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Le conseil des enfants est l’un des conseils participatifs et citoyens de la Ville de Chenôve qui disposent d’une enveloppe budgétaire pour mener des actions sur le long terme. Ouvert aux habitants âgés de 9 à 13 ans, il est renouvelé tous les deux ans. Les candidatures pour la prochaine mandature sont ouvertes jusqu’au 2 décembre. Les élections se tiendront dans les collèges et écoles de la ville les 15 et 16 décembre. Plus d’informations sur le site de la Ville de Chenôve.
Après deux ans de mandat, les jeunes du conseil des enfants (CdE) de Chenôve ont présenté, mercredi, leur bilan. L’occasion de faire découvrir aux Cheneveliers l’aboutissement de leurs travaux.
Au moment de leur élection en octobre 2023, ces 39 jeunes habitants de Chenôve avaient entre 9 et 13 ans. Élus pour deux ans, ils ont présenté, mercredi à l’espace culturel François-Mitterrand, leur bilan devant les familles, le maire Thierry Falconnet, et les adjoints délégués à l’Éducation, à la Jeunesse, à la Vie associative et à la Participation citoyenne.
Au début de leur mandature, les enfants ont exprimé, sans tabous, ce qu’ils aimaient et ce qu’ils n’aimaient pas à Chenôve. De là se sont dégagées cinq thématiques : cadre de vie, environnement, activités, délits et relation humaines. « À partir de ces cinq thèmes issus de nos réflexions, nous avons choisi d’agir avec trois projets. »
Le premier projet a été inauguré en préambule de la séance. Il s’agit d’un jeu éducatif en bois nommé « Vive la planète », sur le thème de la sensibilisation au tri des déchets, installé Cours du Général-de-Gaulle près de l’aire de jeux. Le fruit d’un travail mené conjointement avec Mariel Reiser, graphiste aux ateliers de l’ONF, et Laura Venturi, ambassadrice du tri de la métropole. Le jeu consiste à faire pivoter trois hexagones : « Que jettes-tu ? », « Où dois-tu le jeter ? » et « En quoi peut-on transformer ce déchet ? »

« On ne va pas céder, on va même s’aider »
Toujours autour de la thématique environnementale, qui semble tenir à cœur à la nouvelle génération, le deuxième projet s’intitule « Transformer les déchets en œuvre d’art ». Durant trois semaines, des poubelles jaunes installées dans des écoles et lieux publics invitaient les habitants à déposer leurs canettes : grâce à une campagne d’information, les jeunes en ont collecté plus de 1700. Après lavage et débitage en lamelles d’une centaine d’entre elles, ils ont ainsi découpé, avec l’aide de la plasticienne Chloé Mombelli, près de 1200 pastilles. Le résultat, un tableau coloré d’un mètre de large, sera exposé dans la salle d’attente du bureau du maire.
La troisième création aborde la thématique de la prévention des délits. « Nous souhaitions attirer l’attention, par les mots, la musique et les images, sur ce qui nous choque dans la vie. Nous terminons notre slam par ce dont nous rêvons. » Accompagnés par l’artiste Sidi N’aïm dans la partie écriture du slam et par le studio Ikko dans la réalisation d’une vidéo, les enfants ont composé un morceau au refrain teinté d’optimisme : « On ne va pas céder, on va même s’aider / On ne va pas céder, on va même s’entraider / S’entraider. » Là encore, le projet ne restera pas sans suites puisque le maire a prévu de diffuser l’enregistrement lors de la présentation de ses vœux 2026.
Entre les sessions plénières, les ateliers, les commémorations et les rencontres avec des policiers, des professionnels de la prévention ou encore des élus (municipaux mais aussi la conseillère départementale Caroline Carlier et le député Pierre Pribetich), les jeunes du CdE ont participé à une grosse quarantaine de temps communs. Le plus mémorable de l’avis général : le voyage à Paris, en octobre dernier, au cours duquel ils ont pu visiter l’arc de Triomphe et l’Assemblée nationale.
Bertrand Carlier
