23 septembre 2025
Six chargées de conseil et de développement en action sociale interviennent pour la Caisse d’allocations familiales, la fameuse CAF, partout sur le territoire de la Côte-d’Or. Pour les élus locaux et les acteurs concernés par la petite enfance et la famille, ils sont devenus les ambassadeurs et les visages de cet organisme qui joue un rôle essentiel dans les communes.
Il y a Gaëlle, Anne, Caroline, Manuella mais aussi Laurie et Inès. Ensemble, elles forment l’équipe des six chargées de conseil et de développement en action sociale de la CAF. Leur mission consiste à accompagner les territoires dans le développement de politiques familiales. « Nous commençons par étudier avec eux les besoins de la population du territoire pour mettre en place les services adaptés afin de prendre en charge les enfants notamment. Nous travaillons aussi sur la dynamique de lien social ou sur les questions de parentalité », résume Gaëlle Genevoy, chargée de conseil et de développement en action sociale, en poste depuis 2020.
La CAF a posé ces objectifs sur le papier en contractualisant avec la majorité des communautés de communes de Côte-d’Or à travers des conventions territoriales globales d’une durée de cinq ans. « Nous avons un plan d’actions mais nous avons régulièrement des questions techniques et de nouveaux projets ponctuels qui viennent se greffer. » Ensemble, le représentant de la CAF, les élus et les services, analysent les données sociodémographiques et regardent le nombre d’allocataires en lien avec la MSA pour le monde agricole. « On voit aussi l’analyse que font les acteurs du territoire car ils connaissent leur public. » La CAF crée des dynamiques afin que la commune ne soit pas la seule à agir, à la façon d’une caisse à outils. « On sort le bon outil en fonction du besoin et du projet. Cela peut être des financements mais pas seulement. À chaque territoire, sa situation, donc sa solution et son financement. » Une mallette parfois encore méconnue des élus et des partenaires.

Un large champ des possibles
Quand on pense à la CAF, la première idée qui vient à l’esprit concerne les jeunes enfants. Logique puisque le premier champ d’action de la CAF s’adresse à la petite enfance. « Nous soutenons les crèches, mais aussi les relais petite enfance présents sur l’ensemble du territoire de la Côte-d’Or et qui accueillent les parents à la recherche d’un mode de garde et les assistantes maternelles en finançant un poste. » Mais la CAF intervient auprès des familles à d’autres niveaux. Les chargés de conseil et de développement en action sociale peuvent aussi guider les acteurs sur les projets de centres de loisirs et d’accueil jeunes.
« Nous participons aussi à l’animation de la vie sociale en soutenant des projets qui participent du vivre ensemble et à faire vivre le territoire en impliquant les habitants. » À titre d’exemple, à Mont-Saint-Jean, plusieurs habitants ont imaginé l’association La Coudée, un bar associatif mais pas que ! La Côte-d’Or compte sept espaces de vie sociale soutenus par la CAF. À côté, l’organisme prête main-forte aux centres sociaux comme ceux d’Arnay-le-Duc ou de Saulieu.
L’engagement de la CAF dans les territoires ne s’arrête pas à ces domaines. Gaëlle Genevoy, comme ses homologues, apporte aussi ses lumières dans le cadre des actions destinées à soutenir l’accueil des enfants en situation de handicap, pour qu’ils profitent des mêmes chances que les autres jeunes. La représentante de la CAF rappelle qu’elle peut épauler les structures qui travaillent sur la parentalité avec des sujets plus transversaux. « Nous collaborons avec les élus, les services concernés de la collectivité mais aussi les directeurs généraux qui tiennent les rênes du service ainsi que les associations impliquées. » Outre le Conseil Départemental à travers ses différents services, la CAF échange avec l’État par le biais du service départemental à la jeunesse, à l’engagement et au sport mais aussi avec l’Éducation nationale.
Un rôle valorisant
Mais les chargés de conseil et de développement en action sociale de la CAF voient l’humain au-delà des missions qui les conduisent sur chaque territoire. « Ce qui me plait, c’est la relation humaine avec des profils très différents, du responsable politique local au président de la petite association. On se confronte à des points de vue et des approches très différents et l’objectif consiste à trouver le juste milieu », souligne Gaëlle Genevoy. Et puis, pour ces conseillers, chaque jour diffère de la veille. « Les territoires sont très différents », sourit la trentenaire qui a la charge de Dijon et de certaines communes de la métropole mais aussi des communautés de communes de Saulieu et de celle du Pays d’Arnais-Liernais et enfin de la communauté d’agglomération de Beaune. Chaque responsable dispose d’un portefeuille alliant rural et urbain afin d’apporter son expertise. « Nous sommes tous référents d’une thématique et assurons une veille réglementaire pour apporter l’ingénierie nécessaire. » Gaëlle Genevoy s’est, pour sa part, spécialisée dans l’animation de la vie sociale.
Nadège Hubert