Ressource de l'eau : Anticiper et programmer pour renforcer la résilience des territoires

28 mars 2022

L'édition 2022 de la Journée mondiale de l'eau attire l'attention sur l'importance des eaux invisibles, menacées par la pollution et le changement climatique, ainsi que sur la nécessité de gérer durablement cette précieuse ressource. A cette occasion, le syndicat des Canalisateurs Bourgogne Franche-Comté a organisé une conférence sur les conséquences du changement climatique sur la ressource en eau avec comme corollaire le rôle des élus pour la préserver et la rendre disponible à tous.

Pour lancer la journée, Stéphane Flenet, Délégué régional Bourgogne Franche-Comté du syndicat des Canalisateurs, a souligné l’importance de cette première conférence thématique pour la délégation régionale. Un Objectif ! Que l'ensemble des acteurs et des parties prenantes, conscients que l'eau est l'enjeu de demain, puissent participer et échanger tout au long de cet évènement. "L'eau c'est la vie, c'est ce qui fait la différence entre la terre et la lune, c'est ce qui permet à l'humain d'exister, pas d'eau pas de vie", insiste-t-il !

C’est au niveau mondial nous devons nous organiser pour éviter « une guerre de l'eau ». Localement, il nous faudra prendre conscience de l'importance des actions à mettre en place pour que chacun puisse accéder à cette ressource. En France, les dernières sècheresses, ont mis en évidence un réel manque d’eau dans certaines communes. Des sécheresses répétitives qui ont frappé le monde de l'agriculture, et particulièrement les éleveurs peinant pour approvisionner le bétail en eau.  Il est donc grand temps de se préoccuper cette ressource fragile et de la gérer en bonne intelligence. Dans ce sens, "qui est mieux placé que les élus pour gérer la ressource ?" se demande Stéphane Flenet.

"Les professionnels des travaux publics ont la prétention d'avoir la compétence en la matière, mais ils ne peuvent rien faire sans la volonté politique. Ils savent poser des canalisations. Ils peuvent faire de la renaturation, de la collecte, du stockage. Ils savent aussi apporter une expertise à des problématiques grâce à la compétence des techniciens. Mais sans volonté politique, pas de travaux, pas de travaux pas de gestion de la ressource" conclut le délégué régional.

 

Deux tables rondes étaient organisées

La première a permis d’aborder la problématique de la gestion des eaux pluviales dans un contexte de changement climatique

 

LES INTERVENANTS

Marc LABULLE, conseiller communautaire en charge de GEMAPI, Cyril THEVENET, directeur EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue, Jean-Pierre METTETAL, hydrogéologue et Stéphane FLENET, Professionnel 

Le premier constat met en évidence le gros travail qui consiste à analyser et aménager les territoires ! Pour cela, il est nécessaire que les collectivités aient une parfaite connaissance de l’hydrographie de leur territoire pour anticiper les déséquilibres climatiques. Des déséquilibres importants qui entrainent de plus en plus souvent des problèmes de sècheresse et d'inondation.

Cette première table ronde aura permis de se rendre compte que, généralement, la quantité et la qualité de l'eau ne changent pas. C’est bien la répartition de l'eau qui est modifiée par les changements climatiques. Ce qui amène une conclusion évidente énoncée par Stéphane Flenet « en anticipant sur les besoins, cela coûte moins cher que de réparer » !

 La deuxième abordait le sujet des ressources et infrastructures

LES INTERVENANTS

Jean-Pierre METTETAL, hydrogéologue, Daniel GRANJON, Vice-Président de Pays de Montbéliard Agglomération, Frédéric VERRIER, Directeur du syndicat SESAM, Patrick GENRE, Maire de Pontarlier et Président du Grand Pontarlier, Président Association des Maires du Doubs, et Mickaël ROUX, Professionnel 

On constate qu’il est nécessaire de sécuriser la quantité et la qualité de l’eau. Ceci implique le besoin d'une infrastructure performante pour gérer le débit d’eau nécessaire aux besoins du territoire et en assurer la bonne qualité. S’il n’y a pas de solution immédiate pour trouver et accéder immédiatement de l’eau, l’anticipation des besoins permet une bonne la gestion de la ressource en précisant la nécessité ou non des forages.

L’ensemble de ces travaux nécessitent d’importants moyens financiers ! Les collectivités en auront-elles les moyens ? Vraisemblablement pas. Il est donc urgent de recourir aux financements qui existent, si toutefois on se donne la peine d'aller les chercher !

EN CONCLUSION

La gestion de l'eau nécessite une réelle volonté politique, qui n'est pas simplement celle des élus, mais bien la volonté commune de l'ensemble des acteurs et des habitants. Ce doit être une envie collective d'agir pour prendre en compte les problématiques de changement climatique et de préservation des ressources naturelles. Cependant, se pose le problème du financement des travaux qui peut entrainer une « augmentation de la facture » pour les habitants.

Stéphane Flenet fait valoir qu'aujourd'hui, en France, « pour chaque citoyen, la facture d'eau correspond à moins 1/3 de la facture de téléphonie, de la télévision et d'internet réunis.  Ce n'est donc pas un vrai problème, mais une question de priorité. Quand il n'y aura plus d'eau, il n'y aura plus d'Internet non plus ».

Stéphane Flenet dresse un constat… En France on est capable de ne pas consommer 200 millions € par an de subventions européennes !

La Région détient la compétence « d'aller chercher ces financements européens ».  Il invite donc les élus à monter les dossiers de demande de subvention à la Région dont un des leitmotiv est la préservation de l’environnement.

Enfin, Stéphane Flenet formule le vœu que chacun dans l'assemblée puisse partager ses compétences et expériences au profit d’autres collectivités. Revenant sur les témoignages des représentants des collectivités avec lesquels, « à l'échelle de la Région pratiquement tous les sujets ont été abordés On a parlé d'infiltration, de stockage de surface, des nappes souterraines ou encore de transit. Et si les sujets de l'interconnexion et du transport de l'eau n'ont pas été abordés, c'était bien parce que ce n'était pas à l'ordre du jour ». Il propose donc que le syndicat des Canalisateurs Bourgogne Franche-Comté se pose en centralisateur et relais des informations des élus.

Rendez-vous est donné pour l'année prochaine

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