Grandir dans unenvironnement sûr est un droit auquel la Région Bourgogne Franche-Comté entend contribuer dans le cadre des compétences qui sont les siennes. Jérôme Durain, président de la Région présentait, à Dijon, les grands axes d’une politique régionale ambitieuse en faveur des lycéens. Cela ne se résume plus à la sécurité physique mais concerne également la santé, les comportements à risque, le climat scolaire et le respect de chacun.
Jérôme Durain introduit sa conférence de rentrée en évoquant un été particulièrement rude pour notre région, marqué par plusieurs épisodes de canicule qui ont bouleversé le quotidien de ceux qui travaillaient comme de ceux qui souhaitaient profiter au mieux de leurs congés. « La transition écologique est probablement le plus grand chantier collectif du 21e siècle et il est important de connaître nos vulnérabilités. » Pour le président de Région, il n’est pas possible d’accepter que la facture économique, sociale et humaine soit transmise ainsi aux générations futures. « Quelle image donnons-nous à nos jeunes, si nous n’en restons qu’à des petites adaptations marginales sans prendre la juste mesure des besoins en termes de gestion des risques, d’adaptation et de résilience ? »
Jérôme Durain évoque la responsabilité collective qui est de proposer à notre jeunesse un avenir désirable et vivable. La Région est pleinement à l’œuvre pour permettre à ses jeunes de se projeter et de s’épanouir sur son territoire.
A la veille de la rentrée scolaire, Jérôme Durain évoque les grands projets régionaux en direction des jeunes.
La Région s’engage à accompagner les lycéens grâce à des mesures prenant tout leur sens dans le contexte actuel « la rénovation énergétique, l’éducation à l’environnement, la lutte contre le gaspillage alimentaire et pour les circuits courts paraissent aujourd’hui évidentes mais elles sont le résultat d’années de conviction et de mise en œuvre obstinée. »
Il s’agit de proposer aux 128 établissements publics gérés par la Région Bourgogne-Franche-Comté, un cadre de vie et d’études propice à leur épanouissement, avec la mise à disposition d’outils et d’aides financières pour qu’ils s’avancent vers l’âge adulte en toute sérénité. « Nous nous sommes engagés à contribuer à un environnement sûr, aussi bien dans les bâtiments des lycées qu’en matière de politique de prévention pour la santé. Alors que le pays s’inquiète des ravages des addictions, la démarche expérimentale que je lancerai prochainement avec la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) sera un temps fort de cette politique au plus près des jeunes et des équipes éducatives. »
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D’autre part, le président de Région confirme le soutien apporté aux lycéens modestes équivalent à 2.000 euros par an précisant que « Notre jeunesse, c'est quand même notre principal richesse… une génération qui n'est pas épargnée par les difficultés et par le stress ». Avec le sentiment que l’institution se doit de chérir sa jeunesse, la Région met le paquet sur le soutien apporté à la jeunesse et les politiques qui la concerne !
En Côte-d’Or comme ailleurs, la Région maintient la gratuité du transport scolaire pour les ayants droit, tandis que les moins de 26 ans bénéficient de 50% de réduction toute l’année sur le réseau TER. Les trajets Mobigo restent à 2€ et une aide au permis de conduire de 300 euros est destinée aux jeunes les plus modestes.
Poursuivre la sécurisation des lycées !
Le programme Sécurisation mis en œuvre par la Région comprend plusieurs types d’interventions avec la mise en sécurité des accès et des enceintes des établissements, l’installation ou la modernisation des dispositifs techniques et des réseaux associés- systèmes de vidéoprotection, des travaux d’aménagement plus légers contribuant à la sécurisation des locaux et des formations au risque intrusion à destination des agents d’accueil.
Depuis sa création, en 2017, ce programme a représenté un budget de 18 millions d’euros. En 2026, l’enveloppe a été augmenté de 2 millions €.
Prévention contre les addictions !
Convaincu que ce volet de prévention est indispensable, la lutte contre toutes les formes d’addiction (stupéfiants, alcool, tabac, jeux en ligne, écrans…) est le leitmotiv du président de région ! « Mais sans politique sérieuse de prévention, nous ne réussirons pas à enrayer la spirale de la dépendance et les violences qui en découlent. » Il en va de même pour prévention des violences sexistes et sexuelles. La prévention à l’école doit permettre de favoriser un climat scolaire serein, mais elle doit aussi contribuer à l’éducation des jeunes et à leur construction en tant que futurs adultes.
Dans les lycées, l’association FETE est financée par la Région pour animer les plans égalité. Les Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) sont également mobilisés. Jérôme Durain annonce la création d’une fédération Bourgogne-Franche-Comté Planning Familial pour une action pérennisée.
En Côte d’Or les lycées font peau neuve !
118 lycées — sont ainsi labellisés « Éco lycée » en Bourgogne-Franche-Comté.
En Côte d’Or les rénovations et aménagements des lycées s’inscrivent dans cette dynamique.
A Châtillon-sur-Seine, le lycée d’enseignement général et technologique agricole de la Bagotte a vu la reconstruction du restaurant scolaire – Coût de l’opération : 3 670 000 € TDC – l’aménagement de l’ancienne demi-pension en internat et externat et mise en sécurité des internats.
A Dijon, le lycée polyvalent Le Castel connait la rénovation des bâtiments n°12 Administration-Externat, 14 Externat – Coût de l’opération 11 845 000 € TDC et verra le remplacement de la verrière et toiture bâtiment 18 Hôtellerie – Coût de l’opération 2 670 000 € TDC – En cours d’études la construction de vestiaires pour le gymnase – Coût de l’opération à l’étude.
Le lycée technologique Gustave Eiffel devrait voir la restructuration du restaurant scolaire – Coût de l’opération 3 350 000 € TDC – En cours d’études. A Longchamp, le lycée Henry Moisand de Dijon pour la construction d’une halle polyvalente – Coût de l’opération 800 000 € TDC et à Semur -en-Auxois le lycée polyvalent Anna Judic avec la restructuration du restaurant pédagogique – Coût de l’opération à l’étude.
Jérôme Durain pose le cadre « L'été 2026 nous interroge ! J'ai été saisi d'effroi en voyant la sacralisation de la climatisation comme remède à tout, surtout chez les climatosceptiques.On fera ce qui est utile, là où c'est utile… Et on va bouger le curseur pour faire assez vite des choses avec des aménagements simples comme les films anti-chaleur, des stores extérieurs, des brise-soleils, la ventilation dans les classes. (exit les climatisations polluantes) Quand l’État annonce un plan massif de 190 millions d'euros, c'est 21.000 euros par établissement... le confort thermique dans un internat, c'est 10 ou 15 millions € !!»


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