16 septembre 2026
Faire circuler le plus de trains possibles dans les meilleures conditions possibles et en toute sécurité, telle est la mission première de SNCF Réseau. En ce sens, l’opérateur multiplie les chantiers et les recrutements partout en région, impactant ainsi l’économie locale et participant à sa façon à l’attractivité des territoires en privilégiant l’écoute, le partenariat et en facilitant les projets.
Plus de 200 000 trains ont circulé en Bourgogne-Franche-Comté en 2025 avec un taux de régularité de 92,8 %, parmi les meilleurs de France. « 2026 suit la même tendance positive avec d’un côté des voyageurs qui se déplacent pour des raisons personnelles ou professionnelles, et de l’autre des entreprises, industriels et coopératives qui s’appuient sur nos trains pour leur chaîne logistique » rappelle Maxime Chatard, directeur régional SNCF Réseau Bourgogne-Franche-Comté qui ajoute : « Nous devons faire plus de train et mieux de train ».
D’ailleurs, la région compte 73 sites ferroviaires destinés à 55 industriels ou coopératives partout sur le territoire. En Côte-d’Or, Dijon Céréales utilise par exemple Les Laumes ou Is-sur-Tille pour acheminer les produits agricoles tandis que les industriels du pétrole comptent sur les voies ferrées de Longvic pour leur transport. « On peut aussi citer le Technoport de Pagny qui facilite l’intermodalité ou le site utilisé par l’entreprise Soufflet à Brazey-en-Plaine » complète Maxime Chatard. Un appui logistique indispensable pour que les acteurs économiques puissent sereinement exercer leur activité tout en réduisant leur empreinte carbone.

Mais les voyageurs ne sont pas en reste avec 200 gares en région dont 34 en Côte-d’Or. Autant de points de passage pour le réseau structurant de plus de 2 500 kilomètres de voies mais aussi pour les lignes de desserte fine du territoire. Absente en Côte-d’Or, ces 478 kilomètres jouent aussi leur rôle, tant pour les voyageurs que pour le fret, du côté de Besançon avec la ligne des horlogers ou l'étoile de Paray-le-Monial en Saône-et-Loire.
Un milliard de retombées
Pour renouveler et moderniser ce réseau afin d’endiguer le vieillissement, SNCF Réseau augmente ses investissements. D’un milliard d’euros par le passé, c’est désormais trois milliards d’euros que l’entreprise débloque au niveau national pour 2026 avant de prévoir une enveloppe de 4,5 milliards en 2028. « Le projet de contrat de performance 2024-2033 soumis à concertation confirme la prise en compte du besoin d’investissements pour le réseau structurant. S’agissant des lignes de desserte fine du territoire (LDFT), le Contrat de plan État-Région fixe également l’ambition de régénérer, moderniser et développer ces lignes ferroviaires. » Au total, SNCF Réseau engagera un milliard d’euros sur la période 2026-2028 dans notre région. Cette enveloppe destinée aux travaux aura des répercussions positives sur les entreprises du territoire. « Sur les 800 fournisseurs référencés, 412 sont des TPE et PME régionales, un chiffre en augmentation » se réjouit Maxime Chatard. Travaux publics, entreprises paysagères mais aussi traiteurs, hôtels et restaurants profitent de cette manne financière aux quatre coins de la région, au gré des chantiers initiés par SNCF Réseau. En parallèle, le gestionnaire d’infrastructures ferroviaires augmente ses effectifs, contribuant à l’emploi local. 100 nouveaux collaborateurs rejoindront les rangs de SNCF Réseau en 2026 après que 80 recrutements aient été conduits en 2025.

Écouter les élus et les acteurs locaux
Autres partenaires privilégiés, les élus locaux bénéficient d’une oreille attentive de la part de SNCF Réseau. « Nous travaillons dans une logique de partenariat avec les collectivités. La région bien sûr, les départements mais aussi les communautés de communes et les communes. » Maxime Chatard évoque par exemple les demandes que les élus sont amenés à faire, que ce soit pour une opération de sensibilisation à la sécurité autour d’un passage à niveau, pour une passerelle qui demande une intervention, le développement de l’intermodalité, des collaborateurs SNCF Réseau accueillis dans un bâtiment municipal, un ancien site pollué, un foncier à prendre en compte… « Nous échangeons aussi avec eux pour rappeler l’intérêt des travaux que nous menons. » Le gestionnaire ouvre d’ailleurs ses chantiers aux élus locaux pour leur présenter leur complexité.
Maxime Chatard évoque également le point d’honneur que SNCF Réseau met à se montrer à l’écoute des agriculteurs. « Nous les accompagnons dans la sécurisation de leurs emprises pour éviter des incidents ou des accidents impactants pour toutes les parties prenantes. » Un bovin sur les voies risque d’être percuté, entrainant un danger potentiel pour le train, ses voyageurs, son fret mais aussi une perte financière pour le propriétaire de l’animal autant que pour le gestionnaire ferroviaire. « Nous travaillons avec cinq chambres d’agriculture, dont celle de Côte-d’Or » précise le directeur régional.
Voir au-delà des voies
L’écoute que SNCF Réseau met en œuvre auprès des élus locaux dépasse la simple notion de sécurité ou de réponse à des problèmes éventuels. « Nous sommes également en relation avec les collectivités pour les accompagner dans leur ambition de développer des projets autour des infrastructures de lignes non circulées. Nous nous positionnons comme un facilitateur. » Concrètement, quand une voie ferrée n’accueille plus de train, SNCF Réseau guide les porteurs de projets désireux de lui donner une nouvelle vie. Un bon exemple reste celui du vélorail de la Vingeanne, une façon différente de s’approprier ce patrimoine, mais des voies vertes peuvent aussi remplacer les infrastructures initiales. Sur les 700 kilomètres de lignes non circulées de la région, la moitié sont concernées par un projet porté par une collectivité.
Nadège Hubert
