Par le biais d’un groupement fermé d’utilisateurs ou GFU, le conseil départemental permet au Centre hospitalier de la Chartreuse de profiter de la fibre en toute sécurité. Ce réseau spécifique a été inauguré ce 27 avril.
Les 13 sites dépendant du centre hospitalier La Chartreuse ont un accès internet fiable et sécurisé depuis qu’ils ont rejoint le groupement fermé d’utilisateurs, GFU, que le conseil départemental a mis à leur disposition. Quand en 2017, la collectivité décide de déployer les réseaux par fibre optique dédiés pour raccorder ses sites de la métropole dijonnaise et de Beaune et ses environs, le centre hospitalier de la Chartreuse y voit une opportunité. En 2019, l’établissement sollicite donc l’autorisation de s’inscrire dans la démarche et devient la première entité tierce utilisatrice. Le GFU, déjà en service, a été inauguré ce 27 avril.
À côté des 77 sites départementaux raccordés, dont 25 collèges et 13 services d’incendie et de secours, SDIS, 55 autres sites en bénéficient, soit un total de 132 sites connectés par 280 kilomètres de linéaire de réseau. « La fibre nous a coûté quelque 140 millions d’euros, financés pour moitié par l’État et un peu par la région. Nous avons fait le choix de compléter par un investissement de 5,5 millions d’euros pour répondre aux besoins d’autres structures », a expliqué François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d'Or.

Des économies à la clé
Pour La Chartreuse, le recours à un GFU présente différents avantages : répondre au besoin croissant de débit, sécuriser l’accès aux data centers départementaux, multiplier les usages numériques comme la télémédecine, le partage de documents, mais aussi réaliser des économies de fonctionnement. « Nous estimons à 700 000 euros les économies sur dix ans par rapport aux coûts des différents opérateurs », explique le responsable numérique du centre hospitalier, tandis que l’établissement verse une redevance de 222 000 euros pour une utilisation de 10 ans des liens optiques départementaux.
De son côté, le docteur Pierre Besse, président de la commission médicale d’établissement, a insisté sur la nécessité pour sa structure d’être présente sur l’ensemble du département. Arnay-le-Duc, Beaune, Genlis, Seurre, Chenôve, Dijon… « Nous sommes sur les territoires avec une activité sectorielle avec des praticiens qui dispensent des consultations médicales. 70 % de notre activité est extrahospitalière. » Le centre hospitalier espère que des sites encore exclus du GFU pourront en profiter dans les prochains mois, à commencer par celui de Seurre.
Nadège Hubert