Au service des populations aux côtés des élus

21 juillet 2021

La Mutualité Française Bourguignonne s’implique sur les trois départements qui composent historiquement son territoire : la Côte-d’Or, l’Yonne et la Nièvre. Que ce soit auprès des populations ou des élus locaux, la structure s’appuie sur ses valeurs pour répondre aux besoins du plus grand nombre comme le souligne Lucie Gras, présidente de la Mutualité Française Bourguignonne.

Quelles sont les valeurs de la Mutualité Française ?

« J’insisterai d’abord sur notre dimension collective. Nous sommes une entreprise de personnes et pas de capitaux avec une gestion désintéressée et non lucrative qui consiste à réintroduire les excédents dans l’activité. Et puis, nous nous appuyons sur notre utilité sociale pour rendre service à la population dans l’intérêt général. Ensuite la proximité, notamment avec des services en milieu rural comme urbain. »

Quel est le rôle de la Mutualité Française sur le territoire ?

« Nous proposons des services de soin et d’accompagnement à la population tout au long de la vie et en proximité. Notre action commence avec la parentalité et la petite enfance, se poursuit avec les personnes fragiles qu’elles soient en situation de handicap, notamment avec nos foyers, ou des personnes sous protection judiciaire par exemple. Nous intervenons jusqu’à l’accompagnement en fin de vie des personnes âgées et avant cela nous sommes aux côtés des seniors autonomes avec nos 11 « Vill’âge bleu ». Les ainés sont locataires du logement et profitent de la présence d’un membre de la Mutualité Française pour l’animation et pour veiller sur leur bien-être au quotidien. Nous disposons également de 18 EHPAD pour les personnes en perte d’autonomie. En parallèle, nous avons un service d’aide à domicile qui prodigue des soins infirmiers ou intervient pour la garde d’enfant, l’aide aux personnes âgées, le jardinage, le bricolage, le ménage, la téléassistance ou encore le portage de repas. Nous proposons aussi une offre de santé avec 8 centres de santé dentaire, un centre de santé polyvalent, 16 centres optiques et 14 centres d’audition, complétés par l’optique et l’audition à domicile. Enfin, nous disposons d’une clinique, Bénigne Joly, à Talant et d’une implantation à Valmy. »

La Mutualité Française innove au-delà de la santé, comment ?

« Nous disposons de deux épiceries sociales et solidaires à Montbard et Quetigny. Nous nous impliquons dans l’accompagnement par le travail avec nos ESAT et Promut, présent à Châtillon-sur-Seine, Chenôve et Dijon pour des missions qui recouvrent aussi bien les espaces verts que la blanchisserie, le conditionnement, ou encore la menuiserie… Au total, nos ESAT et Promut emploient près de 800 (422 en ESAT + 370 à Promut) travailleurs en situation de handicap. Avec « L’art pour le dire », nous nous engageons avec les loisirs et la culture. L’art est alors un déterminant de santé pour les personnes en situation de handicap. »

D’autres perspectives innovantes ?

« On s’inscrit dans le paysage de la recherche et de l’innovation en engageant des travaux avec les chercheurs de l’Université autour de l’intelligence artificielle et du maintien de l’autonomie à domicile et en établissement. Nous apportons le point de vue de l’usager aux chercheurs et nous facilitons la mise en relation entre la recherche et le bénéficiaire final. »

Comment la Mutualité Française travaille avec les collectivités ?

« Nous œuvrons tant pour l’utilité sociale que l’utilité économique avec des services rendus à la population tout en contribuant au développement local via l’emploi. A Châtillon-sur-Seine par exemple, nous comptons environ 300 salariés. Dans nos activités, nos premiers interlocuteurs restent les départements qui portent les compétences du handicap, des personnes âgées et de l’insertion. Ils sont financeurs à travers des conventions pluriannuelles d’objectifs et de moyens autour de missions définies en partenariat. Ensuite, nous collaborons avec les communautés de communes et les communes pour nos services de soin et de santé implantés au plus proche de la population. Nous sommes également un partenaire privilégié des communes comme Quetigny qui nous laisse disposer d’un terrain de 4 hectares pour installer un verger bio entretenu par des personnes en situation de handicap dont les produits seront utilisés dans nos cuisines et vendus au grand public. Nous pouvons aussi intervenir en délégation de service public comme c’est le cas à Talant où nous gérons le multi-accueil de la Pouponnière. Enfin, nous sommes prestataires de services pour les collectivités avec Promut par exemple pour l’entretien des espaces verts comme à Nolay. La commune s’implique par ailleurs en exposant les œuvres de « L’art pour le dire. » »

Y a-t-il une évolution des relations avec les collectivités ?

« Depuis dix ans, les collectivités passent de plus en plus par des appels à concurrence plutôt que de solliciter les acteurs locaux qui vont connaître le territoire et ainsi être force de proposition plutôt que se limiter au rôle de prestataire. Le risque se trouve à plusieurs niveaux : le maintien de l’emploi et la pérennité des personnels d’une part et l’équilibre du marché remis en cause par des prix cassés au détriment de la qualité de l’accompagnement de l’autre. La collectivité peut faire des économies mais aussi des administrés insatisfaits. La concurrence est saine si les conditions dans lesquelles elle s’exerce le sont aussi. Nous nous réjouissons alors que les collectivités nous retrouvent sur des valeurs communes comme l’engagement et l’implication pour le territoire, les emplois locaux ainsi qu’une action et des décisions de proximité. »

 

 

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi...

Une université entre effondrement et émergence
Pendant son université d’été, le MEDEF a mis...
#développementlocal : Grande enquête consommation
La CC Gevrey Chambertin et de Nuits St Georges, en partenariat avec la CCI 21,...
Tribune : Agriculture en danger ?
L’agriculture française conventionnelle apparait comme l’une...
La Fondation AGIR en Champagne-Bourgogne oeuvre en faveur des jeunes en soutenant l'association AGORAE Dijon et la fondation BSB
La Fondation AGIR en Champagne-Bourgogne fait des jeunes une priorité,...
Géotec, interroger le sol pour construire l'avenir
Bureau d'études en ingénierie géotechnique et...
Bien se loger pour vieillir avec sérénité
Dans la large palette de réponses qu’Orvitis peut apporter aux...
Etude : Les Bourguignons et Francs-Comtois soulignent leur confiance dans leurs banques
Le comité Bourgogne-Franche-Comté de la Fédération...
Pour des communes moins énergivores
Distributeur public d’électricité exploitant le...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à améliorer votre expérience utilisateur.