Fournir une eau de qualité et en quantité, telle est la mission de la nouvelle usine de production d’eau potable inaugurée à Pontailler-sur-Saône par le SISOV, syndicat intercommunal d’adduction d’eau et d’assainissement du bassin versant de la Vingeanne, de la Saône et de l’Ognon.
3 693 000 euros ont été nécessaires pour doter le territoire du SISOV d’un nouvel équipement destiné à lui assurer une production d’eau potable. Soutenu par le Département à hauteur de 870 000 euros et par l’État par l’intermédiaire de 200 000 euros de DETR, l’investissement repose en grande partie sur le syndicat qui a souhaité sécuriser l’approvisionnement en eau. « C’est un équipement essentiel pour notre territoire et ses habitants. La ressource participe de la qualité de vie, de l’attractivité du territoire mais aussi de l’avenir. Cette usine affirme notre responsabilité collective », a souligné Jean-Paul Delfour, président du SISOV.

Le choix de la solidarité
Le nouvel équipement doit à la fois garantir une eau de qualité mais aussi sécuriser l’alimentation en eau sur le long terme et améliorer la résilience du territoire face au changement climatique. L’usine de production d’eau potable gère la ressource pour 20 communes, soit 3 800 abonnés, et produira 350 000 mètres cubes d’eau. « Nous attendions cet équipement pour servir nos habitants », a notamment précisé Marie-Claire Bonnet-Vallet, présidente de la communauté de communes Auxonne – Pontailler Val de Saône, qui s’est réjouie du travail en collaboration. « Sans les financeurs, le coût de l’investissement n’aurait pas été tenable pour nos concitoyens. Il faut faire de la démagogie : l’eau a un coût car elle nécessite des équipements de qualité. » Jean-Paul Delfour a également insisté sur l’indispensable collaboration entre les communes pour construire un équipement structurant.

Le choix de la coopération
Une position relayée par François Sauvadet, président du conseil départemental. « Nous devons faire jouer la solidarité départementale pour répondre à l’enjeu que représente l’eau. » Convaincu que l’échelon départemental constitue la bonne maille pour assurer une coopération et les interconnexions, il a rappelé le défi des épisodes de sécheresse autant que des inondations. « D’ici 2050, en Côte-d’Or, le débit des cours d’eau diminuera de 25 % tandis que la recharge des nappes phréatiques baissera de 20 %. En face, un million de mètres cubes d’eau supplémentaire sera nécessaire pour répondre à l’augmentation démographique et aux différents usages, qu’ils soient agricoles ou encore industriels. » Un enjeu qui a conduit le Département à décider d’investir 100 millions d’euros pour sécuriser l’approvisionnement en eau de 50 % des communes de Côte-d’Or.
Nadège Hubert