« Je partirai quand tout sera carré »

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Pennequin

 

 

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PENNEQUIN
601 Rue de la Pièce Léger
21160 Marsannay-la-Côte
Tèl. 03.80.54.98.98

20 mars 2024

Même si les années passent, Francis Pennequin reste fidèle au poste à la tête de l’entreprise éponyme. Toutefois, il se réjouit que ses fils notamment s’impliquent pour reprendre le flambeau avec le même souci du service apporté aux clients, notamment aux collectivités, dans un contexte tendu.

125 ans fin 2024 ! L’entreprise Pennequin traverse le temps en se reposant sur ses compétences dans les travaux publics et en enrichissant son offre. « Notre carrière fêtera ses cinq ans mais il aura fallu 14 ans de procédure administrative pour pouvoir travailler » ne peut s’empêcher de souligner Francis Pennequin qui regrette les strates de paperasses auxquelles il doit se confronter et se conformer. Impliqué plus que jamais dans l’entreprise, le dirigeant se réjouit toutefois que la cinquième génération prenne peu à peu sa place. « Nous avons une responsabilité élargie chez Pennequin avec notre fils cadet Pierre-Alexandre qui a la responsabilité de la démolition, nos fidèles collaborateurs Pascal Thomas en tant que directeur général adjoint gère l’administration et Guillaume Toupenet est responsable de l’activité TP, puis enfin notre fils ainé Jean-Baptiste Pennequin est à la tête de l’activité béton. » Mais Francis Pennequin n’est pas encore sur le départ. « Je partirai quand tout sera carré » souligne-t-il. Attaché à bien faire les choses, Francis Pennequin sait qu’il peut compter sur ses équipes dès maintenant pour appliquer et transmettre son goût du service bien fait.

Une problématique du logement

Malgré la qualité du travail accompli et même si l’activité se maintient, le dirigeant de l’entreprise ne peut qu’observer un contexte de tension économique qui touche aussi bien l’aménagement urbain et le BTP. « Avec le Covid, tout a été décalé. Par ailleurs nous avons eu 40 % de nouveaux maires et d’autres qui abandonnent à cause de la charge administrative. » La volonté de reconstruire la ville sur elle-même freine les chantiers de logements notamment et impacte le secteur. « La production d’agglo baisse de 25 % car on enregistre une diminution de 30 % des permis de construire. Si le principe de la zéro artificialisation nette convient pour les villes et que c’est une bonne chose de rénover et redonner vie aux friches, il s’avère plus compliqué pour les communes rurales. Ce n’est pas en cohérence avec tous les territoires. » Avant de construire, il faut toutefois démolir. « Il y a un manque de projet en raison d’un marché du logement qui change. Notre profession se retrouve dans une position d’attente.  Cette baisse des constructions a un impact sur le béton, la démolition mais aussi le terrassement. »

Ne pas oublier la voirie

Outre la production de béton, d’autres secteurs connaissent en effet une baisse d’activité. « Les communes font leur boulot, comme l’entretien des voiries mais elles le font moins bien car elles y consacrent moins de moyens. »

Francis Pennequin évoque parfois les missions que s’approprient les collectivités au détriment du secteur privé. « Certaines communes acquièrent des balayeuses mais est-ce à elles de le faire ? Elles doivent gérer leur patrimoine en le confiant aux entreprises à travers des appels d’offre et des marchés. » La voirie fait partie des missions que remplissent notamment les acteurs des travaux publics. « La durée de vie pour un revêtement est d’environ 12 ans mais la tendance est de tirer à 20 ans. On laisse une dette grise, le patrimoine coutera plus cher au suivant si on ne l’entretien pas. » Francis Pennequin évoque également ce qui ne se voit pas comme les canalisations mais qui demandent à être entretenues. Le dirigeant met par ailleurs l’accent sur les points positifs que vit sa profession. « Il y a des projets comme ceux de la SNCF, un maitre d’ouvrage qui se modernise et apporte du dynamisme. Les industriels nous font également confiance pour relocaliser leurs activités. »

Nadège Hubert

 

 

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