Après le premier coup de pelle donné il y a un an, le chantier du pôle périscolaire et extrascolaire de Gevrey-Chambertin avance à grands pas. Le futur site laisse déjà entrevoir son potentiel.
« C’est un chantier emblématique », a introduit Pascal Grappin, président de la communauté de communes Gevrey-Chambertin et Nuits-Saint-Georges, à l’occasion d’une visite du chantier du futur pôle périscolaire et extrascolaire de Gevrey-Chambertin. L’équipement pourrait à terme accueillir entre 50 et 60 enfants sur les temps extrascolaires, une fois les autorisations indispensables obtenues. « À l’heure du déjeuner, 90 enfants de maternelle et 160 enfants du niveau élémentaire profiteront des espaces. »
Le président de la collectivité a surtout mis l’accent sur la dimension vertueuse du bâtiment qui associe de la pierre massive de Bourgogne, venue de l’Yonne « pour répondre à des réalités budgétaires par rapport à la pierre de Comblanchien », et charpente bois et paille. « Le budget de quatre millions d’euros est pour l’instant maitrisé. La communauté de communes a obtenu 42 % d’aides pour mener ce chantier qui devrait durer 20 mois. » L’architecte Nicolas Scharff a complété : « Nous sommes à une étape charnière avant l’arrivée du second œuvre. »

Digne d’un bâtiment signature
Le pôle devrait être livré en fin d’année 2026. Pour l’heure, les différents espaces prennent forme. « Ici, nous aurons deux salles associatives qui fonctionneront en parallèle du centre », présente l’architecte. Le concepteur a également mis en lumière les matériaux, l’isolation qui garantit un confort d’été, la végétalisation ou encore le travail sur la lumière naturelle avec de grands bandeaux vitrés hauts. « Un système de ventilation s’ouvre la nuit afin de rafraichir l’intérieur. Nous aurons aussi des sondes pour mieux rafraîchir l’été et chauffer l’hiver. »

L’architecte a rappelé la liberté que la collectivité lui a laissée puisque son cabinet a pu dessiner le mobilier et le faire fabriquer en matériaux recyclés. En clin d’œil aux tuiles bourguignonnes, Nicolas Scharff a enfin apporté une touche plus originale à l’édifice avec des tuiles photovoltaïques qui produiront l’électricité nécessaire au fonctionnement du lieu.
Nadège Hubert