Siceco, poursuivre l'action engagée pour changer les choses

03 juillet 2026

Nouveau président du Siceco, Pascal Grappin est loin de découvrir cette entité dans laquelle il s’engage depuis plusieurs années. Dans la continuité de son prédécesseur, il met en avant l’ADN du syndicat d’énergie : solidarité, mutualisation et collégialité.

Après trois mandats de vice-président en charge des affaires générales et des finances, Pascal Grappin rempile au Siceco mais sous la casquette de président cette fois pour le mandat 2026-2032. « Au fil du temps, j’ai pu mesurer le travail effectué au service des communes, nos adhérents. » Fondé en 1947, le syndicat d’énergie assure, pour le compte de 675 communes et 18 EPCI, hors Dijon métropole, la gestion des réseaux électriques. « On supplée la commune, on l’accompagne à partir du moment où on mutualise. On s’appuie sur le principe de solidarité, notre raison d’être sans laquelle on ne ferait rien. »

Gestion de l’éclairage public, groupement d’achat pour l’électricité et le gaz afin de réaliser des économies mais aussi rénovation du patrimoine bâti confronté à la transition énergétique, réseau de chaleur, mobilité, énergie renouvelable… Le Siceco s’impose comme un tiers de confiance, un partenaire soucieux de l’intérêt de ses adhérents, dans tout ce qui touche aux énergies. Cet engagement se traduit par de nombreux services que l’infrastructure met à disposition des territoires, épaulant les démarches dès l’émergence d’une idée et jusqu’à leur matérialisation et finalisation. « Nous sommes à l’écoute des élus pour tous leurs projets de travaux, les études préalables, les financements… », rappelle Pascal Grappin. « Les maires sont des chefs d’orchestre, mais dans les petites communes, ils doivent aussi être capables de jouer de tous les instruments, faute d’orchestre. » Une métaphore visant à rappeler qu’en l’absence de services spécialisés, le Siceco apporte ses compétences pour jouer au mieux les partitions.

Pascal Grappin ©Nadège Hubert

Épauler les transitions

Face au changement climatique qui touche la Côte-d’Or, le Siceco, par l’intermédiaire de ses conseillers en énergie partagée, peut soutenir les élus désireux d’agir à leur échelle. « Le conseiller se rend sur place pour faire un diagnostic et des préconisations. Il établit une feuille de route avec les élus pour répondre à leurs besoins tout en s’inscrivant dans la réglementation et le cadre de la transition. Nous pouvons aussi les aider à mobiliser les financements. Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos adhérents », insiste Pascal Grappin. Quand les communes s’interrogent, le Siceco met tout en œuvre pour leur apporter la meilleure réponse en s’appuyant sur les orientations décidées de façon collégiale par ses responsables.

Le Siceco s’appuie sur les commissions locales de l’énergie, ses 12 CLE et leurs 721 représentants de communes qui peuvent exprimer deux fois par an leurs problématiques ou leurs projets. « Nos agents restent aussi présents toute l’année pour leur répondre ! », rappelle le président. En complément, chaque président de CLE suit son territoire et fait partie du bureau qui impulse les orientations et prend les décisions. « Nos choix sont éclairés par nos équipes techniques mais aussi par les choix des communes qui nous suivons. Nous devons continuer à apporter une réponse pragmatique à toutes les problématiques des communes en matière d’énergie. » Pour autant, Pascal Grappin ne joue pas l’autruche et met en relief la prise de décisions par rapport à un contexte national ou international impactant, « dont on est contraint de tenir compte, autant que des évolutions réglementaires. » S’adapter, réagir, s’opposer parfois mais encourager aussi, le Siceco reste à l’affut de tout ce qui l’entoure. « Il y a aussi une nécessité à changer nos habitudes, notre façon de faire et de penser nos territoires. C’est souvent le plus compliqué. » Végétaliser à outrance d’un côté, viser l’efficacité énergétique de l’autre… Tout est bon pour inscrire les communes dans leur époque.

Pleinement engagé dans ce nouveau mandat, conscient des enjeux d’une part et des restrictions budgétaires de l’autre, Pascal Grappin sait que ce mandat sera ponctué de défis, à commencer par la renégociation du contrat de concession passé avec Enedis en fin d’année 2028. « Si le plan d’électrification des usages est bon pour la souveraineté, notre réseau vieillissant de 1947 tiendra-t-il ? » interroge-t-il, convaincu qu’il demande à être adapté à l’avenir, dans l’intérêt des communes et de leurs habitants.

Nadège Hubert

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