme : investir dans la proximité, la sécurité et le logement durable, au bénéfice des communes et de leurs habitants.