Anne-Catherine Loisier et Alain Houpert, sénateurs de Côte-d’Or, ont annoncé leur candidature pour les prochaines sénatoriales qui se dérouleront le 27 septembre prochain. Entourés de plusieurs visages politiques locaux, ils ont mis l’accent sur une liste d’alliance qui veut représenter toutes les circonscriptions du département.
Décidée à redonner moyens aux forces vives du territoire, Anne-Catherine Loisier se porte candidate à sa propre succession à la fonction de sénatrice de Côte-d’Or. Comme en 2020, elle fait liste commune avec Alain Houpert mais occupe cette fois la tête de liste. « Nous avons choisi l’union » confirme son homologue sénateur et second de liste. En troisième position, Marie-Claire Bonnet-Vallet, maire de Pontailler-sur-Saône et vice-présidente du conseil départemental, a mis en avant l’enthousiasme de l’équipe dans cette course à l’élection. Suivent ensuite Ludovic Rochette, maire de Brognon, président de la communauté de communes de Norge et Tille et président de l’AMF, puis Anne-Gaëlle Catinot, toute jeune élue, première adjointe au maire de Beaune. « Nous avons besoin de parlementaires qui défendent les budgets des communes » souligne Ludovic Rochette, tandis qu’Anne-Gaëlle Catinot insiste sur la nécessité de défendre les collectivités, « de faire confiance aux élus et de simplifier les normes. »
Une vision commune
« Notre équipe se compose d’individualités avec leur expérience, des compétences complémentaires, des candidats qui comptent sur chaque territoire » estime Anne-Catherine Loisier, « elle incarne les attentes et la diversité de la Côte-d’Or. » La liste se prévaut d’ailleurs de représenter l’ensemble des circonscriptions du département.
Les candidats aux sénatoriales ne souhaitent pas opposer rural et urbain mais mettent l’accent sur les synergies, sous conditions : « Les territoires ruraux ne doivent pas seulement être pourvoyeurs des territoires urbains. Il faut de la réciprocité. Tout le monde ne peut pas aller travailler dans les métropoles, notamment les classes moyennes. Il faut des activités économiques de proximité. » Pour enrichir les propos d’Anne-Catherine Loisier, Marie-Claire Bonnet-Vallet a précisé : « Il faut des pôles secondaires. »

Des soutiens impliqués
Pour appuyer leurs candidatures, Anne-Catherine Loisier, Alain Houpert, Marie-Claire Bonnet-Vallet ainsi que Ludovic Rochette et Anne-Gaëlle Catinot ont pu compter sur Guillaume Ruet, maire de Chevigny-Saint-Sauveur, François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d'Or, et sur Hubert Brigand, député de Côte-d’Or. « Je soutiens une liste représentative de la Côte-d’Or, deux sénateurs sortants à l’écoute, sur le terrain, joignables et disponibles. C’est une équipe avec des figures emblématiques, attachées à un équilibre territorial. » François Sauvadet estime également que la France ne souffre pas d’un excès de collectivités mais d’un excès de centralisme.

Le contre-pouvoir du Sénat
En tant que député, Hubert Brigand a voulu rappeler que les sénateurs « rattrapent le vote de l’Assemblée ». Perçu par les candidats comme « un espace de stabilité qui donne un terreau fertile à la réflexion » aux dires de Marie-Claire Bonnet-Vallet. Tous s’accordent à dire que le Sénat contribue au rééquilibrage mais surtout à remettre « la mairie au milieu du village ».
Nadège Hubert

