Une cérémonie pour valoriser la citoyenneté

29 avril 2026

Nathalie Koenders, maire de Dijon, a tenu à recevoir les Dijonnais ayant fêté leurs 18 ans au cours de l’année écoulée. Plus qu’un symbole de liberté, elle a mis en avant la responsabilité citoyenne qui accompagne cette nouvelle étape de leur vie.

Habituellement accompagnée de la distribution des cartes d’électeurs, la cérémonie de remise des diplômes de la citoyenneté aux jeunes dijonnais s’est tenue à Dijon le 29 avril dernier, repoussée pour cause d’élections municipales. « Ces 18 bougies qui marquent symboliquement, aux yeux de la société, vos premiers pas dans la vie adulte… Cet âge où l’on commence à penser et à façonner son avenir, où l’on se questionne sur la personne que l’on est et celle que l’on souhaite devenir », a introduit Nathalie Koenders, maire de Dijon, en s’adressant aux jeunes et à leurs parents présents dans la salle des États du palais des ducs.

Premiers pas de citoyens

Si la majorité « s’accompagne de nouveaux droits, comme passer le permis de conduire pour ceux qui ne l’ont pas fait à 17 ans, ou goûter aux saveurs des crus bourguignons… avec modération », Nathalie Koenders a mis l’accent sur le devoir citoyen, indissociable du fait d’avoir 18 ans : voter, « de faire entendre votre voix, de choisir les femmes et les hommes qui vous représentent à l’échelle locale, nationale et européenne. » Malheureusement, l’abstention gagne du terrain, chez les jeunes en particulier, motivée, selon la maire de Dijon, par un sentiment de lassitude, de résignation ou de ne pas être écouté. « Je n’ignore pas que les jeunes sont nombreux à se détourner de la politique. C’est justement pour vous dire combien votre participation compte, combien elle peut avoir un impact. Et ce, à tous les scrutins » a insisté l’édile.

Nathalie Koenders, maire de Dijon, remet le diplôme de la citoyenneté ©Nadège Hubert

Elle a notamment listé les préoccupations et les espoirs portés par la jeune génération tels que la protection du climat, de la biodiversité, des ressources, mais aussi la préservation du pouvoir d’achat, l’accès universel au logement, la lutte contre les inégalités… Des défis que la mairie de Dijon entend également relever. Pour sensibiliser les jeunes adultes au rôle des élus, locaux en particulier, elle a mis en avant les dossiers sur lesquels la municipalité peut impacter : logement, emploi, cadre de vie, associations…

Susciter des vocations

« Être citoyen, ce n’est pas seulement une affaire de scrutin. Au-delà de ce pilier démocratique qu’est le vote, il existe bien d’autres manières de participer à la vie citoyenne, d’agir et de s’exprimer. » Nathalie Koenders a rappelé aux jeunes Dijonnais présents qu’ils peuvent s’impliquer dans les organes conçus pour eux comme le conseil participatif des jeunes, créé en 2024, ouvert aux jeunes de 12 à 18 ans, avant de viser plus haut peut-être. « L’exercice actif de la citoyenneté et l’implication dans la vie locale sont décisifs pour projeter notre collectivité vers l’avenir, nourrir notre cohésion sociale et servir l’intérêt général. Mais ils sont aussi essentiels pour chacun, en tant qu’individu : pour se construire, s’émanciper et s’épanouir. »

©Nadège Hubert

Prêts à se lancer

Dans la salle, Ryzlene, 18 ans, se réjouit d’avoir pu exercer son devoir citoyen. « J’ai voté aux dernières élections municipales. J’ai aussi acquis de nouvelles libertés comme sortir ou découvrir la vie universitaire. » À ses côtés, son père Boundiene tempère le propos, rappelant qu’elle doit encore demander quelques autorisations de sortie. Pour autant, il n’a pas peur pour sa fille. « J’ai confiance en la jeune femme qu’elle est devenue. Elle commence à réfléchir à son avenir. Nous avons travaillé pour elle, maintenant, elle le fait pour elle. »

Ryzlene et Boundiene ©Nadège HubertEglantine et Stéphane ©Nadège Hubert

Stéphane, le père d’Eglantine, considère que les 18 ans n’empêchent rien. « On s’inquiète toujours pour ses enfants. Même quand elle aura 40 ans, je m’inquiéterais encore. » Sa fille, en licence de médecine à Dijon, a déjà quitté le foyer familial pour ses études. « J’avais déjà des libertés. La seule différence en ayant 18 ans, c’est que je peux boire de l’alcool et voter » résume la première concernée.

Nadège Hubert

 

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