Ludovic Rochette, président de la communauté de communes Norge-et-Tille et président de l’AMF 21, a ouvert le bal des vœux des com com ! Intégrant les obligations incombant à la période préélectorale à son discours, il a joué avec les mots tout en orientant son propos sur la solidité.
« Nous avons un sport national, celui de taper sur l’État en France, parfois avec raison », a introduit Ludovic Rochette, président de la communauté de communes Norge-et-Tille et président de l’AMF 21, à l’attention du secrétaire général de la préfecture, avant de compléter : « Mais nous avons un État, souvent premier financeur des projets locaux aux côtés du Département, avec des représentants avec qui nous travaillons sereinement. » Ludovic Rochette a ensuite rappelé toute la difficulté de présenter ces vœux 2026 en raison des échéances électorales. Un défi qu’il a toutefois presque relevé. « Un exercice délicat qui ne doit pas dresser le bilan ni évoquer les projets. »

Neuf ans après la création de la communauté de communes Norge-et-Tille, le président a souligné les solidités de sa collectivité en commençant par la solidité financière qui lui permet de fonctionner et d’investir. « Je rappelle que le taux de fiscalité des entreprises et sur les ordures ménagères sont plus bas en 2026 qu’en 2020. » Il a ensuite évoqué la maitrise des dépenses de fonctionnement qui laisse la liberté financière nécessaire pour mener des investissements. « En 2025, nous avons voté un million d’euros d’investissements pour 2026 avec le nouveau bâtiment voile et la liaison douce Brognon-Saint-Julien. »

Chacun à sa place
Ludovic Rochette a également insisté sur les relations qui contribuent au bon fonctionnement de la collectivité où « chacun reste à sa place. » Il a ainsi aussi bien fait référence aux élus et aux agents. Quand les premiers orientent et arbitrent, les seconds, qu’il a tenu à remercier, gèrent, alertent et proposent. « Quand une collectivité se fragilise, c’est souvent que l’un des deux pans n’est pas au niveau. » Dans le même esprit, il a évoqué les relations entre l’intercommunalité et les communes. Si la communauté de communes agit là où les villages ne peuvent le faire seuls, il ne s’agit pas d’effacer les communes. « Et je veillerai à ce que cela dure ! Oh pardon, un lapsus involontaire », s’est-il amusé à préciser. Pour appuyer cette relation, le président a mis en avant le fonds de péréquation intercommunal, FPIC, pris en charge à plus d’un million d’euros de charges pendant ce mandat, l’équivalent d’une année d’investissement selon Ludovic Rochette.
Autre solidité appuyée par le représentant du territoire Norge-et-Tille, les liens entre les élus locaux, une certaine complicité. « Sitôt que l’un d’entre nous est confronté à une difficulté, la solidarité est réactive. » 97 % des délibérations communautaires ont été prises à l’unanimité, a également rappelé le président de la collectivité, heureux de la confiance accordée par les élus.

À l’heure où certains mandats pourraient toucher à leur terme, Ludovic Rochette a souhaité mettre en lumière celle et ceux qui ont choisi de ne pas se représenter afin de les remercier pour leur engagement : Pierre Jobard, maire de Varois-et-Chaignot ; Joëlle Guérin, maire de Ruffey-lès-Echirey, et Michel Lenoir, maire de Saint-Julien, « le seul maire que je vouvoie. Vous allez beaucoup nous manquer. »
Nadège Hubert