Faciliter le recrutement dans le BTP

23 juin 2022

Le GEIQ BTP Bourgogne tente de faciliter et sécuriser les recrutements dans son secteur d’activité. En allant chercher les candidats, en leur apportant une formation et en réduisant les démarches des entreprises, le GEIQ BTP Bourgogne se positionne comme un outil à la disposition des entreprises comme l’explique Bernard Laborey, son président.

 

A quoi sert le GEIQ BTP Bourgogne ?

« Le Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification répond aux besoins de main d’œuvre des entreprises. Ces dernières font appel à nous quand elles ont un besoin en recrutement. Nous nous chargeons d’abord de trouver les candidats grâce à nos nombreux partenaires comme Pôle Emploi, la Mission Locale, les organismes de formation tels que l’AFPA, le GRETA, les CFA mais aussi d’autres qui accompagnent les publics en insertion comme la Croix Rouge et demain sans doute les bailleurs sociaux qui abritent une population en recherche d’emploi. »

Quelles sont les étapes du recrutement ?

« Quand nous avons identifié des candidats, nous leur faisons passer des entretiens. Nous présentons le candidat à l’entreprise qui peut l’accueillir pendant une semaine pour faire un essai sans que cela ne lui coûte rien. Quand nous présentons le candidat, c’est qu’il y a déjà eu une validation du parcours. Nous définissons ensuite avec l’entreprise la formation nécessaire au poste et nous trouvons le centre de formation adéquate (ARIQ BTP, Bâtiment CFA et d’autres organismes de formation du secteur). Toutes ces démarches ne coutent rien à l’entreprise. Ensuite, le candidat signe un contrat de travail avec le GEIQ, de neuf mois en moyenne, et nous le mettons à disposition de l’entreprise pendant qu’il poursuit sa formation en alternance. Le postulant touche un salaire pendant cette période mais l’entreprise ne lui verse elle que les heures de travail, pas celle de la formation qui sont prises en charge par ailleurs. A l’issue de la formation, le but est que l’entreprise accueille le candidat, formé, en CDD ou en CDI et nous enregistrons 80% de sorties positives. »

Le travail du GEIQ va-t-il au-delà ?

« Oui, on ne s’arrête pas à la signature du contrat. Les salariés sont suivis au quotidien que ce soit via l’entreprise, l’organisme de formation ou directement avec nos responsables des ressources humaines qui consacrent 50% de leur travail à ce suivi. »

Est-ce LA réponse au problème du recrutement dans le bâtiment ?

« C’est une réponse avec de bons résultats notamment grâce à ce suivi. En 2021, nous avons signé 130 contrats et visons les 200 en 2022. Le besoin dans le bâtiment est estimé à 3 000 ou 4 000 personnes car entre 2008 et 2015, nous avons perdu près de 10 000 emplois. Côté salaire, le bâtiment reste l’un des rares secteurs à avoir un véritable ascenseur social où l’on débute au smic mais où très vite on évolue dans sa carrière avec des salaires intéressants pour prendre des responsabilités ou même entreprendre. »

Quel est le profil des candidats ?

« Tout ce que nous recherchons, ce sont des publics avec un savoir-être c’est-à-dire arriver à l’heure et avoir l’envie d’apprendre et de travailler. Le reste, on s’en occupe ! »

Quel rôle les collectivités peuvent-elles jouer dans ce processus ?

« En plus de maintenir leurs investissements pour entretenir l’activité, elles peuvent identifier des habitants en recherche d’emploi ou des entreprises qui auraient besoin de main d’œuvre et que nous pourrions aider sans que ça ne lui coûte d’argent. Nous comptons près de 220 entreprises partenaires actuellement. »

Propos recueillis par Nadège Hubert

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